Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

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Message par Citizenkan le Lun 7 Mar - 11:20

MOHAMMED (صلى الله عليه وسلم)

EST-IL LE PROPHÈTE DES ARABES ?


http://www.mizab.org/#!mohammed-est-il-le-prophte-des-arabes-/curj
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Message par Citizenkan le Mar 8 Mar - 11:26

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Message par Petero le Mar 8 Mar - 18:24

@citizenkan a écrit:NON, MOHAMMED N’EST PAS UN IMPOSTEUR !

http://www.mizab.org/#!non-mohammed-nest-pas-un-imposteur--/cc7a

Reprenons quelques une des ligne de ce prêche vers lequel nous conduit le lien :

Jésus lui-même met en garde contre les faux prophètes qui proviennent de l’Antéchrist et qui viendront après lui : « Mes bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu ; car beaucoup de prophètes de mensonges se sont répandus dans le monde… » (Première Épître de Jean ; 4.1) Mais, il nous apprend plus loin que certains signes permettent de distinguer entre un vrai et un faux prophète, à travers une belle parabole : « Gardez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous vêtus en brebis, mais qui au-dedans sont des loups rapaces. C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Cueille-t-on des raisins sur un buisson d’épines, ou des figues sur des charbons ? Ainsi tout arbre produit de bons fruits, mais l’arbre malade produit de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut pas porter de mauvais fruits, ni un arbre malade porter de bons fruits. Tout arbre qui ne produit pas un bon fruit, on le coupe et on le jette au feu. Ainsi donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. (Mathieu ; 7.15-20)

Ce texte est rempli de contre vérité !!!

Déjà la personne qui a fait ce prêche ne connais pas bien le Nouveau Testament. Ce n'est pas Jésus qui dans le premier épitre de Jean, met en garde contre les faux prophètes. C'est l'auteur de l'Evangile selon St Jean qui met en garde contre les faux prophètes.

Jean non seulement nous avertis, comme Jésus l'avait fait, qu'après la venue de Jésus, des faux prophètes viendront et sont déjà là, mais en plus il nous donne des critères pour reconnaître les faux prophètes venant après Jésus :

"22 Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ? Celui-là est l'antéchrist, qui nie le Père et le Fils. 23 Quiconque nie le Fils, n'a pas non plus le Père; celui qui confesse le Fils, a aussi le Père. (1Jean (CP) 2)

2 Vous reconnaitrez à ceci l'esprit de Dieu: tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu; 3 et tout esprit qui ne confesse pas ce Jésus n'est pas de Dieu: c'est celui de l'antéchrist; dont on vous a annoncé la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde. (1Jean (CP) 4)

15 Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu. (1Jean (CP) 4)


S'il est bien une religion qui "nie" que Jésus est le Fils de Dieu, qui nie que Dieu a un Fils, qui nie que Jésus est de Dieu, est l'un de Dieu, n'est qu'Un avec Dieu, c'est bien l'Islam.

Maintenant, est-ce Mohamed qui est un imposteur en niant que Jésus soit le Fils, que Dieu est un Fils, Jésus, où bien est celui qui fait dire cela à Mohamed dans le Coran, Dieu le sait.

De fait, si on s'appuie sur les paroles que vous avez cité et que vous avez tiré de la premier épitre de Jean, et sur ce que précise Jean et que vous avez ignoré, alors on peut affirmer que "le Coran ne dit pas la vérité ; ou la personne qui a fait ce prêche ne dit pas la vérité, elle cache la vérité aux musulmans à qui s'adresse ce prêche.

Et nous allons voir que la suite des explications données, sont aussi de contre vérités.
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Message par Petero le Mar 8 Mar - 18:45

@citizenkan a écrit:NON, MOHAMMED N’EST PAS UN IMPOSTEUR !

Continuons a examiner ce qui est dit dans ce prêche :

Ce même Jésus affirme également qu’un prophète viendra après lui,(Jean ; 14.23-30, Jean ; 15.26-27, Jean ; 16.7-14)

Déjà, je remarque que vous avez volontairement oublier de citer la première annonce que Jésus a faite sur ce Consolateur

Reprenons toutes ces annonces :

16 Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur, pour qu'il demeure toujours avec vous; 17 C'est l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point: mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure au milieu de vous; et il sera en vous. (Jean (CP) 14)

26 Mais le Consolateur, l'Esprit-Saint, que mon Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. (Jean (CP) 14)

26 Lorsque le Consolateur que je vous enverrai d'auprès du Père, l'Esprit de vérité qui procède du Père, sera venu, il rendra témoignage de moi. Et vous aussi, vous me rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement." (Jean (CP) 15)

7 Cependant je vous dis la vérité: il vous est bon que je m'en aille; car, si je ne m'en vais pas, le Consolateur ne viendra pas en vous; mais si je m'en vais, je vous l'enverrai. 12 J'ai encore beaucoup de choses à vous dire; mais vous ne pouvez les porter à présent. 13 Quand le Consolateur, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous guidera dans toute la vérité. Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.
14 Celui-ci me glorifiera, parce qu'il recevra de ce qui est à moi, et il vous l'annoncera. 15 Tout ce que le Père a, est à moi. C'est pourquoi j'ai dit qu'il recevra ce qui est à moi, et qu'il vous l'annoncera. (Jean (CP) 16)(Jean (CP) 16)


Quand on ne triche pas, et qu'on n'oublie pas volontairement de citer la première annonce de Jésus, on voit de suite que Jésus ne parle pas de l'envoi d'un nouveau prophète à ses Apôtres, car c'est à eux qu'il annonce l'envoi de ce nouveau consolateur. C'est eux qui vont le recevoir.

On voit qu'il ne s'agit pas d'un prophète, car Jésus dit : "ET IL SERA EN VOUS", "POUR TOUJOURS" et qui plus est il indique à ses Apôtres, que ce Nouveau Consolateur, ils le connaissent déjà, car il est au milieu d'eux.

Mais comment osez-vous faire passer ce Consolateur pour votre prophète, en piquant ces paroles de Jésus ? Comment pouvez-vous dire que vous aimez Jésus, quand vous trichez ainsi avec ses paroles ?

Je suis scandalisé que vous faite passer votre prophète pour ce Consolateur qui va être envoyé aux Apôtres à qui Jésus s'adressait, ses 12 Apôtres !!!



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Message par Citizenkan le Mar 8 Mar - 18:53

@Petero a écrit:

Reprenons quelques une des ligne de ce prêche vers lequel nous conduit le lien :



Ce texte est rempli de contre vérité !!!  

Déjà la personne qui a fait ce prêche ne connais pas bien le Nouveau Testament. Ce n'est pas Jésus qui dans le premier épitre de Jean, met en garde contre les faux prophètes. C'est l'auteur de l'Evangile selon St Jean qui met en garde contre les faux prophètes.

Jean non seulement nous avertis, comme Jésus l'avait fait, qu'après la venue de Jésus, des faux prophètes viendront et sont déjà là, mais en plus il nous donne des critères pour reconnaître les faux prophètes venant après Jésus :

"22 Qui est le menteur, sinon celui qui nie que Jésus est le Christ? Celui-là est l'antéchrist, qui nie le Père et le Fils. 23 Quiconque nie le Fils, n'a pas non plus le Père; celui qui confesse le Fils, a aussi le Père. (1Jean (CP) 2)

2 Vous reconnaitrez à ceci l'esprit de Dieu: tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu en chair est de Dieu; 3 et tout esprit qui ne confesse pas ce Jésus n'est pas de Dieu: c'est celui de l'antéchrist; dont on vous a annoncé la venue, et qui maintenant est déjà dans le monde. (1Jean (CP) 4)

15 Celui qui confessera que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu.  (1Jean (CP) 4)


S'il est bien une religion qui "nie" que Jésus est le Fils de Dieu, qui nie que Dieu a un Fils, qui nie que Jésus est de Dieu, est l'un de Dieu, n'est qu'Un avec Dieu, c'est bien l'Islam.

Maintenant, est-ce Mohamed qui est un imposteur en niant que Jésus soit le Fils, que Dieu est un Fils, Jésus, où bien est celui qui fait dire cela à Mohamed dans le Coran, Dieu le sait.

De fait, si on s'appuie sur les paroles que vous avez cité et que vous avez tiré de la premier épitre de Jean, et sur ce que précise Jean et que vous avez ignoré, alors on peut affirmer que "le Coran ne dit pas la vérité ; ou la personne qui a fait ce prêche ne dit pas la vérité, elle cache la vérité aux musulmans à qui s'adresse ce prêche.

Et nous allons voir que la suite des explications données, sont aussi de contre vérités.


Bon, alors lisez bien ce qui va suivre : le fait qu'un discours reprenne les paroles de Jésus, nous permet en théorie de lui imputer, même si je vous concède qu'il peut s'agir d'un manque de précision !

Ensuite, pour fils et père, c'est vous qui l'interpréter sous le prisme de la Trinité, pas la Bible, la preuve :


Voici tout d’abord quelques notions élémentaires :
 
1- Les livres de l’Ancien Testament mentionnent de façon unanime qu’Allah est Seul et Unique ; Il n’a ni femme ni enfant, Il est Vivant et ne meurt pas, Il est Capable de toute chose et rien ne Lui est semblable au niveau de Son Être et de Ses Attributs. Ces notions y sont si notoires et si abondantes qu’il n’est pas nécessaire de citer les Textes correspondants.
 
2- La Thora interdit dans divers passages d’adorer un autre que Dieu.[url=#_ftn1][1][/url] Elle ordonne même de tuer quiconque prêche d’adorer une divinité en dehors d’Allah, quant bien même ce prêcheur serait un prophète auteur de miracles grandioses. Elle ordonne notamment de lapider quiconque vénère un autre que le Très-Haut ou encourage à le faire ; peu importe que l’auteur de ce crime soit un homme ou une femme ou que la personne à qui il encourage de le faire soit un proche ou un ami.
 
3- Certains passages de la Thora formule qu’Allah est « pur » de toute ressemblance avec quoi que ce soit de Sa création. Elle dit notamment : «  Et le SEIGNEUR vous a parlé du milieu du feu : une voix parlait et vous l’entendiez, mais vous n’aperceviez aucune forme, il n’y avait rien d’autre que la voix…Prenez bien garde à vous-mêmes : vous n’avez vu aucune forme le jour où le SEIGNEUR vous a parlé à l’Horeb, du milieu du feu. N’allez pas vous corrompre en vous fabriquant une idole, une forme quelconque de divinité, l’image d’un homme ou d’une femme, etc. »[url=#_ftn2][2][/url] Certains passages du Nouveau Testament soulignent également qu’il n’est pas possible de voir Dieu sur terre, en voici un passage : « Personne n’a jamais vu Dieu. »[url=#_ftn3][3][/url] Dans un autre passage, il est précisé : « que nul homme n’a vu ni ne peut voir. »[url=#_ftn4][4][/url] Un troisième passage nous apprend : « Dieu nul ne l’a jamais contemplé. »[url=#_ftn5][5][/url]
 
Ainsi, rien ne ressemble à Allah et personne ne peut le voir sur terre ; toute entité que l’œil peut discerner ne peut en aucun cas être un dieu, bien qu’elle puisse être désignée par « Dieu » ou « Seigneur » dans les paroles d’Allah, des prophètes ou des apôtres. Il n’est pas pertinent en effet de se fier à des passages qui vont à l’encontre de la raison au dépend d’autres passages conformes à la raison. Par ailleurs, de nombreux passages de la Bible utilisent le terme « dieu » pour désigner l’ange, Moïse, les juges des tribus d’Israël ou l’homme parfait. Il est même employé pour le commun des hommes ou encore pour Satan le maudit. Néanmoins, dans les différents cas où il ne désigne pas Allah, il prend le sens particulier à la personne qu’il désigne et au contexte de sorte qu’aucune confusion ne soit possible dès le premier abord. Il n’est pas pertinent de s’inspirer de certains passages où un homme est qualifié de « dieu » ou de « fils de Dieu » et de délaisser tant les preuves rationnelles que textuelles démontrant qu’ils prennent un sens particulier.
 
4- Aucun prophète et aucune révélation céleste n’a fait mention du dogme de la Trinité. Aucun texte de la Thora actuelle ne l’évoque ne serait-ce que par allusion. Les savants juifs depuis l’époque de Moïse (u) jusqu’à nos jours ne reconnaissent pas la Trinité et ils n’admettent pas qu’elle soit imputée à leurs livres. Si la Trinité avait une origine, il aurait incombé à Mûsâ et à tous les autres prophètes des tribus d’Israël dont ‘Îsâ fait partie, de l’édifier clairement. Les prophètes avaient pour mission de mettre toutes les lois de la Thora en pratique. Or, selon les chrétiens, la croyance en la Trinité est le seul secours pour les hommes. Comment expliquer alors qu’aucun prophète n’en a fait l’axe de sa mission, au moment où il expose des vérités bien moins importantes ? Il prend la peine d’enseigner certaines lois à plusieurs reprises afin de mieux les ancrer dans les consciences et de confirmer de façon éloquente qu’il faut les mettre en pratique. Certaines lois sont passibles, pour celui qui les délaisse, de la peine de mort. Comment Jésus (u) qui clôt pourtant la prophétie juive, et qui est l’une des trois hypostases pour les chrétiens, est-il monté au ciel sans avoir auparavant expliqué ce dogme de façon claire et de mettre d’emblé un terme à toute interprétation erronée ? Il aurait pu dire par exemple que Dieu est composé de trois hypostases : le Père, le Fils, et le Saint Esprit. Sans oublier de préciser que le Fils a tel lien avec le Père ou encore qu’il n’est pas possible de comprendre cette relation, etc.
 
En vérité, les chrétiens ne détiennent aucune preuve en faveur de leur dogme. Ils se contentent de donner les interprétations les plus invraisemblables aux textes les plus formels. L’auteur de Mîzân el Haq, le prêtre D. Fandar pose la question suivante dans un autre ouvrage intitulé Miftâh el Asrâr : « Pourquoi le Christ n’a-t-il pas enseigné aux hommes de façon explicite la question de sa divinité ? Pourquoi n’a-t-il pas déclaré clairement en deux mots : « C’est moi Dieu » ? » Question à laquelle il répond lui-même en ces termes : « Personne n’était en mesure de comprendre cette union et cette unité avant qu’il ne reviennent du monde des morts et de monter au ciel. S’il avait dit : « C’est moi Dieu », les hommes auraient compris qu’il était de sa personne humaine alors que c’est complètement faux. Il y a beaucoup de choses à propos desquelles il informa ses disciples : « J’ai encore bien des choses à vous dire mais vous ne pouvez les porter maintenant »[url=#_ftn6][6][/url] C’est pourquoi, les prêtres juifs ont maintes fois cherché à s’emparer de lui et à le lapider. Il a donc évoqué sa divinité uniquement par énigme lorsqu’il se trouvait au milieu d’eux. »
 
En réfutation aux paroles du Docteur Fandar, nous pouvons dire premièrement : la teneur de sa réponse est très faible. Il prétend en effet qu’il n’était possible pour personne d’appréhender la Trinité dans son essence et la divinité du Christ, du temps où il était sur terre. Il aurait très bien pu dire cependant aux apôtres et aux juifs que la relation d’union entre son corps et la deuxième hypostase est une notion qui sort de leur entendement. Il leur suffit simplement d’être convaincu qu’il est un dieu sans chercher à aller plus loin ; il n’est pas dieu par son corps mais par la relation d’union que leur entendement n’est pas en mesure d’appréhender. Le plus étonnant, c’est que ce mystère se prolongea également après que le Messie soit monté au ciel. Aujourd’hui encore, aucun savant chrétien n’est en mesure d’expliquer cette relation. Dans leurs écrits, les aveux dans ce sens abondent. Il suffit pour s’en rendre compte d’ouvrir l’Encyclopédie du Livre Saint en sachant que plus de vingt théologiens ont participé à son élaboration. Une confusion flagrante y règne pour simplement définir le terme de la « Trinité ».
 
Nous disons deuxièmement : pourquoi Jésus aurait-il peur d’avouer sa divinité aux juifs si ce n’est par énigme ? Pourtant, n’est-il pas selon vous, le rédempteur venu aux hommes pour racheter leurs péchés à travers la Crucifixion ! Ne savait-il pas que les juifs allaient le poser sur la croix ! Comment dès lors, aurait-il peur d’expliquer devant eux le dogme fondamental qui seul est à même de sauver l’humanité ? Comment le Dieu Créateur de la terre et des cieux, aurait-Il peur dans Son infini Grandeur de l’un des peuples les plus vils de la terre ? Pourtant, certains prophètes juifs furent soit assassinés soit persécutés par leur peuple, mais cela ne les a pas empêchés de propager la vérité sans la moindre craindre !
Le Christ lui-même fut très sévère envers les scribes et les Pharisiens qu’il traita d’hypocrites, de guides aveugles, d’ignorants, de serpents et de vipères. Il a dévoilé tous leurs agissements en public à tel point que certains légistes lui ont fait remarquer que ces insultes les concernaient également.[url=#_ftn7][7][/url] Comment peut-on imaginez après les avoir dénoncés aussi violement que le Christ éprouvait de la crainte envers les juifs à tel point qu’il s’est abstenu de leur exposer  le dogme fondamental à l’origine de leur rédemption ? Comment peut-on se faire à l’encontre d’un homme aussi noble, une image aussi vile ?
 
La raison réfute la Trinité :
 
Les chrétiens sont convaincus à la fois que la Trinité est effective et que l’Unicité est effective. Pourtant, la Trinité implique forcément la présence d’un nombre supérieur à un. Plusieurs éléments effectifs ne peuvent correspondre à un seul élément effectif. Les opposés ne peuvent en aucun cas se réunir. L’Être Suprême ne peut correspondre à plusieurs être à la fois. Les adeptes de la Trinité ne peuvent par conséquent se revendiquer monothéistes car une entité unique effective ne peut à la fois être le tiers d’une autre entité unique qui serait composé par l’ensemble de trois entités différentes. Quant au chiffre trois, il est possible de le diviser en trois parties qui correspond chacune à une seule entité et dont le tout correspond effectivement à trois. L’un de ses éléments concrets fait partie intégrante de cette trinité. Si on rassemble l’unité et la trinité dans un même réceptacle, cela implique que la partie soit le tout et que le tout soit la partie. Cela implique également que l’unité soit le tiers d’elle-même, ce qui correspond à trois exemplaires du chiffre trois ; et que le chiffre trois soit le tiers de cette unité, ce qui correspond à trois exemplaires d’elle-même. L’esprit le plus élémentaire réfute d’emblé toutes ses implications à la fois.
 
Ainsi, il est impossible d’affilier la Trinité effective au Très-Haut. C’est pourquoi, si l’on trouve un texte chrétien qui en apparence est un argument en faveur de la Trinité, il faut absolument l’interpréter de façon à le faire correspondre à la fois aux autres textes et à la raison étant donné que tant les textes que la raison témoignent qu’il est impossible d’affilier la Trinité à Dieu.
George Sal (ou Seal) a traduit en anglais le Coran paru en 1836 de l’ère chrétienne et à l’intérieur duquel il offre certaines recommandations à ses coreligionnaires, dont notamment : « N’apprenez pas aux musulmans les questions qui vont à l’encontre de la raison car ils ne sont pas des idiots afin que vous puissiez l’emporter sur eux, comme la question de vouer le culte à une image ou le « ‘Ashâ e-Rabbânî ». Bon nombre de ses questions leur sont en effet familières. Toute église où ses choses sont présentes ne peut en tout état de cause les attirer. »
Un tel aveu de la part d’un prêtre démontre que sa religion est basée sur des principes contraires à la raison. En vérité, les adeptes d’une telle religion sont de vrais païens. Les savants musulmans affirment qu’il n’existe pas de confession plus puérile et de plus éloigné de la raison que celle de la religion chrétienne, comme il n’existe pas un dogme plus erroné et plus facilement réfutable que le dogme chrétien.



[url=#_ftnref1][1][/url] Voir à titre d’exemple : L’Exode ; 20.3, 4, 5, 23 et 34. 14 et 17, Deutéronome ; 13.1-11et 17.2-7.  
[url=#_ftnref2][2][/url] Deutéronome ; 4.12 et15-18.
[url=#_ftnref3][3][/url] Jean ; 1.18
[url=#_ftnref4][4][/url] Premier Épitre à Timothée ; 6.16
[url=#_ftnref5][5][/url] Premier Épitre de Jean ; 4.12
[url=#_ftnref6][6][/url] Jean ; 16.12
[url=#_ftnref7][7][/url] Voir : Mathieu ; 23.13-37 et Luc ; 11.37-53.
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Message par Citizenkan le Mar 8 Mar - 18:54

Jésus lui-même réfute la trinité, comme le démontrent plusieurs passages de la Bible dont notamment :
 
Premièrement : l’évangile de Jean mentionne que Jésus s’adressa à Dieu en ces termes : « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé Jésus Christ. »[url=#_ftn1][1][/url] Jésus nous apprend ici que la vie éternelle s’obtient grâce à la foi en l’unicité d’Allah et à la mission de Son messager Jésus. Il n’est pas question dans ce verset de la trinité ni des trois hypostases ou encore que le dieu Jésus serait le fils de Dieu. Il n’est pas possible de dire ici qu’il cacha la vérité car il avait peur des juifs, étant donné qu’il s’adressait à Dieu. Si croire en la trinité et à la divinité du Christ, avait pour vocation de sauver l’humanité, il n’aurait pas manqué d’en parler ici. La vie éternelle et le salut s’obtiennent cependant en étant convaincu de la vraie unicité de Dieu et que Jésus est Son envoyé. Le malheur éternel et la perdition réclament de croire le contraire étant donné que l’unicité s’oppose par essence à la Trinité et que la prophétie s’oppose à la divinité. Jésus ne peut à la fois être Dieu et le porteur de Son message aux hommes.
 
Deuxièmement : « Un scribe s’avança. Il les avait entendu discuter et voyait que Jésus leur avait bien répondu. Il lui demanda : « Quel est le premier de tous les commandements ? » Jésus répondit : « Le premier, c’est : Ecoute Israël, le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur ; tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force. Voici le second : tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas d’autre commandement plus grand que ceux-là. » Le scribe lui dit : Très bien, maître, tu as dis vrai : il est l’unique et il n’y en pas d’autre que lui, et l’aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, cela vaut mieux que tous les holocaustes et sacrifices. » Jésus, voyant qu’il avait répondu avec sagesse, lui dit : « Tu n’es pas loin du Royaume de Dieu. » Et personne n’osait plus l’interroger. »[url=#_ftn2][2][/url] Dans l’évangile de Mathieu, il est précisé : « De ces deux commandements dépendent toute la Loi et les Prophètes. »[url=#_ftn3][3][/url]
 
Ainsi, ce passage nous dévoile le premier commandement auquel s’attachent la Thora et les Livres des prophètes. Ce commandement, à l’origine du salut, consiste à croire qu’Allah est unique et qu’il n’y a pas d’autre dieu que Lui. Dans l’hypothèse où la Trinité et la divinité de Jésus avaient une origine, la Thora et les Livres des prophètes l’auraient évoquée. Jésus aurait certainement donné la réponse suivante au légiste : « Le premier commandement, c’est de croire que Dieu est unique et qu’il est composé de trois hypostases. Moi, je suis la deuxième hypostase et le fils de Dieu. » Étant donné que ni Jésus ni la Thora ni les Livres des prophètes ne font allusion à ce principe, il devient évident que le salut consiste à se soumettre à la vraie unicité de Dieu qui s’oppose par essence à la Trinité, au polythéisme, et à l’idée selon laquelle Il aurait enfanté. Les livres de l’Ancien Testament regorgent de passages qui établissent l’unicité du Très-Haut.[url=#_ftn4][4][/url]
 
Troisièmement : « Mais ce jour ou cette heure, nul ne les connaît, ni les anges du ciel, ni le fils, personne sinon le Père. »[url=#_ftn5][5][/url] Cette parole réfute catégoriquement la Trinité et la divinité du Christ qui remet l’Heure de la fin du monde à la seule connaissance d’Allah. Elle réfute l’idée qu’il puisse en percer le mystère, lui ou n’importe quelle autre créature. Il s’est ainsi mis au même niveau que le reste de la création dans ce domaine. S’il était vraiment un dieu, le moment où l’Heure sonnera ne pourrait échapper à son savoir, et il n’aurait jamais infirmé qu’il puisse en avoir connaissance.
 
Quatrièmement : « Vers trois heures, Jésus s’écria d’une voix forte : « Eli, Eli, lema sabaqthani », c’est-à-dire : « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Certains de ceux qui étaient là disaient en l’entendant : « Le voila qu’il appelle Elie ! » Aussitôt l’un deux courut prendre une éponge qu’il imbiba de vinaigre ; et, la fixant au bout du roseau, il lui présenta à boire. Les autres dirent : « Attends ! Voyons si Elie va venir le sauver. » Mais Jésus criant de nouveau d’une voix forte, rendit l’âme. »[url=#_ftn6][6][/url] Dans l’évangile de Luc, il est précisé : « Jésus poussa un grand cri ; il dit : « Père, entre tes mains, je remets mon esprit. » Et, sur ces mots, il expira. »[url=#_ftn7][7][/url] Voici les dernières paroles supposées du Messie relatées dans la Bible. Celles-ci remettent en question la divinité de Jésus. Un dieu ne peut en tout état de cause implorer le secours d’un autre dieu. On ne peut attribuer au vrai Dieu des caractères déficients propres à l’humain, tels que la faiblesse, la peine, la fatigue, le cri de détresse et de douleur, l’impuissance et la mort. Allah est le Vivant et le Saint. Le livre d’Esaïe nous apprend notamment : « Ne sais-tu pas, n’as-tu pas entendu ? Le SEIGNEUR est le Dieu de toujours, il crée les extrémités de la terre. Il ne faiblit pas, il ne se fatigue pas ».[url=#_ftn8][8][/url] Les passages du Nouveau et de l’Ancien Testament abondent dans ce sens.[url=#_ftn9][9][/url] Tous ces passages démontrent que le vrai Dieu est Eternel, Vivant, Saint ; Il ne peut mourir comme il ne peut y avoir d’autre dieu en dehors de Lui. Il ne peut être atteint par la faiblesse, la fatigue, l’impuissance. Une créature faible et mortelle peut-elle être une divinité ? Nul doute que le vrai Dieu est celui auquel Jésus se serait adressé –si l’on s’en tient à leur version des événements – à travers son cri de détresse.
Il convient ici d’attirer l’attention du lecteur concernant le verset suivant : « N’est-ce pas toi qui, dès l’origine, es le SEIGNEUR, mon Dieu, mon Saint ? Tu ne meurs (ou ne mourras) pas ? »[url=#_ftn10][10][/url] Quand les chrétiens se sont rendus compte qu’il n’était pas compatible avec leur dogme, ils l’ont transformé dans les nouvelles versions de la Bible, en disant : « N’est-ce pas toi qui, dès l’origine, es le SEIGNEUR, mon Dieu, mon Saint ? Nous ne mourrons pas ? »[url=#_ftn11][11][/url]
 
Cinquièmement : dans l’évangile de Jean, Jésus déclare à Marie de Magdala : « Pour toi, va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu. »[url=#_ftn12][12][/url] À travers cette parole, Jésus se met sur le même pied d’égalité que tous les autres membres de son espèce. Il précise en effet qu’Allah est Son Père et Leur Père, Son Dieu et Leur Dieu. Ils ne pourront pas ensuite mentir à son sujet en avançant qu’il serait le fils de Dieu. De la même façon que ses disciples ne sont pas réellement des enfants de Dieu, il en va de même pour lui, qui comme eux, est un simple serviteur. Le terme fils a ici un sens métaphorique (Majâzî), il n’offre aucunement à Jésus le statut de divinité. Sinon, il faudrait le donner également à ses disciples. Jésus aurait dit cette parole après avoir ressuscité du royaume des morts. Autrement dit, peu avant de monter au ciel. Cela signifie bien qu’il ne revendiquait pas la divinité jusqu’à ses derniers instants passés au milieu des hommes. On retrouve le même discours dans le Coran, lorsqu’il dit en s’adressant aux siens : (Allah est Mon Seigneur et Le vôtre, alors adorez-Le).[url=#_ftn13][13][/url] Il déclara dans un autre passage : (Adorez Allah Mon Seigneur et Le vôtre).[url=#_ftn14][14][/url] Ainsi, le dogme de la Trinité et la divinité de Jésus vont à l’encontre des dernières paroles prononcées par la personne concernée, comme pour dire adieu à ses apôtres, avant de monter au ciel. Il prêcha jusqu’à ses derniers instants sur terre, l’unicité d’Allah et l’obligation de lui vouer le culte. Il inculqua en outre qu’il n’est qu’un humble serviteur soumis à Son Seigneur.
 
Sixièmement : des passages innombrables des évangiles affirment explicitement que Jésus est un homme, un maître, un envoyé, un prophète qui reçoit la Révélation. L’évangile de Mathieu nous apprend par exemple : « Qui vous accueille m’accueille moi-même, et qui m’accueille accueille celui qui m’a envoyé. »[url=#_ftn15][15][/url] « Jésus répondit : « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël. » »[url=#_ftn16][16][/url] « Quand Jésus entra dans Jérusalem, toute la ville fut en émoi : « Qui est-ce ? » disait-on ; et les foules répondaient : « C’est le prophète Jésus de Nazareth en Galilée. »[url=#_ftn17][17][/url] « Pour vous, ne vous faites pas appeler ‘’Maître’’, car vous n’avez qu’un seul Maître et vous êtes tous des frères. »[url=#_ftn18][18][/url] Dans l’évangile de Luc, il est dit : « Mais il leur dit : « Aux autres villes aussi il me faut annoncer la bonne nouvelle du Règne de Dieu, car c’est pour cela que j’ai été envoyé. »[url=#_ftn19][19][/url] Voici quelles furent les commentaires après que le Messie ait ressuscité un mort : « Tous furent saisis de crainte, et ils rendaient gloire à Dieu en disant : « Un grand prophète s’est levé parmi nous et Dieu a visité son peuple. »[url=#_ftn20][20][/url] « Qui vous écoute m’écoute, et qui vous repousse me repousse ; mais qui me repousse repousse celui qui m’a envoyé. »
 
D’après l’évangile de Jean, Jésus déclara : « Or je possède un témoignage qui est plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a données à accomplir ; je les fais et ce sont elles qui portent à mon sujet témoignage que le Père m’a envoyé. Le Père qui m’a envoyé a lui-même porté témoignage à mon sujet. Mais jamais vous n’avez écouté sa voix ni vu ce qui le manifestait, et sa parole ne demeure pas en vous puisque vous ne croyez pas à celui qu’il a envoyé. »[url=#_ftn21][21][/url] Après qu’il ait accompli le miracle de nourrir une foule abondante, les réactions ne se sont pas fait attendre : « A la vue du signe qu’il venait d’opérer, les gens dirent : « Celui-ci est vraiment le Prophète, celui qui doit venir dans le monde. »[url=#_ftn22][22][/url] Dans un autre passage, il est dit : « Les Juifs en étaient surpris et ils disaient : « Comment est-il si savant, lui qui n’a pas étudié ? » Jésus leur répondit : « Mon enseignement ne vient pas de moi, mais de celui qui m’a envoyé. Si quelqu’un veut faire la volonté de Dieu, il saura si cet enseignement vient de Dieu ou si je parle de moi-même. »[url=#_ftn23][23][/url]
 
« Je me rend témoignage à moi-même et le Père qui m’a envoyé me rend témoignage lui aussi… mais celui qui m’a envoyé est véridique, et ce que j’ai entendu auprès de lui, c’est cela que je déclare au monde… Celui qui m’a envoyé est avec moi… Or, vous cherchez à me faire mourir, moi qui vous ai dit la vérité que j’ai entendu auprès de Dieu…Si Dieu était votre Père, vous m’auriez aimé, car c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens ; je ne suis pas venu de mon propre chef, c’est lui qui m’a envoyé. »[url=#_ftn24][24][/url] Après le miracle de l’aveugle, les gens interrogèrent ce dernier : « « Et alors, tes yeux, comment se sont-ils ouverts ? » Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, m’en a frotté les yeux… Alors, ils s’adressaient à nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de celui qui t’a ouvert les yeux ? » Il répondit : « C’est un prophète ? » »[url=#_ftn25][25][/url] « Vous m’appelez ‘’le Maître et le Seigneur’’ et vous dites bien car je le suis. »[url=#_ftn26][26][/url] « Or, cette Parole que vous entendez, elle n’est pas de moi mais du Père qui m’a envoyé. »[url=#_ftn27][27][/url]
 
Tous ces passages de la Bible décrivent Jésus comme un homme, un maître pour ses disciples, un prophète envoyé par Dieu. Cet homme reçoit effectivement la Révélation d’Allah. Il ne prononce que des paroles de vérité qu’il a entendues du Seigneur. Il est loyal et ne cache rien de la Révélation. Il l’enseigne à ses adeptes comme il l’a reçu du Très-Haut, aidé qu’il est de son Seigneur par des miracles en sa qualité d’être humain non qu’il soit un dieu ou le fils de Dieu. 
 
Septièmement : deux longs passages de la Bible décrivent les prières de Jésus avant son arrestation.[url=#_ftn28][28][/url] Ils montrent un homme affligé, triste, qui prie en s’humiliant à l’extrême devant Son Créateur. Un homme qui part ainsi à la mort ne peut prétendre à la divinité.
 



[url=#_ftnref1][1][/url] Voir : Jean ; 17.3
[url=#_ftnref2][2][/url] Marc ; 12.28-34
[url=#_ftnref3][3][/url] Mathieu ; 22.34-40 Ce passage souligne que la question du légiste fut posée pour tendre un piège à Jésus. (N. du T.).
[url=#_ftnref4][4][/url] Voir à titre d’exemple : Deutéronome ; 4.35-39, 6.4-5, et Esaïe ; 45.5-6, 46.9.
[url=#_ftnref5][5][/url] Marc ; 13.32
[url=#_ftnref6][6][/url] Mathieu ; 27.46-50
[url=#_ftnref7][7][/url] Luc ; 23.46
[url=#_ftnref8][8][/url] Esaïe ; 40.28
[url=#_ftnref9][9][/url] Voir notamment : Esaïe ; 44.6, Jérémie ; 10.10, première épître de Paul à Timothée 1.17.
[url=#_ftnref10][10][/url] Habaquq ; 1.12
[url=#_ftnref11][11][/url] Habaquq ; 1.12
[url=#_ftnref12][12][/url] Jean ; 20.17
[url=#_ftnref13][13][/url] La famille de ‘Imrân ; 51 voir également : Mariam ; 37, et les ornements ; 64
[url=#_ftnref14][14][/url] Le repas céleste ; 117
[url=#_ftnref15][15][/url] Mathieu ; 10.40
[url=#_ftnref16][16][/url] Mathieu ; 15.24
[url=#_ftnref17][17][/url] Mathieu ; 21.11
[url=#_ftnref18][18][/url] Mathieu ; 23.8
[url=#_ftnref19][19][/url] Luc ; 4.43
[url=#_ftnref20][20][/url] Luc ; 7.16
[url=#_ftnref21][21][/url] Jean ; 5.36-37
[url=#_ftnref22][22][/url] Jean ; 6.14
[url=#_ftnref23][23][/url] Jean ; 7.15-17
[url=#_ftnref24][24][/url] Jean ; 8.18, 26, 29, 40 et 42
[url=#_ftnref25][25][/url] Jean ; 9.10, 11 et 17
[url=#_ftnref26][26][/url] Jean ; 13.13
[url=#_ftnref27][27][/url] Jean ; 14.24
[url=#_ftnref28][28][/url] Voir : Mathieu ; 26.36-46 et Luc ; 22.39-46
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Message par Citizenkan le Mar 8 Mar - 18:55

Réfutations aux arguments inspirés des preuves scripturaires chrétiennes
À l’origine de la divinité de Jésus
 
Pour appuyer le dogme de la divinité du Christ, les chrétiens s’inspirent sur un certain nombre de textes de la bible dont la plupart proviennent de l’évangile de Jean. Nous allons ici exposer ces arguments et les réfutations qui leur conviennent :
 
Le premier argument : Jésus se fait appeler le Fils de Dieu dans les « Écritures Saintes ».
 
Il est possible de réfuter cet argument de deux façons :
 
Premièrement : le Fils de Dieu s’oppose à une autre appellation de Jésus dans la Bible qui le nomme le fils de l’homme[url=#_ftn1][1][/url] et le fils de David.[url=#_ftn2][2][/url] Par ailleurs, la bible propose l’arbre généalogique du Messie dont la chaîne héréditaire remonte à David, puis à Jacob fils d’Isaac, fils d’Abraham.[url=#_ftn3][3][/url] Par ailleurs, l’arbre généalogique de tous les prophètes ancêtres de Jésus remonte au premier homme Adam. En cela, il est le fils de l’homme. Il est clair que le fils de l’homme ne peut être qu’un homme non le Fils de Dieu.
 
Deuxièmement : le terme fils dans l’expression le « Fils de Dieu » n’est pas à prendre, dans ce contexte, au sens propre. Toutes les langues du monde s’accordent à dire qu’un fils est le fruit d’une union sexuelle, ce qui, le cas présent, ne convient pas. Il faut absolument lui donner un sens métaphorique (Majâzî) plus adéquat à la condition du Christ (u). Autrement dit, il a le sens d’homme vertueux et juste, comme en témoigne les paroles du centurion qui se tenait devant la dépouille (soi-disant) du Christ. Ce dernier s’exclama en effet : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu. »[url=#_ftn4][4][/url] La version de Luc précise : « Voyant ce qui s’était passé, le centurion rendait gloire à Dieu en disant : « Sûrement, cet homme était juste. »[url=#_ftn5][5][/url] L’évangile de Luc utilise  le terme « juste » à la place de « Fils de Dieu » préféré par l’évangile de Marc. Il ne s’agit pas ici de savoir si le texte en question fut falsifié pour donner plus de crédit au dogme de la Trinité, comme c’est malheureusement souvent le cas dans les évangiles. Dans l’hypothèse où les deux versions sont authentiques, elles indiquent que les deux expressions en question, prennent le même sens. Surtout s’il on sait que dans les deux versions le centurion décrit Jésus comme un homme.
 
Toujours est-il que l’expression « fils de Dieu » est employée dans le Nouveau Testament pour désigner d’autres vertueux que Jésus, de la même façon que le « fils de Satan » s’apparente à l’âme encline au mal. L’évangile de Mathieu nous apprend par exemple : « Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu… Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Et moi, je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est au cieux. »[url=#_ftn6][6][/url] Ainsi Jésus utilise le terme fils pour désigner ceux qui font œuvre de paix, et qui se distinguent par les vertus dont les versets précédents font mention. De la même manière, Jésus utilise le nom de Père pour désigner la relation spéciale qui existe entre Dieu et ces mêmes gens.
 
L’évangile de Jean relate une longue conversation qui a eu lieu entre Jésus et les Juifs, et dont voici un passage : « « Mais vous, vous faites les œuvres de votre père. » Il lui répliquèrent : « Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! Nous n’avons qu’un seul père Dieu ! » Si Dieu était votre père, vous m’auriez aimé… Votre père, c’est le diable, et vous avez la volonté de réaliser les désirs de votre père…parce qu’il est menteur et père du mensonge. »[url=#_ftn7][7][/url] Les Juifs prétendaient être les fils de Dieu, c’est-à-dire des adorateurs vertueux, mais le Christ (u)  a démenti leur prétention en disant qu’ils étaient des menteurs et qu’ils obéissaient à Satan. Dans ce sens, ils sont ses enfants, lui le menteur et le père des menteurs. Il va sans dire qu’Allah et Satan ne sont pas leurs pères au sens propre ; il est donc nécessaire de déchiffrer ces versets par le biais de la métaphore.
 
De nombreux passages de la Bible vont nécessairement dans ce sens. Le premier épître de Jean dit par exemple : « Qui commet le péché est du diable, parce que depuis l’origine le diable est pêcheur. Voici pourquoi a paru le Fils de Dieu : pour détruire les œuvres du diable. Quiconque est né de Dieu ne commet plus le péché, car sa semence demeure en lui ; et il ne peut plus péché, parce qu’il est né de Dieu. A ceci se révèlent les enfants de Dieu et les enfants du diable : quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, ni celui qui n’aime pas son frère. »[url=#_ftn8][8][/url] Il dit un peu plus loin : « et quiconque aime est né de Dieu et parvient à la connaissance de Dieu. »[url=#_ftn9][9][/url] Ou encore : « Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu ; et quiconque aime Dieu, qui engendre, aime aussi celui qui est né de Dieu. A ceci nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu, si nous aimons Dieu et mettons en pratique ses commandements. »[url=#_ftn10][10][/url]
 
L’épître de Paul aux romains nous apprend quant à lui : « En effet, ceux-là sont fils de Dieu qui sont conduits par l’Esprit de Dieu : vous n’avez pas reçu un esprit qui vous rende esclaves et vous ramène à la peur, mais un Esprit qui fait de vous des fils adoptifs et par lequel nous crions : Abba, Père. Cet Esprit lui-même atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Enfants, et donc héritiers : héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ, puisque, ayant part à ses souffrances, nous aurons part aussi à sa gloire. »[url=#_ftn11][11][/url] Dans l’épître aux philippiens, il est dit : « Agissez en tout sans murmures ni réticences, afin d’être sans reproche et sans compromission, enfants de Dieu sans tâche au milieu d’une génération dévoyée et pervertie. »[url=#_ftn12][12][/url]
 
Il va sans dire que toutes les personnes évoquées dans les passages précédents ne sont pas les enfants de Dieu au sens littéral du terme. Il est donc nécessaire d’avoir recours à la métaphore afin de donner à cette expression un sens cohérent. Des passages innombrables du Nouveau et de l’Ancien Testament s’attachent aux termes fils et père pour parler de la relation entre Dieu et Ses serviteurs. Adam est le fils de Dieu[url=#_ftn13][13][/url] ; Israël est le fils aîné (premier né) de Dieu[url=#_ftn14][14][/url] ; Dieu est le père de David, son aîné[url=#_ftn15][15][/url] ; Dieu est un père pour Israël et Ephraïm est son fils aîné[url=#_ftn16][16][/url] ; Dieu est un père pour Salomon qui est pour lui un fils.[url=#_ftn17][17][/url] Si Jésus fut érigé en divinité sous prétexte qu’il est le fils de Dieu, il faudrait dire la même chose pour Adam, Israël, Ephraïm, David, et Salomon. D’autant plus que trois d’entre eux sont désignés dans la bible comme un fils aîné.
 
En outre, tous les enfants d’Israël sont les fils de Dieu dans la Bible, comme en témoignent certains passages. [url=#_ftn18][18][/url] Dans d’autres passages, ils le prennent pour Père.[url=#_ftn19][19][/url] D’après la Genèse, les propres fils d’Adam sont les fils de Dieu.[url=#_ftn20][20][/url] Le Livre de Job assume que tous les fils de Dieu crièrent hourra.[url=#_ftn21][21][/url] Pour les Psaumes, il est le Père des orphelins et le justicier des veuves.[url=#_ftn22][22][/url] Tous ces passages de la Bible sont à prendre au sens métaphorique. Aucun adepte des « Saintes Écritures » n’est en mesure d’assumer qu’il faille les comprendre au sens propre. Ainsi, de la même façon qu’il est interdit de donner la divinité à Adam, ses fils, Jacob, Ephraïm, David, et Salomon, tous les enfants d’Israël, et tous les orphelins, il est évidemment interdit de croire en la divinité du Messie sous prétexte que certains textes lui attribuent une parenté –non au sens littéral du terme – à Dieu.
 



[url=#_ftnref1][1][/url] Voir à titre d’exemple : Mathieu ; 8.20, 9.6, 16.13 et 29, 17.9, 12, et 22, 18.11, 19.28, 20.18 et 28, 24.27, 26.24, 45, et 64.
[url=#_ftnref2][2][/url] Voir à titre d’exemple : Mathieu ; 9.27, 12.23, 15.22, 20.30 et 31, 21.9 et 10, 22.42 ; Marc ; 10.47 et 48 ; Luc ; 18.38 et 39.
[url=#_ftnref3][3][/url] Voir : Mathieu ; 1.1-17 et Luc ; 3.23-34.
[url=#_ftnref4][4][/url] Marc ; 15.39
[url=#_ftnref5][5][/url] Luc ; 23.47
[url=#_ftnref6][6][/url] Mathieu ; 5.9, 44, et 45
[url=#_ftnref7][7][/url] Jean ; 8.41, 42, et 44
[url=#_ftnref8][8][/url] Premier épître de Jean ; 3.8-10
[url=#_ftnref9][9][/url] Premier épître de Jean ; 4.7
[url=#_ftnref10][10][/url] Premier épître de Jean ; 5.1-2
[url=#_ftnref11][11][/url] Épître aux Romains ; ­8.14-17
[url=#_ftnref12][12][/url] Épître aux Philippiens ; 2.14-15
[url=#_ftnref13][13][/url] Luc ; 3.38
[url=#_ftnref14][14][/url] L’exode ; 4.22
[url=#_ftnref15][15][/url] Les Psaumes ; 89.27-28
[url=#_ftnref16][16][/url] Jérémie ; 31.9
[url=#_ftnref17][17][/url] Deuxième livre de Samuel ; 7.14
[url=#_ftnref18][18][/url] Voir : Deutéronome ; 14.1 et 19.32, Esaïe ; 1.2, 30.1, et 63.8
[url=#_ftnref19][19][/url] Voir : Esaïe ; 63.16 et 64.7
[url=#_ftnref20][20][/url] La genèse ; 6.2, 4
[url=#_ftnref21][21][/url] Job ; 38.7
[url=#_ftnref22][22][/url] Les Psaumes ; 68.6
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Message par Citizenkan le Mar 8 Mar - 18:56

Le deuxième argument des chrétiens : certains passages de la Bible assument que Jésus n’est pas de ce monde, mais d’en haut. Le Messie déclara par exemple aux Juifs : « Vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut ; vous êtes de ce monde, moi je ne suis pas de ce monde. »[url=#_ftn1][1][/url] Ils pensent ainsi que Jésus descendit du ciel et qu’il se trouvait près de Dieu son Père qui ne fait pas partie de ce monde. Or, non seulement cette interprétation est erronée mais elle est contraire à la réalité étant donné que Jésus faisait bien partie de ce monde. Il est possible ainsi de la réfuter de deux façons :
 
Premièrement : elle s’oppose tant aux preuves rationnelles qu’aux preuves textuelles explicites.
 
Deuxièmement : Jésus (u) décrit ses disciples de la même manière en disant : « Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui lui appartiendrait ; mais vous n’êtes pas du monde : c’est moi qui vous ai mis à part du monde et voilà pourquoi le monde vous hait. »[url=#_ftn2][2][/url] Il dit ailleurs : « Je leur ai donné ta parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme je ne suis pas du monde »[url=#_ftn3][3][/url] Dans ses deux passages, Jésus compare la situation de ses disciples à la sienne. Il assume en effet que, tout comme lui, ils ne sont pas de ce monde. Dans l’hypothèse où cette caractéristique offrait la divinité à Jésus, elle devrait l’offrir également à ses apôtres. Étant donné que les chrétiens ne reconnaissent pas cette particularité aux apôtres, il en découle en toute logique, que l’interprétation qu’ils en font au sujet du Christ s’écroule d’elle-même.
La seule interprétation possible de ces versets consiste à dire que Jésus et ses disciples ne sont pas attirés par les richesses de ce bas monde, mais qu’ils aspirent uniquement à l’au-delà et à l’agrément de leur Seigneur. Cette métaphore est très usitée dans les différentes langues. Il est dit par exemple que les dévots et les gens pieux ne sont pas de ce monde.
 
Le troisième argument des chrétiens : certains textes affirment que Jésus et le Père ne font qu’un, comme par exemple le verset suivant : « Moi et le Père nous sommes un. »[url=#_ftn4][4][/url]
 
Ce verset démontre à leurs yeux, que Jésus fusionne ou s’unifie avec le Père, et qu’il devient une divinité au même titre que lui. Or, cette interprétation est tout aussi fausse que la précédente et cela, pour deux raisons également :
 
Premièrement : les chrétiens s’accordent à dire avec nous que Jésus est une créature douée de la parole. En ce sens, il ne forme aucune unité avec le Seigneur. Ils allèguent en effet que Jésus s’est uni au Père en tant que divinité, non en tant qu’être humain. Etant donné que le Messie désigne à la fois l’entité divine et l’entité humaine, leur interprétation perd tout son sens.
 
Deuxièmement : cette même description fut faite en l’honneur des apôtres comme en témoigne les prières de Jésus disant : « que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu’ils soient en nous eux aussi, afin que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes un, moi en eux comme toi en moi, pour qu’ils parviennent à l’unité parfaite et qu’ainsi le monde puisse connaître que c’est toi qui m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. »[url=#_ftn5][5][/url] Ainsi ces passages expriment que les apôtres s’unifièrent entre eux et avec Jésus qui met sur le même pied d’égalité leur union et celle qui s’avère entre lui et le Père. Il est clair que cette union entre les apôtres n’est pas à prendre au sens propre ; de la même façon, il ne convient pas de prendre au sens propre l’union entre le Messie et le Seigneur. La seule interprétation possible de ses versets consiste à dire que l’union avec Dieu signifie Lui obéir à travers les œuvres pieuses. En cela, Jésus n’est pas différent des apôtres et des croyants en général si ce n’est au niveau de l’intensité de la foi. Nul doute que le Christ est beaucoup plus dévoué à son Seigneur et qu’il est beaucoup plus fervent dans son adoration que ses disciples. Il s’agit ici de s’unir au niveau de la volonté et de la situation. Ils sont un dans leur amour du Père et dans leur obéissance à ses commandements. Il serait ridicule de penser que les apôtres se soient unis physiquement ; il l’est autant de penser que la personne de Jésus s’est mélangée à Dieu.
 
Le quatrième argument chrétien : certains passages affirment que voir Jésus revient à voir le Père étant donné qu’ils ne font qu’un. L’évangile de Jean nous apprend notamment : « Celui qui m’a vu a vu le Père. Pourquoi dis-tu : ‘’montre-nous le Père’’ ? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ! Au contraire, c’est le Père, qui demeurant en moi, accomplit ses propres œuvres. »[url=#_ftn6][6][/url] Selon eux, Jésus mérite la divinité étant donné que le voir consiste à voir le Père et que le Père s’incarne en lui. Or, cet argument est tout aussi réfutable que les précédents, et cela pour deux raisons :
 
Premièrement : il n’est pas possible de voir Dieu ici-bas comme le reconnaissent les références bibliques. Par conséquent, il ne faut pas prendre au premier degré la vision dont il est question dans les paroles de Jésus. C’est pourquoi, ils interprètent cette vision par la connaissance, bien que cette interprétation ne résiste pas non plus à la critique. Connaître Jésus en effet en tant qu’être humain ne signifie pas qu’il s’unifie avec le Père. Le seul sens possible à ces versets consiste à dire qu’en voyant les œuvres du Messie, cela revient à voir les œuvres de Dieu étant donné qu’à travers celles-ci, Jésus ne fait que se soumettre à sa volonté et à ses ordres.
 
Deuxièmement : Jésus avance un peu plus loin qu’il demeure également en les personnes des apôtres : « En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père et que vous êtes en moi et moi en vous. »[url=#_ftn7][7][/url] Bien plus, comme nous l’avons vu, Jésus implore à Dieu que ses apôtres soient en eux (lui et Dieu), afin que tous soient un.[url=#_ftn8][8][/url] « Ne savez-vous pas que vos corps sont les membres du christ ?... Ne savez-vous pas que celui qui s’unit avec la prostituée fait avec elle un seul corps ? Car il est dit : les deux ne seront qu’une seule chaire. Mais celui qui s’unit au Seigneur est avec lui un seul esprit… Ou bien ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous et qui vous vient de Dieu, et que vous ne vous appartenez pas ? »[url=#_ftn9][9][/url] « Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance ; un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui règne sur tous, agit par tous, et demeure en tous. »[url=#_ftn10][10][/url]
 
Si tous ses passages faisaient allusion à l’incarnation et à l’union de Dieu avec le Christ, qui impliquerait la divinité du Christ, ils impliqueraient également la divinité de tous les apôtres, de tous les Corinthiens, et de tous les Éphésiens. La bonne interprétation consiste à dire que l’incarnation dont fait allusion ces différents textes, que ce soit venant de Dieu ou en Dieu, ou venant du Christ ou dans le Christ, signifie dans ce contexte se soumettre aux commandements soit de Dieu soit du Christ. Connaître le Christ et lui obéir revient à connaître Dieu et à lui obéir.
 
Cher lecteur ! Sache que nous sommes motivés en ramenant tous ces textes de la bible, par le souci de mettre ses adeptes au pied du mur, non qu’au même moment ils soient tous aussi authentiques les uns que les autres. Cela ne veut pas dire en effet que Jésus ou l’un des apôtres soit réellement l’auteur des paroles que nous lui imputons. Il faut savoir en effet qu’en l’absence de toute chaîne narrative concernant toutes les références bibliques en comptant parmi celles-ci les quatre évangiles, rien ne permet scientifiquement de prouver l’identité de leur vrai auteur. Quoi qu’il en soit, nous, musulmans, nous sommes convaincus que Jésus et les apôtres n’ont aucun lien avec les croyances païennes dont regorge la Bible. Nous attestons qu’il n’y de Dieu en dehors d’Allah qui est Seul et sans associé, que Mohammed est Son serviteur et Son Messager, que Jésus est Son serviteur et Son Messager, et que les Apôtres sont les messagers du Christ…


[url=#_ftnref1][1][/url] Jean ; 8.23
[url=#_ftnref2][2][/url] Jean ; 15.19
[url=#_ftnref3][3][/url] Jean ; 17.14 et 16
[url=#_ftnref4][4][/url] Jean ; 10.30
[url=#_ftnref5][5][/url] Jean ; 17.21-23
[url=#_ftnref6][6][/url] Jean ; 14.9-10
[url=#_ftnref7][7][/url] Jean ; 14.20
[url=#_ftnref8][8][/url] Jean ; 17.21
[url=#_ftnref9][9][/url] Premier épître aux Corinthiens ; 16.15-19
[url=#_ftnref10][10][/url] Epître aux Ephésiens ; 4.6
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Message par Petero le Mar 8 Mar - 19:01

@citizenkan a écrit:


Spoiler:
Bon, alors lisez bien ce qui va suivre : le fait qu'un discours reprenne les paroles de Jésus, nous permet en théorie de lui imputer, même si je vous concède qu'il peut s'agir d'un manque de précision !

Ensuite, pour fils et père, c'est vous qui l'interpréter sous le prisme de la Trinité, pas la Bible, la preuve :


Voici tout d’abord quelques notions élémentaires :
 
1- Les livres de l’Ancien Testament mentionnent de façon unanime qu’Allah est Seul et Unique ; Il n’a ni femme ni enfant, Il est Vivant et ne meurt pas, Il est Capable de toute chose et rien ne Lui est semblable au niveau de Son Être et de Ses Attributs. Ces notions y sont si notoires et si abondantes qu’il n’est pas nécessaire de citer les Textes correspondants.
 
2- La Thora interdit dans divers passages d’adorer un autre que Dieu.[url=#_ftn1][1][/url] Elle ordonne même de tuer quiconque prêche d’adorer une divinité en dehors d’Allah, quant bien même ce prêcheur serait un prophète auteur de miracles grandioses. Elle ordonne notamment de lapider quiconque vénère un autre que le Très-Haut ou encourage à le faire ; peu importe que l’auteur de ce crime soit un homme ou une femme ou que la personne à qui il encourage de le faire soit un proche ou un ami.
 
3- Certains passages de la Thora formule qu’Allah est « pur » de toute ressemblance avec quoi que ce soit de Sa création. Elle dit notamment : «  Et le SEIGNEUR vous a parlé du milieu du feu : une voix parlait et vous l’entendiez, mais vous n’aperceviez aucune forme, il n’y avait rien d’autre que la voix…Prenez bien garde à vous-mêmes : vous n’avez vu aucune forme le jour où le SEIGNEUR vous a parlé à l’Horeb, du milieu du feu. N’allez pas vous corrompre en vous fabriquant une idole, une forme quelconque de divinité, l’image d’un homme ou d’une femme, etc. »[url=#_ftn2][2][/url] Certains passages du Nouveau Testament soulignent également qu’il n’est pas possible de voir Dieu sur terre, en voici un passage : « Personne n’a jamais vu Dieu. »[url=#_ftn3][3][/url] Dans un autre passage, il est précisé : « que nul homme n’a vu ni ne peut voir. »[url=#_ftn4][4][/url] Un troisième passage nous apprend : « Dieu nul ne l’a jamais contemplé. »[url=#_ftn5][5][/url]
 
Ainsi, rien ne ressemble à Allah et personne ne peut le voir sur terre ; toute entité que l’œil peut discerner ne peut en aucun cas être un dieu, bien qu’elle puisse être désignée par « Dieu » ou « Seigneur » dans les paroles d’Allah, des prophètes ou des apôtres. Il n’est pas pertinent en effet de se fier à des passages qui vont à l’encontre de la raison au dépend d’autres passages conformes à la raison. Par ailleurs, de nombreux passages de la Bible utilisent le terme « dieu » pour désigner l’ange, Moïse, les juges des tribus d’Israël ou l’homme parfait. Il est même employé pour le commun des hommes ou encore pour Satan le maudit. Néanmoins, dans les différents cas où il ne désigne pas Allah, il prend le sens particulier à la personne qu’il désigne et au contexte de sorte qu’aucune confusion ne soit possible dès le premier abord. Il n’est pas pertinent de s’inspirer de certains passages où un homme est qualifié de « dieu » ou de « fils de Dieu » et de délaisser tant les preuves rationnelles que textuelles démontrant qu’ils prennent un sens particulier.
 
4- Aucun prophète et aucune révélation céleste n’a fait mention du dogme de la Trinité. Aucun texte de la Thora actuelle ne l’évoque ne serait-ce que par allusion. Les savants juifs depuis l’époque de Moïse (u) jusqu’à nos jours ne reconnaissent pas la Trinité et ils n’admettent pas qu’elle soit imputée à leurs livres. Si la Trinité avait une origine, il aurait incombé à Mûsâ et à tous les autres prophètes des tribus d’Israël dont ‘Îsâ fait partie, de l’édifier clairement. Les prophètes avaient pour mission de mettre toutes les lois de la Thora en pratique. Or, selon les chrétiens, la croyance en la Trinité est le seul secours pour les hommes. Comment expliquer alors qu’aucun prophète n’en a fait l’axe de sa mission, au moment où il expose des vérités bien moins importantes ? Il prend la peine d’enseigner certaines lois à plusieurs reprises afin de mieux les ancrer dans les consciences et de confirmer de façon éloquente qu’il faut les mettre en pratique. Certaines lois sont passibles, pour celui qui les délaisse, de la peine de mort. Comment Jésus (u) qui clôt pourtant la prophétie juive, et qui est l’une des trois hypostases pour les chrétiens, est-il monté au ciel sans avoir auparavant expliqué ce dogme de façon claire et de mettre d’emblé un terme à toute interprétation erronée ? Il aurait pu dire par exemple que Dieu est composé de trois hypostases : le Père, le Fils, et le Saint Esprit. Sans oublier de préciser que le Fils a tel lien avec le Père ou encore qu’il n’est pas possible de comprendre cette relation, etc.
 
En vérité, les chrétiens ne détiennent aucune preuve en faveur de leur dogme. Ils se contentent de donner les interprétations les plus invraisemblables aux textes les plus formels. L’auteur de Mîzân el Haq, le prêtre D. Fandar pose la question suivante dans un autre ouvrage intitulé Miftâh el Asrâr : « Pourquoi le Christ n’a-t-il pas enseigné aux hommes de façon explicite la question de sa divinité ? Pourquoi n’a-t-il pas déclaré clairement en deux mots : « C’est moi Dieu » ? » Question à laquelle il répond lui-même en ces termes : « Personne n’était en mesure de comprendre cette union et cette unité avant qu’il ne reviennent du monde des morts et de monter au ciel. S’il avait dit : « C’est moi Dieu », les hommes auraient compris qu’il était de sa personne humaine alors que c’est complètement faux. Il y a beaucoup de choses à propos desquelles il informa ses disciples : « J’ai encore bien des choses à vous dire mais vous ne pouvez les porter maintenant »[url=#_ftn6][6][/url] C’est pourquoi, les prêtres juifs ont maintes fois cherché à s’emparer de lui et à le lapider. Il a donc évoqué sa divinité uniquement par énigme lorsqu’il se trouvait au milieu d’eux. »
 
En réfutation aux paroles du Docteur Fandar, nous pouvons dire premièrement : la teneur de sa réponse est très faible. Il prétend en effet qu’il n’était possible pour personne d’appréhender la Trinité dans son essence et la divinité du Christ, du temps où il était sur terre. Il aurait très bien pu dire cependant aux apôtres et aux juifs que la relation d’union entre son corps et la deuxième hypostase est une notion qui sort de leur entendement. Il leur suffit simplement d’être convaincu qu’il est un dieu sans chercher à aller plus loin ; il n’est pas dieu par son corps mais par la relation d’union que leur entendement n’est pas en mesure d’appréhender. Le plus étonnant, c’est que ce mystère se prolongea également après que le Messie soit monté au ciel. Aujourd’hui encore, aucun savant chrétien n’est en mesure d’expliquer cette relation. Dans leurs écrits, les aveux dans ce sens abondent. Il suffit pour s’en rendre compte d’ouvrir l’Encyclopédie du Livre Saint en sachant que plus de vingt théologiens ont participé à son élaboration. Une confusion flagrante y règne pour simplement définir le terme de la « Trinité ».
 
Nous disons deuxièmement : pourquoi Jésus aurait-il peur d’avouer sa divinité aux juifs si ce n’est par énigme ? Pourtant, n’est-il pas selon vous, le rédempteur venu aux hommes pour racheter leurs péchés à travers la Crucifixion ! Ne savait-il pas que les juifs allaient le poser sur la croix ! Comment dès lors, aurait-il peur d’expliquer devant eux le dogme fondamental qui seul est à même de sauver l’humanité ? Comment le Dieu Créateur de la terre et des cieux, aurait-Il peur dans Son infini Grandeur de l’un des peuples les plus vils de la terre ? Pourtant, certains prophètes juifs furent soit assassinés soit persécutés par leur peuple, mais cela ne les a pas empêchés de propager la vérité sans la moindre craindre !
Le Christ lui-même fut très sévère envers les scribes et les Pharisiens qu’il traita d’hypocrites, de guides aveugles, d’ignorants, de serpents et de vipères. Il a dévoilé tous leurs agissements en public à tel point que certains légistes lui ont fait remarquer que ces insultes les concernaient également.[url=#_ftn7][7][/url] Comment peut-on imaginez après les avoir dénoncés aussi violement que le Christ éprouvait de la crainte envers les juifs à tel point qu’il s’est abstenu de leur exposer  le dogme fondamental à l’origine de leur rédemption ? Comment peut-on se faire à l’encontre d’un homme aussi noble, une image aussi vile ?
 
La raison réfute la Trinité :
 
Les chrétiens sont convaincus à la fois que la Trinité est effective et que l’Unicité est effective. Pourtant, la Trinité implique forcément la présence d’un nombre supérieur à un. Plusieurs éléments effectifs ne peuvent correspondre à un seul élément effectif. Les opposés ne peuvent en aucun cas se réunir. L’Être Suprême ne peut correspondre à plusieurs être à la fois. Les adeptes de la Trinité ne peuvent par conséquent se revendiquer monothéistes car une entité unique effective ne peut à la fois être le tiers d’une autre entité unique qui serait composé par l’ensemble de trois entités différentes. Quant au chiffre trois, il est possible de le diviser en trois parties qui correspond chacune à une seule entité et dont le tout correspond effectivement à trois. L’un de ses éléments concrets fait partie intégrante de cette trinité. Si on rassemble l’unité et la trinité dans un même réceptacle, cela implique que la partie soit le tout et que le tout soit la partie. Cela implique également que l’unité soit le tiers d’elle-même, ce qui correspond à trois exemplaires du chiffre trois ; et que le chiffre trois soit le tiers de cette unité, ce qui correspond à trois exemplaires d’elle-même. L’esprit le plus élémentaire réfute d’emblé toutes ses implications à la fois.
 
Ainsi, il est impossible d’affilier la Trinité effective au Très-Haut. C’est pourquoi, si l’on trouve un texte chrétien qui en apparence est un argument en faveur de la Trinité, il faut absolument l’interpréter de façon à le faire correspondre à la fois aux autres textes et à la raison étant donné que tant les textes que la raison témoignent qu’il est impossible d’affilier la Trinité à Dieu.
George Sal (ou Seal) a traduit en anglais le Coran paru en 1836 de l’ère chrétienne et à l’intérieur duquel il offre certaines recommandations à ses coreligionnaires, dont notamment : « N’apprenez pas aux musulmans les questions qui vont à l’encontre de la raison car ils ne sont pas des idiots afin que vous puissiez l’emporter sur eux, comme la question de vouer le culte à une image ou le « ‘Ashâ e-Rabbânî ». Bon nombre de ses questions leur sont en effet familières. Toute église où ses choses sont présentes ne peut en tout état de cause les attirer. »
Un tel aveu de la part d’un prêtre démontre que sa religion est basée sur des principes contraires à la raison. En vérité, les adeptes d’une telle religion sont de vrais païens. Les savants musulmans affirment qu’il n’existe pas de confession plus puérile et de plus éloigné de la raison que celle de la religion chrétienne, comme il n’existe pas un dogme plus erroné et plus facilement réfutable que le dogme chrétien.



[url=#_ftnref1][1][/url] Voir à titre d’exemple : L’Exode ; 20.3, 4, 5, 23 et 34. 14 et 17, Deutéronome ; 13.1-11et 17.2-7.  
[url=#_ftnref2][2][/url] Deutéronome ; 4.12 et15-18.
[url=#_ftnref3][3][/url] Jean ; 1.18
[url=#_ftnref4][4][/url] Premier Épitre à Timothée ; 6.16
[url=#_ftnref5][5][/url] Premier Épitre de Jean ; 4.12
[url=#_ftnref6][6][/url] Jean ; 16.12
[url=#_ftnref7][7][/url] Voir : Mathieu ; 23.13-37 et Luc ; 11.37-53.

Si vous voulez parlez de la Trinité, ouvrez un autre sujet SVP, restons sur le sujet que vous avez ouvert, à savoir si Mohamed est un prophète envoyé par Dieu aux Arabes et plus particulièrement le prophète dont parle Jésus quand il annonce le Consolateur, puisque c'est ce que vous affirmez.

Dites-moi comment ce Consolateur annoncé par Jésus peut-il être votre prophète, quand Jésus annonce à ses 12 Apôtres que c'est à eux qu'il va envoyer ce nouveau consolateur, pour qu'il soit avec eux toujours, mais surtout EN EUX ?  Comme ce Consolateur peut-être votre prophète, quand Jésus leur dit "VOUS VOUS LE CONNAISSEZ, car il demeure auprès de vous" ?

Expliquez-nous comme Mohamed qui est né plus de 500 ans plus tard, peut-il être ce Consolateur que Jésus a envoyé à ses Apôtres pour qu'il soit avec eux toujours et en eux, et pour qu'il le connaisse déjà, car il était déjà au milieu d'eux ?
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Message par Citizenkan le Mar 8 Mar - 19:06

@Petero a écrit:

Continuons a examiner ce qui est dit dans ce prêche :



Déjà, je remarque que vous avez volontairement oublier de citer la première annonce que Jésus a faite sur ce Consolateur  

Reprenons toutes ces annonces :

16 Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur, pour qu'il demeure toujours avec vous;  17 C'est l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point: mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure au milieu de vous; et il sera en vous. (Jean (CP) 14)

26 Mais le Consolateur, l'Esprit-Saint, que mon Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. (Jean (CP) 14)

26 Lorsque le Consolateur que je vous enverrai d'auprès du Père, l'Esprit de vérité qui procède du Père, sera venu, il rendra témoignage de moi. Et vous aussi, vous me rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement." (Jean (CP) 15)

7 Cependant je vous dis la vérité: il vous est bon que je m'en aille; car, si je ne m'en vais pas, le Consolateur ne viendra pas en vous; mais si je m'en vais, je vous l'enverrai. 12 J'ai encore beaucoup de choses à vous dire; mais vous ne pouvez les porter à présent.  13 Quand le Consolateur, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous guidera dans toute la vérité. Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.
14 Celui-ci me glorifiera, parce qu'il recevra de ce qui est à moi, et il vous l'annoncera.  15 Tout ce que le Père a, est à moi. C'est pourquoi j'ai dit qu'il recevra ce qui est à moi, et qu'il vous l'annoncera. (Jean (CP) 16)(Jean (CP) 16)


Quand on ne triche pas, et qu'on n'oublie pas volontairement de citer la première annonce de Jésus, on voit de suite que Jésus ne parle pas de l'envoi d'un nouveau prophète à ses Apôtres, car c'est à eux qu'il annonce l'envoi de ce nouveau consolateur. C'est eux qui vont le recevoir.

On voit qu'il ne s'agit pas d'un prophète, car Jésus dit :  "ET IL SERA EN VOUS", "POUR TOUJOURS" et qui plus est il indique à ses Apôtres, que ce Nouveau Consolateur, ils le connaissent déjà, car il est au milieu d'eux.

Mais comment osez-vous faire passer ce Consolateur pour votre prophète, en piquant ces paroles de Jésus ?  Comment pouvez-vous dire que vous aimez Jésus, quand vous trichez ainsi avec ses paroles ?

Je suis scandalisé que vous faite passer votre prophète pour ce Consolateur qui va être envoyé aux Apôtres à qui Jésus s'adressait, ses 12 Apôtres !!!





Pour le Paraclet, je vous renvoie à cet article :

http://www.mizab.org/#!le-paraclet/c1d3h


J'ai déjà échangé sur la chose sur majlis où je disais notamment à un chrétien :


Je suis désolé, j’ai fait un lapsus… la version œcuménique française, bien qu’à priori elle rejoigne en général la version arabe contemporaine dit bien : « le prince de ce monde » tout comme l’auteur qui est l’objet de notre polémique. Par ailleurs, André Chouraqui dont la version est souvent conforme à la version œcuménique, mais dont la traduction est plus littéral parle pour sa part de « la tête de cet univers » ; ce qui rejoint la version arabe qui utilise un terme proche, qui est « le chef de ce monde ». Mais, me direz-vous, c’est aussi un sens proche de « prince »… il est d’ailleurs intéressant de constater que Chouraqui reste fidèle à ses principes et garde « la tête de cet univers » pour Jean v. 16.11, qui parle de Satan mais aussi pour v. 12.31, Or, pour Esaïe v. 9.5, il choisit le terme « prince » dans l’expression « prince de la paix »… le débat philologiques et étymologiques reste donc ouvert…
Pour revenir à votre raisonnement, je vois que vous avez compris la pensée de l’auteur, il n’y a donc aucune raison de vous l’expliquer, et j’en conclus, que la polémique n’est pas basée sur un malentendu, ce qui est un pas immense dans le débat, car souvent il faut trouver un terrain d’entente avant d’entamer quoi que ce soit, ce qui, à mes yeux, est pourtant l’étape la plus difficile…
bien que selon moi, le contexte parle du Paraclet (indépendamment du fait de savoir qui il désigne) ; d’ailleurs Jésus dit plus loin v. 16. : « Si je ne pars pas le Paraclet ne viendra pas à vous ; si, au contraire je pars, je vous l’enverrai. (nous pouvons bien discuter sur cette dernière phrase) Et lui, par sa venue, il confondra le monde en matière de péché, de justice, et de jugement. » Il n’est donc pas question de Satan, mais Dieu seul le sait !
 
Tout d’abord Amîn ! Ensuite, je voulais dire le prince de ce monde, excusez-moi pour l’abréviation. L’analyse que vous proposez est très enrichissante (entre parenthèse, en aucun point mon message ne laisse entendre que la recherche est inutile… ce ne serait vraiment pas digne… j’ai voulu simplement réorienter le débat, car après relecture, j’ai mieux appréhender les contours de votre message… et j’ai senti finalement que nos objectifs se différenciaient légèrement… ce n’est nullement une machination de ma part, et je n’ai voulu en aucun cas vous offensé… si tel est le cas, j’en suis désolé… si je devais accepter que l’on est une mauvaise opinion de moi, ce serait volontiers pour mes idées et non à cause de mon indécence…) voila la parenthèse fermée merci à vous et à votre ami…
 
En fait, en réalité, la suite du verset semblait du départ évidente, je veux dire des 2 points de vue… la difficulté résidait réellement dans le terme « le prince de ce monde »… mais j’ai une autre interprétation à donner sur le sens de la suite en question. En fait, quand Jésus dit – selon notre auteur – : « Le prince de ce monde va venir, et je n’ai aucune autorité. » ; je ne retiens pas forcément l’interprétation proposée, même s’il est vrai qu’elle est peut-être sous entendue, si bien sûr, elle fait allusion au Paraclet non à Satan.
 
Un autre auteur musulman du 14ème siècle du nom d’ibn Taïmiya donne sa propre explication de la chose, en s’appuyant de la même version que l’auteur…
 
En fait, selon cette interprétation Jésus affirme qu’il n’a aucune autorité devant le décret de Dieu comme le confirme le passage suivant « moi, je prierai le père : il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec vous pour toujours.» Jean ; 14.15-19 Donc, Dieu fera venir cet homme grâce aux invocations de Jésus à Dieu le Père…  ce qui explique l’autre verset : « je vous l’enverrai » c’est-à-dire grâce à mes prières… donc Dieu est celui qui l’envoie. Pour preuve : « Le Paraclet, l’esprit de vérité que mon père enverra, vous enseignera toute chose. » Jean ; 14.26 La suite du verset : « Il vous fera connaître tout ce qui vient du père. » dissipe l’énigme autour de : all' (mais) hina (pour) gnôi (qu'il sache) ho kosmos (le monde) hoti (que) agapô (j'aime) ton patéra (le père)... mais Dieu seul le sait !
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Message par Citizenkan le Mar 8 Mar - 19:12

@Petero a écrit:

Si vous voulez parlez de la Trinité, ouvrez un autre sujet SVP, restons sur le sujet que vous avez ouvert, à savoir si Mohamed est un prophète envoyé par Dieu aux Arabes et plus particulièrement le prophète dont parle Jésus quand il annonce le Consolateur, puisque c'est ce que vous affirmez.

Dites-moi comment ce Consolateur annoncé par Jésus peut-il être votre prophète, quand Jésus annonce à ses 12 Apôtres que c'est à eux qu'il va envoyer ce nouveau consolateur, pour qu'il soit avec eux toujours, mais surtout EN EUX ?  Comme ce Consolateur peut-être votre prophète, quand Jésus leur dit "VOUS VOUS LE CONNAISSEZ, car il demeure auprès de vous" ?

Expliquez-nous comme Mohamed qui est né plus de 500 ans plus tard, peut-il être ce Consolateur que Jésus a envoyé à ses Apôtres pour qu'il soit avec eux toujours et en eux, et pour qu'il le connaisse déjà, car il était déjà au milieu d'eux ?


Pour le Paraclet, je vous ai répondu, le consolateur viendra après la destruction du Temple, comme le démontre cet article :

http://www.mizab.org/#!the-kingdom-of-heaven/crjv
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Message par Petero le Mar 8 Mar - 20:50

@citizenkan a écrit:
En fait, selon cette interprétation Jésus affirme qu’il n’a aucune autorité devant le décret de Dieu comme le confirme le passage suivant « moi, je prierai le père : il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec vous pour toujours.» Jean ; 14.15-19 Donc, Dieu fera venir cet homme grâce aux invocations de Jésus à Dieu le Père…  ce qui explique l’autre verset : « je vous l’enverrai » c’est-à-dire grâce à mes prières… donc Dieu est celui qui l’envoie. Pour preuve : « Le Paraclet, l’esprit de vérité que mon père enverra, vous enseignera toute chose. » Jean ; 14.26 La suite du verset : « Il vous fera connaître tout ce qui vient du père. » dissipe l’énigme autour de : all' (mais) hina (pour) gnôi (qu'il sache) ho kosmos (le monde) hoti (que) agapô (j'aime) ton patéra (le père)... mais Dieu seul le sait !

Déjà, où est-ce que vous avez vu que Jésus parle d'un homme !!! Jésus dit, en parlant de ce nouveau paraclet ou consolateur : "l'Esprit de Vérité", qu'il va nous envoyer d'auprès du Père. Ce qui veut dire que cet Esprit, il se trouve auprès du Père, tout comme Jésus son Verbe, puisque Jésus nous a bien dit que lui aussi était sorti d'auprès du Père, et il précise "avant la fondation du monde" :

5 Et maintenant à vous, Père, glorifiez-moi auprès de vous, de la gloire que j'avais auprès de vous, avant que le monde fût. (Jean (CP) 17)

Puisque Jésus est Un avec Dieu, c'est Lui qui le dit, de fait c'est bien son Père et Lui qui ont envoyé ce Paraclet, d'autant plus que ce Paraclet nouveau n'est autre que leur propre Esprit. Ils sont donc obligés de l'envoyer ensemble, d'un commun accord.

J'attends toujours que vous m'expliquiez comme Mohamed a-t-il pu venir DANS les Apôtres de Jésus et rester avec eux jusqu'à la fin du monde, quand on sait que Mohamed est né plus de 500 ans après et qui plus est, il n'est pas resté avec ses compagnons. Pourquoi trichez-vous ainsi avec les Paroles de Jésus ? Est-ce si important pour vous de faire passer ce Consolateur pour Mohamed ?
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Message par Citizenkan le Mar 8 Mar - 22:31

@Petero a écrit:

Déjà, où est-ce que vous avez vu que Jésus parle d'un homme !!!  Jésus dit, en parlant de ce nouveau paraclet ou consolateur :  "l'Esprit de Vérité", qu'il va nous envoyer d'auprès du Père. Ce qui veut dire que cet Esprit, il se trouve auprès du Père, tout comme Jésus son Verbe, puisque Jésus nous a bien dit que lui aussi était sorti d'auprès du Père, et il précise "avant la fondation du monde" :

5 Et maintenant à vous, Père, glorifiez-moi auprès de vous, de la gloire que j'avais auprès de vous, avant que le monde fût. (Jean (CP) 17)

Puisque Jésus est Un avec Dieu, c'est Lui qui le dit, de fait c'est bien son Père et Lui qui ont envoyé ce Paraclet, d'autant plus que ce Paraclet nouveau n'est autre que leur propre Esprit. Ils sont donc obligés de l'envoyer ensemble, d'un commun accord.

J'attends toujours que vous m'expliquiez comme Mohamed a-t-il pu venir DANS les Apôtres de Jésus et rester avec eux jusqu'à la fin du monde, quand on sait que Mohamed est né plus de 500 ans après et qui plus est, il n'est pas resté avec ses compagnons. Pourquoi trichez-vous ainsi avec les Paroles de Jésus ? Est-ce si important pour vous de faire passer ce Consolateur pour Mohamed ?  


Vous devez distinguez entre votre interprétation des textes, et ce qu'ils disent réellement, force est de constater que vous n'êtes pas objectif, je vous ai renvoyé à 2 articles, les avez-vous lu ?

Ensuite, vous ne voulez pas parler de trinité, alors que c'est la pierre angulaire de vos réponses, comment expliquer-vous ce paradoxe ?

En attendant votre réponse, je poste deux liens qu'on vient de m'envoyer et qui sont en relation avec le sujet :

http://www.aimer-jesus.com/histoire_trinite.php

https://www.youtube.com/watch?v=9-qRPtJ3Z3o
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Message par Petero le Mar 8 Mar - 22:48

@citizenkan a écrit:


Vous devez distinguez entre votre interprétation des textes, et ce qu'ils disent réellement, force est de constater que vous n'êtes pas objectif, je vous ai renvoyé à 2 articles, les avez-vous lu ?

Ensuite, vous ne voulez pas parler de trinité, alors que c'est la pierre angulaire de vos réponses, comment expliquer-vous ce paradoxe ?

En attendant votre réponse, je poste deux liens qu'on vient de m'envoyer et qui sont en relation avec le sujet :

http://www.aimer-jesus.com/histoire_trinite.php

https://www.youtube.com/watch?v=9-qRPtJ3Z3o

déjà, je vous ai dis que j'étais prêt à parler de la Trinité, si vous ouvriez un sujet sur la Trinité. Vous avez ouvert ici un sujet sur Mohamed prophète des arabes, en faisant un lien avec les paroles de l'Apôtre Jean et de Jésus, alors tenez-vous en au sujet SVP.

Vous ne m'avez toujours pas expliqué comme Mohamed a-t-il pu être envoyé aux 12 Apôtres de Jésus, en eux, et rester avec eux jusqu'à la fin du monde et comment ils faisaient pour le connaître déjà et comment Mohamed faisait pour être déjà là, présent au milieu d'eux, dixit Jésus ?

Visiblement vous être incapable d'apporter une explication sur cela et de fait vous essayer de m'entraîner sur un autre sujet.

Ouvrez un sujet sur la Trinité et je vous rejoins. Et si vous avez du courage, répondez aux questions que je vous ai posé sur le Consolateur qui serait Mohamed, j'attends toujours avec impatience votre explication.
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Message par Citizenkan le Mer 9 Mar - 4:31

@Petero a écrit:

déjà, je vous ai dis que j'étais prêt à parler de la Trinité, si vous ouvriez un sujet sur la Trinité. Vous avez ouvert ici un sujet sur Mohamed prophète des arabes, en faisant un lien avec les paroles de l'Apôtre Jean et de Jésus, alors tenez-vous en au sujet SVP.

Vous ne m'avez toujours pas expliqué comme Mohamed a-t-il pu être envoyé aux 12 Apôtres de Jésus, en eux, et rester avec eux jusqu'à la fin du monde et comment ils faisaient pour le connaître déjà et comment Mohamed faisait pour être déjà là, présent au milieu d'eux, dixit Jésus ?

Visiblement vous être incapable d'apporter une explication sur cela et de fait vous essayer de m'entraîner sur un autre sujet.

Ouvrez un sujet sur la Trinité et je vous rejoins. Et si vous avez du courage, répondez aux questions que je vous ai posé sur le Consolateur qui serait Mohamed, j'attends toujours avec impatience votre explication.


Encore une fois, vous devez distinguer entre votre interprétation de la Bible, et ce qu'elle dit réellement, je vous est déjà démontré plus haut que le consolateur était un homme, je vais en refaire la démonstration ici, et ensuite, quand il dit présent au milieu d'eux, il s'agit au milieu des croyants, et en effet, cela aura lieu jusqu'à la fin des temps, quand Jésus va revenir sur terre :

http://www.mizab.org/#!pourquoi-is-doit-il-revenir-sur-terre/cumn

Sinon, expliquez-moi comment les apôtres eux-mêmes puissent rester jusqu'à la fin des temps, alors que morts ?

Voici pour le Paraclet, le consolateur, le prince du monde...

Le texte ci-dessous vient d'un ami converti :


Le Paraclet a-t-il toujours été considéré comme étant le Saint-Esprit chez les chrétiens?
 



Plusieurs chrétiens croient que le Paraclet est le Saint-Esprit. C'est la raison pour laquelle, dans cet article, nous allons voir comment d'autres branches du Christianisme ont identifiés le Paraclet promit par Jésus.


Voici la preuve que plusieurs chrétiens croyaient (ou croient encore) que le Paraclet n'était pas le Saint-Esprit, mais un prophète, un homme.

L'un des premiers à s'être déclaré comme étant le Paraclet et qui a été suivit par une foule de personne était Montan :



Rahmatullah al-Hindi dit :

Qu'avant la venue de notre Prophète plusieurs imposteurs avaient prétendu être le Paraclet annoncé dans l'Evangile. Montanus, Chrétien du 2ème siècle, d'une grande austérité de moeurs, et l'homme le plus pieux de son temps, annonça vers l'an 177 qu'il était le Paraclet dont le Christ avait parlé, et réunit autour de lui un parti considérable. William Mure raconte l'histoire de Montanus et de sa secte dans son ouvrage en langue d'Urdu (indo-pakistanaise) :

"On a soutenu", dit-il, "que Montanus avait prétendu être le Paraclet, c'est-à-dire, le Saint-Esprit consolateur : il était fort pieux et de moeurs austères, et c'est à cause de cela que beaucoup de gens se laissèrent entraîner par lui" (Livre II, chap. III).

On voit que les Chrétiens des premiers siècles attendaient la venue du Paraclet.


Manifestation de la vérité de Rahmatullah al-Hindi, prophéties de Muhammad (sws) dans la Bible, page 227-228.


Voici des preuves qui corroborent ceci :

Will Durant dit :

Montan lui-même prophétisait avec une extase si éloquente que ses disciples phrygiens, cédant au même enthousiasme religieux qui avait autrefois engendré Dionysos saluèrent en lui le Paraclet promis par Jésus. Will Durant, histoire de la civilisation, tome IX ; page 255.



Il est dit dans l'ouvrage histoire du Christianisme :

Toutes ces nouveautés étaient rapportées à la révélation du paraclet, qui était venu compléter celle du christ, lui ajouter quelque chose ou du moins la rendre plus explicite, voire rétablir ce qui avait été un temps négligé, ce qui était considéré par leurs adversaires comme mettant en cause l'autorité des Écritures. Et parce qu'eux-mêmes avaient l'esprit, les montanistes qualifiaient de "psychiques" ceux qui partageaient pas leur conviction. Il faudrait ici pouvoir vraiment distinguer entre ce qui relève de l'héritage de la nouvelle prophétie et ce qui provient de traditions locales ; ainsi Tertullien se désintéresse de certains aspects du montanisme originel : il insiste peu sur la prophétie, sur l'imminence de la  parousie, omet de parler de Pépuze,  et il est bien clair  "qu'il changea le montanisme au moins autant qu'il fut changé par lui". Il faudrait aussi pouvoir contrôler les dires des hérésiologues par les textes de ceux qu'ils attaquent. Ainsi plusieurs d'entre eux accusent les montanistes de dire que Montan était lui-même le Paraclet, ou Montan lui-même de se dire le Paraclet, alors que les prophètes, en disant "je suis le Seigneur Dieu tout-puissant descendu dans un homme" ou "je suis parole, esprit, puissance" entendaient seulement se présenter, comme on l'a dit, comme des instruments, des porte-parole de la divinité. De fait, un auteur ancien comme Firmilien dit seulement que l'Esprit "a parlé par la bouche de Montan et de Prisca". Cette accusation semble pourtant confirmée par quelques textes et pratiques postérieures – ainsi le baptême au nom du Père, du Fils et de Montan, mais on est là, visiblement, au-delà du montanisme originel. Par ailleurs, les accusations qui chargent les montanistes (ou du moins certains groupes montanistes) de toutes sortes de crimes, jusqu'au meurtre rituel d'un enfant, ne sont que des lieux communs de la polémique contre des groupe minoritaires de dissident ou de fausse interprétations de pratiques existant chez eux. Le montanisme, finalement, a échappé à ses initiateurs, qui au départ, dans le prolongement de traditions anciennes, demandaient seulement aux communautés "d'accueillir les charismes de l'Esprit". Histoire du Christianisme, volume 1, page 526-527, éditions Desclée.


Tertullien nous fait part de certaines sectes chrétiennes qui affirmaient que le Paraclet n'était pas descendu sur les disciples, mais plutôt sur Montan :

Il vient encore d'autres hérétiques qui ont reçu leur nom des Phrygiens; mais ils se divisent dans leur doctrine. Les uns suivent Proclus et s'appellent de son nom ; les autres du nom d'Eschine. Ils ont, les uns et les autres, des blasphèmes qui leur sont communs et des blasphèmes qui leur sont particuliers, et servent à les distinguer. Voici les blasphèmes qui leur sont communs. Premièrement, le Saint-Esprit résidait dans les Apôtres, mais ils n'eurent pas le Paraclet. En second lieu, le Paraclet a révélé à Montan plus de vérités que le Christ n'en déposa dans son Évangile ; non seulement plus de vérités, mais des vérités plus capitales et d'un ordre plus relevé. Le blasphème particulier de ceux qui suivent Eschine, consiste à dire que le Christ est tout à la fois le Fils et le Père. Tertullien, Des Prescriptions contre les Hérétiques, LII. http://jesusmarie.free.fr/tertullien_des_prescriptions_contre_les_heretiques.htm



Intéressant, par la suite Tertullien l'un grands et premiers Père de l'Église, (celui qui a instauré la Trinité) s'est converti par la suite au montanisme (selon certain il serait redevenu catholique, mais le site jesusmarie dit qu'il est mort dans cette secte) et a vu en Montan le Paraclet annoncé par Jésus :

Une coïncidence malheureuse voulut que l'hérésie de Montan trouvât alors des disciples parmi les Eglises d'Afrique. Ce sectaire, né en Phrygie, poussé par un orgueil que nous ne savons comment caractériser, se persuada , ou essaya de se persuader qu'il n'était rien moins que l'Esprit saint. Lorsque l'on cherche par quels raisonnements il parvint à cette ridicule illusion, on trouve à ce sectaire quelque ressemblance avec nos réformateurs et les utopistes de notre époque. Il prétendait que Dieu n'ayant point voulu manifester tout d'un coup les desseins de sa providence sur le genre humain, ne lui dispensait que par degrés et avec une sorte d'économie les vérités et les préceptes qui devaient l'élever à la perfection.

Ainsi d'abord il donne des lois aux Israélites , qu'il invite à la soumission par la sanction des châtiments ou par l'attrait des récompenses. Il envoie ensuite des prophètes qui élèvent l'intelligence de son peuple. Après les prophètes, arrive la révélation beaucoup plus complète de Jésus-Christ. Mais le Rédempteur ne dissimulait point à ses disciples qu'il réservait pour d'autres moments les vérités importantes qu'ils n'étaient pas encore capables de porter. D'où viendra cette seconde révélation? du Paraclet, que le Sauveur, montant aux cieux, promit à la terre. Montan se dit : Ce Paraclet, c'est moi.

[...]

A ceux qui objectaient aux Montanistés que le Saint-Esprit était déjà venu, les hérétiques répondaient que le Saint-Esprit avait inspiré les Apôtres. Mais ils distinguaient le Saint-Esprit du Paraclet. Ce dernier avait inspiré Montan, selon quelques-uns. Suivant d'autres, Montan était le Paraclet lui-même. Le sectaire laissa un livre de prophéties; Priscilla et Maximilla, certaines sentences. Les adeptes mettaient cette dernière révélation au-dessus de ce qu'avaient enseigné Jésus-Christ et ses disciples.

Les doctrines inexorables que nous exposions tout à l'heure, avaient quelque affinité avec les tendances de Tertullien. Il les embrassa avidement. Les hommes, d'ailleurs, portent au fond d'eux-mêmes je ne sais quel respect pour l'austérité des moeurs, et se laissent prendre volontiers a la puissance du merveilleux et du surnaturel. Qu'il nous soit permis de croire au moins que le prêtre de Carthage, en quittant son drapeau, ne céda qu'à des illusions généreuses.

Dès ce moment sa gloire et son autorité l'abandonnent. Le pape saint Zéphyrin le frappe d'anathème; ou, si cet anathème est un fait douteux, les Pèrés de l'Eglise qui le suivent de loin ou de près parlent de lui comme d'un hérétique. Saint Cyprien, qui l'avait tant chéri, ne veut pas, dans un concile, se servir de son témoignage, parce qu'il a été infidèle à sa foi primitive. «Je ne dis rien de plus de Tertullien, s'écrie saint Jérôme, sinon qu'il a cessé d'être l'homme de l'Eglise,» Saint Vincent de Lérins ne voit plus en lui qu'un déserteur. Ecoutons encore saint Augustin : «Tertullien est tombé dans l'hérésie , parce qu'embrassant la secte des Cataphryges qu'il avait combattus, il condamna comme un adultère les secondes noces, au mépris de la doctrine apostolique. » Enfin tous les éloges se retirent de |x l'infidèle. Tertullien reste seul avec son génie tombé, ruine immense que ne vivifie plus le soleil de la grâce, et où germent les fruits de l'orgueil à la place des fruits de l'humilité.


http://www.tertullian.org/french/g1_02_vie_de_tertullien.htm



Le site jesusmarie relate quelques erreurs de Tertullien, et parmi celle-ci, il y a le fait qu'il croyait que le Paraclet n'était pas le Saint-Esprit, mais un prophète du IIè siècle appelé Montan :

Les Erreurs de Tertullien

---- Le Saint-Esprit a été donné aux Apôtres; mais il n'avait pas entièrement formé, ni enseigné l'Eglise par leur ministère: il s'était réservé des vérités plus capitales. La manifestation de ces vérités devait avoir lieu par Montan ou le Paraclet, dernier Messie qui achèverait la révélation.


http://jesusmarie.free.fr/tertullien.html#erreurs



Voici des textes clairs où tertullien reconnait en Montan l'Esprit :

IX. Les Apôtres ont tout enseigné, tout évangélisé, conformément à la doctrine de Dieu. Où trouves-tu qu'ils aient rétabli le précepte de fuir de ville en ville? Assurément ils ne pouvaient imposer l'obligation de fuir, si contraire à leurs propres exemples, eux qui, du fond des cachots et des îles où les avait relégués la persécution, non pas pour avoir fui, mais pour avoir confessé le Seigneur, écrivaient aux Eglises. Paul ordonne de soutenir les faibles; bien entendu qu'ils ne fuyaient pas; comment aurait-on pu soutenir des absents? S'il dit qu'il faut soutenir par la patience ceux qui ont. failli par la faiblesse de leur foi, consoler les pusillanimes, ce n'est pas les engager à fuir. Quand il nous recommande «de ne pas donner entrée au démon,» il ne nous donne pas le conseil de fuir, mais il nous apprend à modérer la colère. S'il dit «qu'il faut racheter le temps parce que les jours sont mauvais,» c'est par la sagesse de notre vie et non par la fuite qu'il veut que nous mettions le temps à profit. D'ailleurs, «celui qui nous ordonne de briller comme des enfants de lumière,» ne nous ordonne pas de nous cacher comme des enfants de ténèbres. «Il nous prescrit de rester inébranlables;» est-ce pour fuir? «de ceindre nos reins;» est-ce pour tourner le dos à l'Evangile, ou pour aller à sa rencontre? Il nous parle aussi d'armes qui ne
seraient pas nécessaires à des fugitifs, et parmi elles d'un «bouclier pour repousser les traits du démon,» en lui résistant, sans aucun doute, et en soutenant tous ses assauts. Jean nous ordonne «de livrer notre vie pour nos frères;» à plus forte raison pour le Seigneur: ce sacrifice ne peut s'accomplir en fuyant. Enfin, se souvenant de son Apocalypse, dans laquelle il avait entendu la sentence prononcée contre les pusillanimes, il nous avertit dans le même sens que la crainte sera réprouvée. «La crainte, dit-il, n'est pas où est l'amour. Mais l'amour parfait chasse la crainte; car la crainte aura pour supplice l'étang de feu. Celui qui craint n'est point parfait dans l'amour,» c'est-à-dire dans l'amour de Dieu. Or, qui fuira, sinon celui qui craint? Qui craindra, sinon celui qui n'a point aimé? Mais si vous interrogez l'Esprit (1), quel langage est plus agréable à l'esprit que celui-là? En effet, ce n'est pas à la fuite, mais au martyre, ou peu s'en faut, qu'il nous exhorte, si nous voulons être admis au nombre des siens (2). «Il est bon, dit-il, que vous soyez exposés aux regards des hommes. Celui qui n'est pas exposé aux regards des hommes, est exposé aux regards de Dieu. Ne rougissez pas lorsque la justice humaine vous traduit devant elle. Et de quoi rougiriez-vous? vous recueillez la louange. L'empire de Dieu s'établit, pendant que les hommes vous regardent (3).» De même ailleurs: «Ne demandez pas à mourir dans vos lits, dans des fièvres aiguës ou des maladies de langueur,» mais, plutôt «dans les tortures du martyre, afin de glorifier celui qui a souffert pour vous (4)


1. (1) Montan.

2. (2) Cette phrase est susceptible d'un double sens. Quelques commentateurs l'entendent ainsi: pour citer les paroles:

L'Omniloquium de Moreau se décide pour le sens que nous avons adopté.

3. (3) Prophéties de Montan.

4. (1) Prophéties de Montan.

Tertullien, DE LA FUITE PENDANT LA PERSÉCUTION. A FABIUS.


http://www.tertullian.org/french/g2_12_de_fuga.htm#2

http://jesusmarie.free.fr/tertullien_de_la_fuite_pendant_la_persecution.html



Venez nous dire encore que prêcher la sobriété, c'est être faux prophète, on que l'observer, c'est être hérétique. Pourquoi donc, vous qui niez que le Paraclet réside dans Montan, hésitez-vous à croire en Apicius ? Tertullien, Du Jeûne ou Contre les Psychiques, XII. http://jesusmarie.free.fr/tertullien_du_jeune_ou_contre_les_psychiques.html



---- L'Eglise a le pouvoir de remettre les péchés, diras-tu. ---- Je lui reconnais ce droit autant et plus que toi, moi qui reconnais dans les prophètes nouveaux (6) le Paraclet dont la sagesse me dit: l'Eglise a le pouvoir de remettre les péchés; seulement je n'en userai pas, de peur que l'on n'en profite pour pécher encore. Diras-tu que c'est là le langage d'un faux prophète? Loin de là! Il eût bien mieux convenu à un destructeur de la Foi, d'accréditer sa doctrine par des maximes d'indulgence, et d'incliner les autres au péché. Si donc il a prononcé cette sentence conformément à l'Esprit de vérité, l'Esprit de vérité, tout en pouvant accorder aux fornicateurs leur pardon, ne le veut pas à cause du mal qu'il ferait au plus grand nombre.

6. (1) Montan et Prisca.


Tertullien, DE LA PUDICITÉ.
http://www.tertullian.org/french/g3_17_de_pudicitia.htm




Si Tertullien a cru que le Paraclet était un homme, ceci suffi à répondre aux chrétiens qui disent que le Paraclet ne peut pas être le Prophète Muhammad (sws) parce qu'il était un homme. Car Tertullien était un très grand savant chrétien :

Quelque tache que le montanisme ait imprimée à la réputation de Tertullien, ses ouvrages n'ont pas laissé de le faire regarder comme un des plus illustres écrivains de l'Eglise. Saint Cyprien les estimait tellement, qu'il ne manquait pas d'en lire tous les jours; et souvent, quand il les demandait, il disait: Donnez-moi mon maître. Ruffin l'appelle le plus célèbre de tous ceux qui ont écrit, et Vincent de Lérins en fait un éloge qui n'a rien d'égal. Il est, selon lui, entre les auteurs latins ce qu'Origène est entre les Grecs. Egalement consommé dans les lettres divines et humaines, il a comme renfermé dans la vaste étendue de son Esprit et de sa mémoire toute la philosophie des sages du monde, les maximes de toutes les différentes sectes, avec ce qu'il y a de plus curieux dans l'histoire et dans les sciences. Presque toujours victorieux de ceux qu'il avait entrepris de combattre, il accablait ses ennemis par la force et par le poids de ses raisons, et ses ouvrages étaient comme autant de foudres qui ont réduit en cendres les blasphèmes des Juifs, des Gentils, des Gnostiques, et de tant d'autres qu'il a combattus dans ses écrits.
http://www.tertullian.org/french/g3_18_doctrine.htm



Un autre prophète s'étant proclamé Paraclet et ayant été suivie est Mani, qui est apparu à la même époque que Montan. Cependant, près de 200 ans plus tard, ces deux "Prophètes" avaient encore des adeptes qui reconnaissaient en eux le Paraclet. C'est ce que nous rapporte Saint Augustin (qui est né 200 ans après Tertullien) :

XXVI. Les Cataphrygiens. Montan, en qualité de Paraclet, et ses deux prophétesses, Priscilla et Maximilla, établirent cette secte d'hérétiques. Comme ils étaient nés dans la province de Phrygie, et qu'ils y avaient vécu, ils en donnèrent le nom à leurs adeptes. Aujourd'hui encore les habitants de ce pays suivent leurs erreurs. Selon eux, le Saint-Esprit, promis par le Sauveur, était sans doute descendu sur les Apôtres, mais ils en avaient eux-mêmes reçu une plus riche effusion. OEUVRES POLÉMIQUES. DES HÉRÉSIES. XXVI. Les Cataphrygiens. http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/augustin/polemiques/desheresies.htm#h26

Tu sais que les Manichéens, cherchant à faire mettre leur maître Manichée au nombre des apôtres, disent que l'Esprit-Saint, que le Seigneur a promis d'envoyer à ses disciples, est venu à nous en la personne de Manichée lui-même. Mais en admettant les Actes des Apôtres, où l'arrivée du Saint-Esprit est clairement rapportée, ils ne sauraient comment prouver que ce passage a été interpolé. Ils veulent, en effet, qu'il y ait eu avant Manichée même je ne sais quels corrupteurs des Livres saints, corrupteurs qui désiraient concilier la loi des Juifs avec l'Evangile. Or, ils ne peuvent soutenir que le passage concernant le Saint-Esprit est corrompu, à moins d'affirmer que ces corrupteurs ont lu dans l'avenir, et inséré dans leurs livres un fait qu'on invoquerait plus tard contre Manichée, quand celui-ci déclarerait que le Saint-Esprit a été envoyé en sa personne. Mais nous parlerons du Saint-Esprit une autre fois et plus en détail; pour le moment, revenons à notre sujet. OEUVRES POLÉMIQUES. DE L'UTILITÉ DE LA FOI. CHAPITRE III. SENS MULTIPLES DE L'ANCIEN TESTAMENT. http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/augustin/polemiques/utilitefoi.htm#_Toc20223190

Certains manichéens rejettent le livre canonique intitulé les Actes des Apôtres. Ils craignent d'y rencontrer la vérité avec trop d'évidence, lorsqu'il y est parlé de l'envoi du Saint-Esprit promis par Notre-Seigneur Jésus-Christ dans les évangiles
véritables. Ils trompent les hommes ignorants avec le nom de ce divin Esprit dont ils sont complètement éloignés; dans leur aveuglement prodigieux, ils prétendent que cette promesse du Seigneur s'est accomplie dans Manichée leur hérésiarque. C'est ce que font aussi les hérétiques appelés cathaphyrges ; ils disent que le Saint-Esprit que le Seigneur a promis est venu par je ne sais quels insensés , Montan et Priscille, dont ils font leurs prophètes.
LETTRES DE SAINT AUGUSTIN.QUATRIÈME SÉRIE. LETTRES CCXXXI - CCLXX LETTRES SANS DATE. LETTRE CCXXXVII. AUGUSTIN A SON BIENHEUREUX SEIGNEUR CÉRÉTIUS, SON VÉNÉRABLE FRÈRE ET COLLÈGUE, SALUT DANS LE SEIGNEUR. http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/augustin/lettres/s004/l237.htm


Ceci signifie clairement que pour une multitude de chrétien, le Paraclet n'était pas le Saint-Esprit, mais un prophète comme Jésus.

Il existe encore d'autres personnes qui se sont proclamés Paraclet :

Thomas d'Aquin dit qu'il existait une secte de chrétiens qui ne croyaient pas que le Paraclet était le le Saint-Esprit, mais une créature provenant du Père et du Fils :

Selon Chrysostome, on peut tirer de là un argument contre les macédoniens, qui disent que l'Esprit Saint est une créature, et ministre du Père et du Fils.
COMMENTAIRE DE L'ÉVANGILE DE SAINT JEAN, PAR SAINT THOMAS D'AQUIN, Docteur de l'Eglise, a) Jean 16, 5-6 – La promesse de l'Esprit Paraclet, page 1805.



Il existe encore d'autres personnes qui ont été reconnu comme le Paraclet :

-    Priscilien (Évêque d Avila en Espagne au IV siècle)

-    Vigilantius (Contre qui Jerome à écrit une lettre)

-    Zozime le Panapolitain (Egyptien)

-    Pérégrinus (Disciple de Priscilien)

-    Apulée de Madaure (Le Berbère qui a inventé les Anges Gardiens)

-    L'arabe Monoïme

-    Colorbaze




Intéressant, il n'y a pas si longtemps que cela, Simon Kimbangu est aussi le paraclet selon l'Eglise Kimbanguiste (en RDC) :

Tenue de la conférence internationale sur Papa Simon Kimbangu au  centre d'accueil et des conférences de Kinshasa. Conférence qui a proclamé solennellement que Papa Simon Kimbangu, fondateur de l'Eglise kimbanguiste, est le paraclet promis et envoyé par notre seigneur Jésus-Christ. http://www.ejcsk-france.com/CHRONOLOGIE_BIOGRAPHIQUE_DE_SIMON_KIMBANGU.html

5. Papa Simon Kimbangu a démontré l'omniprésence, propre à Dieu. Le don d'ibiquité fait de Papa Simon Kimbangu, une personne hors du commun, en tous cas, bien au delà de la sphère des prophètes et disciples. De ce point de vue, nous comprenons comment Papa Simon Kimbangu pouvait visiter en même temps, plusieurs milliers de familles humaines sur toute la planète en moins de dix minutes. Nous comprenons également comment Papa Simon Kimbangu pouvait mener une activité intense sur differents points de la planète alors qu'il était supposé être en prison à Lubumbashi. Le Seigneur Jesus Christ avait raison de nous avertir que l'Esprit de vérité qui sera toujours avec nous, le monde ne peut le recevoir parcequ'il ne peut ni le voir, ni le connaitre (Jean 14:16-17). Qui pouvait imaginer que le paraclet devrait être noir et vivre parmi les noirs pour toujours afin de les consoler, les libérer et les réhabiliter ! La couleur de la peau prise par le Saint Esprit sur terre lui a occasionné plusieurs difficultés réelles et même un rejet. On tenta ainsi, vainement d'instaurer des combinaisons humaines audacieuses pour démontrer que le Saint Esprit n'est pas une personne, mais une influence impersonnelle, une simple émanation divine, une colombe, du vent, etc... http://www.nekongo.org/communaute/mythekimbangu.html


Comment est-ce que Simon Kimbangu a fait pour séduire plusieurs personnes, si l'annonce de Jésus du Paraclet se rapportait indubitablement au Saint-Esprit?



Une autre preuve que le Paraclet était reconnu comme étant un prophète est le fait que plusieurs gens du livre ont reconnu que Muhammad (sws) était un vrai prophète.

Rahmatullah al-Hindi dit :

Les premiers Juifs et Chrétiens qui embrassèrent l'Islam ont tous reconnu que Muhammad était annoncé dans l'Ecriture. Je citerai entre autres Abdallah ben Salam, les deux fils de Sa'ia, Benjamin, Mokhaïriq, Ka'b-ul-Ahbar, savants docteurs juifs, et pour les Chrétiens, il suffira de rappeler les noms de Bohe'ira, de Nastoura l'Abyssinien, de Dhafater, évêque grec, qui se convertit à l'Islam par l'entremise de Dahia-Al- Kalbi, lors de l'envoi de la mission (par Muhammad à Héraclius), et fut tué par les siens, et ceux de Jaroud, du Négoch, des prêtres qui vinrent d'Abyssinie avec Ja'far fils d'Abou-Taleb. Héraclius, empereur des Grecs, Moqawqas, roi d'Egypte, Ibn Souria, Yahia bine Akhtab, Abou Yaser ben Aktab, et autres reconnurent aussi la vérité de la mission du Prophète, mais ils n'embrassèrent pas l'Islam parce que l'envie les perdit.



Héraclius dit :

Abou Soufyan dit : Héraclius dit : Je savais qu'un prophète allait apparaître, mais je ne pensais pas qu'il fût choisi parmi vous. Sahih Bukhari, livre de l'interprétation du Coran, chapitre 3-4, numéro 4553.


Puisqu'Héraclius n'était pas un devin qui pouvait avoir la connaissance des choses à venir, comment pouvait-il savoir qu'un prophète devait venir, sinon dans un écrit des Evangiles, à savoir dans la promèsse du Paraclet annoncé par Jésus?



La délégation de Najd :

Houdhayfa ibn al-Yaman dit : Deux hauts responsables (chrétiens) de Najran, al-'Aqb et as-Sayyid, vinrent au Prophète (sws) pour l'épreuve de mutuelle malédiction divine. L'un deux dit à son compagnon : Ne t'y risque pas! Par Dieu, s'il est réellement prophète, et qu'il nous lance la malédiction divine, nous n'aurons pas la misericorde de Dieu, ni nos descendants! Sahih Bukhari, livre des expéditions militaires, chapitre 72, numéro 4380.


Ces deux chrétiens ont eu un doute quant à la véracité du Prophète (sws). Si le Paraclet ne représentait pas à leur yeux une future promesse d'un autre prophète à venir, pourquoi ces chrétiens ont-ils eu peur que Muhammad (sws) soit un prophète?

Rahmatullah al-Hindi dit :

Les Chrétiens combattaient le Prophète (saw) de toutes leurs forces, au péril même de leur vie et de leurs biens, et ils n'auraient jamais craint les effets de sa malédiction s'ils n'avaient su qu'il était un véritable prophète.



Pour conclure, nous pouvons dire que le Paraclet n'a pas été considéré comme étant le Saint-Esprit par plusieurs chrétiens, notamment par Tertullien, l'un des plus grands Père de l'Eglise. Et si de nombreuses personnes ont vu en le Paraclet un prophète, un homme, cela signifie qu'ils n'ont pas trouvés dans le texte de Jean une objection contre le fait que le Paraclet puisse être un homme, et non pas un esprit.






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Message par Citizenkan le Mer 9 Mar - 4:33

Maintenant, voici l'article sur le Paraclet que vous n'avez pas voulu lire, Pierre :



[size=32]Le paraclet[/size]
(Partie 1)
 
D’après le livre : El jawâb e-sahîh li man baddala dîn el Masîh d’ibn Taïmiya.
 
Les savants ont dit : Jean l’évangéliste a dit : Jésus le Messie a déclaré dans le quinzième chapitre : « Le Paraclet, l’esprit de vérité que mon père enverra, vous enseignera toute chose. »[url=#_ftn1][1][/url] D’après l’apôtre Jean également, Jésus a déclaré à ses apôtres : « Si vous m’aimez, alors appliquez mes commandements ; moi, je prierai le père : il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec vous pour toujours. C’est lui l’Esprit de vérité, celui que le monde est incapable d’accueillir (de tuer selon la version de l’auteur ; ce qui vraisemblablement est une erreur ndt. d’inscription) car il ne le connaît pas. Je ne vous laisserais pas orphelin, car je viendrai à vous bientôt. » [url=#_ftn2][2][/url]
Jean a dit : « Si quelqu’un m’aime, il observera ma parole, et mon Père l’aimera : il viendra à lui et établira chez lui sa demeure. Je vous dis cette parole, car je suis présent avec vous. Le Paraclet, l’Esprit de vérité (Saint selon la version de l’auteur ; ce qui vraisemblablement est une erreur ndt.) que mon père enverra, vous enseignera toute chose et vous fera ressouvenir de tout ce que j’ai dit. Je vous donne (ou vous laisse) mon salut. Que votre cœur cesse de se troubler ou de craindre. Je m’en vais et je reviendrais vers vous. Si vous m’aimiez, vous vous réjouirez de ce que je vais au père. Si vous vous attachez à ma parole et si ma parole s’attache à vous, alors vous aurez ce que vous voulez. C’est avec cela que mon père a (ou est) loué. »[url=#_ftn3][3][/url]
Il a dit également : « Lorsque viendra le Paraclet que mon père vous enverra, l’Esprit de vérité qui provient du père. Il rendra témoignage de moi. Je vous ai dit cela afin que vous croyez en moi et que vous ne doutez pas de lui.»[url=#_ftn4][4][/url] Il a dit également : « C’est votre avantage que je m’en aille ; en effet, si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas à vous ; si, au contraire je pars, je vous l’enverrai. Quand il viendra, il blâmera le monde en raison de la faute. J’ai encore bien des choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter maintenant, mais viendra l’Esprit de vérité, il vous fera accéder à la vérité toute entière. Car il ne parlera pas de son propre chef, mais il dira ce qu’il entendra et il vous communiquera tout ce qui doit venir. Il vous fera connaître tout ce qui vient du père. »[url=#_ftn5][5][/url] Jean l’Apôtre a dit : Jésus a dit : « Le prince de ce monde vient et je n’ai aucune autorité. »[url=#_ftn6][6][/url]
 
Mathieu l’Apôtre a dit : Jésus a déclaré : « N’ont-ils pas lu dans les Écritures : la pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs, c’est elle qui est devenue la pierre angulaire ; c’est là l’œuvre du Seigneur : Quelle merveille à nos yeux. Aussi, je vous le déclare : le Royaume de Dieu vous sera enlevé, et il sera donné à un peuple qui en mangera (ou produira) les fruits. Celui qui tombera sur cette pierre s’épanouira, et celui sur qui elle tombera elle le fera disparaître. »[url=#_ftn7][7][/url]
Jean le disciple a dit dans les Épîtres des Apôtres que l’on appelle Praxis : « Mes bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit, mais distinguez entre les esprits qui viennent de Dieu et les autres. Sachez que tout esprit qui croit à la venue du Messie Jésus dans la chair, provient de Dieu, et tout esprit qui ne croit pas à la venue du Messie (Christ) Jésus dans la chair ne provient pas de Dieu ; il provient plutôt de l’Antéchrist dont vous avez entendu annoncer qu’il vient, et dès maintenant il est dans le monde. »[url=#_ftn8][8][/url]
 
Sham’ûn e-Safâ (Simon-Pierre) le chef des Apôtres dans le livre Praxis a dit : « C’est le moment, en effet, où le jugement commence par la maison de Dieu. »[url=#_ftn9][9][/url]
 
L’auteur a dit : dans leur langue, il y a plusieurs explications possibles du terme Paraclet. Parmi les hypothèses, il y a le grand loueur, le loué, le consolateur, la louange qui est l’explication retenue par certaines tendances. Ils assument que les preuves étymologiques viennent appuyer cette opinion. Ils prennent comme argument les paroles de Yûsha’ disant : « Quiconque œuvre en bien peut espérer un bon paraclet. » C'est-à-dire : une bonne louange. Ils s’inspirent également de l’expression en usage dans leur relation : Fâraqlit (Paraclet) et Fâraqliten, et ce qui est au-dessus de tout ; autrement dit : les louanges. En outre, comme il est dit chez nous : main et faveur.
D’autres optent pour le Sauveur en affirmant que ce vocable d’origine syriaque, signifie le sauveur. Ils avancent qu’il est dérivé du terme : Râwif en arabe qui veut dire Fârûq en syriaque, qui serait devenu Fâriq. Lit est ainsi un préfixe. Il correspondrait à dire en arabe : un homme lui (Rajoul Houwa) une pierre elle (Hadjar Hiya), une pleine lune elle, un mâle lui. Dans cet ordre, en syriaque on appose le préfixe Lit. L’autre tendance soutient que Paraclet veut dire le consolateur en grec.
 
Il est possible de réfuter ces deux opinions, en disant que le Messie ne parlait ni le syriaque ni le grec, mais il parlait l’hébreu. En réponse, il convient de dire que sa langue originelle était certes l’hébreu ; cependant, ses paroles furent traduites dans d’autres langues. L’un des Évangiles fut retranscrit en grec, une autre fut traduite en Romain, et une troisième est restée dans sa version en hébreu. La plupart des chrétiens penchent vers : le sauveur. Le Messie lui-même est désigné comme tel. Dans les Évangiles qu’ils ont entre les mains, il a déclaré : « Je ne suis pas venu juger (embellir chez l’auteur ndt.) le monde, je suis venu sauver le monde. »[url=#_ftn10][10][/url] Les chrétiens disent notamment dans leur prière : un sauveur nous est né.
 
Les opinions le concernant divergent chez les chrétiens. Certains affirment qu’il correspond à un esprit descendu sur les Apôtres. Certains peuvent avancer que des langues de feu sont descendues du ciel sur les disciples ; elles ont fait des miracles et des choses extraordinaires. C’est pourquoi, selon certains spécialistes en religion chrétienne, aucun d’eux n’est capable d’être précis sur la venue de ce Paraclet que pourtant ils attendent. Pour certains, il serait le Messie en personne ; il serait néanmoins revenu quarante jours après sa crucifixion et se serait dressé sur sa tombe. Or, il est erroné de l’interpréter par l’esprit et il est encore plus erroné de l’interpréter par le Messie et cela, pour plusieurs raisons :
                          
-  L’Esprit Saint n’a pas cessé de descendre sur les prophètes et les vertueux avant et après l’avènement du Messie comme s’accordent unanimement à le dire les détenteurs des Écritures. Il ne se particularise pas pour avoir de tels attributs. Allah (I) révèle : (Tu ne peux trouver un peuple qui croit en Allah et au Jour dernier, avoir de l’affection pour ceux qui s’opposent à Allah et à Son Messager, quand bien même ils seraient leurs pères, leurs enfants, leurs frères, ou leurs proches. Ceux-là Allah a imprimé la foi dans leur cœur et les a soutenu par un esprit venant de Lui).[url=#_ftn11][11][/url] Lorsque Hassân ibn Thâbit s’est (de ses vers) attaqué aux païens, le Prophète (r) a invoqué : « Ô Allah ! Soutiens-le par l’Esprit Saint. » Il lui a dit : « L’Esprit Saint sera avec toi tant que tu défendras le Prophète d’Allah. »
Ainsi, l’Esprit n’a été par aucun d’eux, surnommé le Paraclet. Cela prouve que le Paraclet est bien autre chose. Par ailleurs, les prophètes et les vertueux ont toujours été soutenus par l’Esprit tandis que le Messie a annoncé un événement très important qui surviendra après lui ; il sera bien plus important que cela.
 
- Le Paraclet a été décrit par des attributs qui ne conviennent pas à l’Esprit. Ils conviennent plutôt à un homme comme le Christ qui viendra après lui, comme il l’a dit lui-même : « Si vous m’aimez, alors appliquez mes commandements ; moi, je prierai le père : il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec vous pour toujours.»[url=#_ftn12][12][/url] Un autre Paraclet signifie qu’il en existe un premier venu avant lui. De son vivant, Il n’y avait personne d’autre au milieu des hommes que le Christ, et aucun esprit ne leur est venu. Par conséquent, un homme comme lui viendra après lui et son avènement ne sera pas un fait habituel.
 
- « qui restera avec vous pour toujours» cette caractéristique est constante et durable jusqu’à la fin des temps. Comme pertinemment cette constance ne fait pas allusion à son corps – elle concerne uniquement sa loi – il devient évident que la religion et la loi du premier Paraclet ne va pas perdurer jusqu’à la fin des temps. Cela démontre que la législation du second ne sera jamais abrogée contrairement à celle du premier. Cela correspond tout à fait à Mohammed (r).
 
- Il a informé que ce Paraclet dont il a fait la description, rendra témoignage de lui, et va apprendre toute chose aux hommes. Il va rappeler les paroles du Christ et va blâmer le monde, l’auteur du péché. Il a dit en effet : « Le Paraclet, l’esprit de vérité que mon père enverra, vous enseignera toute chose et vous fera ressouvenir de tout ce que j’ai dit.»[url=#_ftn13][13][/url] Il a dit également : « Lorsque viendra le Paraclet que mon père vous enverra, l’Esprit de vérité qui provient du père, il rendra témoignage de moi. Je vous ai dit cela afin que vous croyez en lui et que vous ne doutez pas de lui. »[url=#_ftn14][14][/url] Il a dit également : « C’est de votre avantage que je m’en aille ; en effet, si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas à vous ; si, au contraire je pars, je vous l’enverrai. Quand il viendra, il blâmera le monde en raison de la faute. J’ai encore bien des choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter maintenant, mais viendra l’Esprit de vérité, il vous fera accéder à la vérité toute entière. Car il ne parlera pas de son propre chef, mais il dira ce qu’il entendra et il vous communiquera tout ce qui doit venir. Il vous fera connaître tout ce qui vient du père. »[url=#_ftn15][15][/url]
 
Tous ces attributs évoqués par le Messie ne peuvent correspondre à une chose insufflée dans le cœur de certaines personnes et que l’on ne peut ni voir ni entendre. Ils concernent quelqu’un que l’on voit physiquement et dont on entend les paroles. Il va ainsi rendre témoignage du Messie, va enseigner toute chose aux hommes, va remémorer les paroles du Messie, va blâmer le monde à cause des péchés ; il va les orienter vers la vérité toute entière. Il ne parlera pas de lui-même, il se contentera de répéter les paroles qu’il aura entendues. Il informera les hommes de toutes les choses à venir, et il va les renseigner sur tout ce qui concerne le Seigneur de l’univers.
 
Cela ne peut être le fait d’un ange que personne ne voit ; cela ne peut être non plus une direction ou un signe insufflé dans le cœur de certaines gens. Ce ne peut être qu’un homme dont le destin est illustre. Il aura la particularité d’informer les hommes de ce qu’il aura entendu. C’est donc un humain envoyé par Allah et dont le rang est plus élevé que celui du Christ. Il sera capable de faire, selon le Messie, ce dont lui-même n’était pas en mesure de faire. Il aura un savoir que Jésus n’a pas. Il informera des choses à venir et de tout ce dont le Seigneur mérite (ce qui le concerne), comme le dit la Bible : « J’ai encore bien des choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter maintenant, mais viendra l’Esprit de vérité, il vous fera accéder à la vérité toute entière. Car il ne parlera pas de son propre chef, mais il dira ce qu’il entendra et il vous communiquera tout ce qui doit venir. Il vous fera connaître tout ce qui vient du père. »[url=#_ftn16][16][/url] Cette description ne peut que correspondre à Mohammed (r). Les informations qu’il détient en effet concernant Dieu, Ses Attributs, Ses anges, Son royaume, la promesse du Paradis pour Ses élus, et l’Enfer pourvu à Ses ennemis ; ne peut être assimilé en détail par bon nombre d’esprit.
 
C’est pourquoi, comme l’affirme ‘Ali (t) : « Parlez aux gens en fonction de leur entendement, et évitez les discours qu’ils ne peuvent appréhender ; voudriez-vous ainsi qu’ils démentent Allah et Son Messager ? »[url=#_ftn17][17][/url] Ibn Mas’ûd a dit également : « Si quelqu’un parle à des gens de choses que leur esprit ne peut appréhender, son discours va forcément perturber certains d’entre eux.»[url=#_ftn18][18][/url] Quelqu’un interrogea ibn ‘Abbâs au sujet du Verset : (Il a créé sept cieux et autant de terres, et Son Ordre descend entre eux).[url=#_ftn19][19][/url] « Qui te garantit répondit-il, que si je t’informe de son exégèse, tu ne vas pas renier. En démentir le sens, c’est une façon de renier. »[url=#_ftn20][20][/url]
 
Le Messie a informé ainsi : « J’ai encore bien des choses à vous dire, mais vous ne pouvez les porter maintenant. » À la fois il dit vrai et à la fois il n’est pas démenti dans ses informations. Ainsi, les Attributs d’Allah ne figurent pas dans les Évangiles ; Son royaume n’y est pas décrit ni le Jour de la Résurrection si ce n’est de façon superficielle. La Thora également ne décrit qu’en surface le Jour de la Résurrection bien que Moussa ait préparé le terrain à ‘Issa. Malgré cela, ‘Issa a confié à ses adeptes : « J’ai encore bien des choses à vous dire mais vous ne pouvez les porter maintenant. » Il a dit tout de suite après : « mais viendra l’Esprit de vérité, il vous fera accéder à la vérité toute entière. » Plus loin, il a dit : « il vous communiquera tout ce qui doit venir. Il vous fera connaître tout ce qui vient du père. »
 
Le Paraclet fera ainsi des choses en dehors des compétences du Messie. Mohammed (r) a orienté l’humanité vers la vérité toute entière de sorte que le Seigneur a parachevé la religion par son intermédiaire, et a parfait aux hommes de Sa Miséricorde.
 
C'est pourquoi il est le sceau des prophètes. Personne ne peut ramener un nouvel enseignement en dehors du sien. Il a informé de tous les évènements précurseurs à l’Apocalypse, de la Résurrection, du Jugement, du Pont jeté au-dessus de la Géhenne, des œuvres des hommes pesées sur la Balance, de l’Enfer et de ses différents châtiments. Le Coran se caractérise pour décrire en détail les événements de la vie future, le Paradis, l’Enfer. Tous ces détails ne s’avèrent pas dans la Thora ni dans les Évangiles, conformément à la prophétie de Jésus : « il vous communiquera tout ce qui doit venir. »
  
 
Traduit par :
Karim ZENTICI
 
 



[url=#_ftnref1][1][/url] Jean ; 14.26
[url=#_ftnref2][2][/url] Voir Jean ; 14.15-19
[url=#_ftnref3][3][/url] Jean ; 14.23-29. La version actuelle offre un passage que l’auteur n’a pas évoqué ici et dans lequel Jésus a dit : « Je vous ai parlé dès maintenant avant l’avènement, afin que, lorsqu’il arrivera, vous croyiez, car le prince de ce monde vient. Certes il n’a en moi aucune prise ; mais de la sorte, le monde saura que j’aime mon père et que j’agis conformément à ce que mon père m’a prescrit. Levez-vous partons d’ici ! » Jean ; 14.29-31
[url=#_ftnref4][4][/url] Jean ; 15.26-27
[url=#_ftnref5][5][/url] Jean ; 16.7-14
[url=#_ftnref6][6][/url] Jean ; 14.30 Selon la version actuelle : « Certes, il n’a en moi aucune prise »
[url=#_ftnref7][7][/url] Mathieu ; 21.42-44
[url=#_ftnref8][8][/url] Première Épître de Jean ; 4.1-3
[url=#_ftnref9][9][/url] Première Épître de Pierre ; 4.17
[url=#_ftnref10][10][/url] Jean ; 47.12
[url=#_ftnref11][11][/url] La polémique ; 22
[url=#_ftnref12][12][/url] Voir : Jean ; 14.15-19
[url=#_ftnref13][13][/url] Jean ; 14.23-29.
[url=#_ftnref14][14][/url] Jean ; 15.26-27
[url=#_ftnref15][15][/url] Jean ; 16.7-14
[url=#_ftnref16][16][/url] Jean ; 16.7-14
[url=#_ftnref17][17][/url] Rapporté par el Bukhârî en suspens. Voir Fath el Bârî (225/1).
[url=#_ftnref18][18][/url] Rapporté par Muslim (5).
[url=#_ftnref19][19][/url] La répudiation ; 12
[url=#_ftnref20][20][/url] Rapporté par ibn Jarîr dans Jâmi’ el Bayân 153/27.
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default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Citizenkan le Mer 9 Mar - 4:33

[size=32]Le paraclet[/size]
(Partie 2)
 
D’après le livre : El jawâb e-sahîh li man baddala dîn el Masîh d’ibn Taïmiya.
 
L’avènement de Mohammed correspond à l’approche de la fin du monde comme il nous l’apprend lui-même : « Mon avènement est aussi proche de l’Heure que ces deux doigts, en montrant l’index et le majeur. »[url=#_ftn1][1][/url] Lorsqu’il parlait de l’Heure, il élevait la voix. Son visage devenait rouge et il redoublait de colère comme une sentinelle donne l’alerte.[url=#_ftn2][2][/url] Dans cet ordre, il a déclaré : (Je vous suis un avertisseur entre les mains d’un châtiment terrible).[url=#_ftn3][3][/url] Il a dit également : « Je suis l’avertisseur nu. »[url=#_ftn4][4][/url] Il a informé de certains événements futurs qu’aucun prophète n’avait révélés auparavant comme le confirme Jésus à travers ses paroles : « il vous communiquera tout ce qui doit venir. » Avant lui (r), jamais personne parmi les prophètes n’a eu un tel discours. À fortiori, rien de tel n’a pu descendre du ciel pour pénétrer dans le cœur de certains apôtres.
- « Il vous fera connaître tout ce qui vient du père. » il informe qu’il va faire connaître aux hommes toutes les choses concernant le Très-Haut. Cela comprend la connaissance des Noms et Attributs divins, des droits du Seigneur, ce que chacun doit croire Le concernant, et concernant Ses anges, Ses livres, et Ses messagers. De la sorte, ses enseignements englobent tous ce qu’Il mérite. Cette particularité est propre à Mohammed et sa mission comprend les sciences du Livre et de la Sagesse. Evidemment, le savoir descendu aux apôtres n’est pas aussi vaste ; il n’en vaut pas la moitié, ni même le tiers. D’ailleurs, les enseignements du Christ lui-même sont bien plus considérables que les leurs comme les enseignements de Mohammed sont plus considérables que les siens.
 
- « Lorsque viendra le Paraclet que mon père vous enverra, l’Esprit de vérité qui provient du père, il rendra témoignage de moi. Je vous ai dis cela afin que vous croyez en lui et que vous ne doutez pas de lui. »[url=#_ftn5][5][/url] ‘Issa leur a parlé de lui afin qu’ils croient en lui au moment de sa venue et qu’il ne doute pas de lui. Il rendra ainsi témoignage du Christ. Telle est la description de celui que le Messie a annoncé ; il a rendu en effet témoignage de lui comme le confirme le Seigneur : (Et quand ‘Issa fils de Mariam a dit : Ô enfants d’Israël ! Je suis le Messager d’Allah venu à vous ; je confirme la Thora venue avant moi et vous annonce la venue d’un Messager après moi qui s’appelle Ahmed).[url=#_ftn6][6][/url] Cet homme va blâmer le monde à cause de la faute. Personne avant Mohammed (r) n’avait ainsi blâmé l’humanité en raison des péchés qui s’y répand. Il a en effet averti la planète entière, toute catégorie de gens confondue.
 
Il a fait le sermon aux hommes de s’éloigner de la faute qui englobe la mécréante, la perversité, et la désobéissance au Tout-Puissant. Il a condamné tous les païens qu’ils soient arabes, indiens, turcs, etc. il a blâmé les mazdéens qui jouissaient du plus grand empire à son époque. Il a blâmé aussi les détenteurs de l’Ecriture : les Juifs et les chrétiens. Il a déclaré dans un Hadith authentique : « Allah a contemplé les habitants de la terre ; il les a tous répugné, arabes et non arabes, à l’exception des derniers détenteurs du livre. »[url=#_ftn7][7][/url] Il ne s’est pas contenté de prêcher aux hommes les commandements (obligations/interdictions) d’Allah, il les a de surcroît sévèrement condamnés et menacés.     
        
 - Jésus a informé qu’il ne parlait pas de lui-même mais qu’il était guidé dans ses paroles par ce qu’il entendait. Cela signifie en clair qu’il est inspiré dans tous ses propos par la Révélation. Son message, il ne l’a pas appris des gens, ni acquis par simple déduction. Cette particularité est propre à Mohammed (r). En effet, les prophètes avant lui dont ‘Issa fait partie, prenaient leurs enseignements d’autres personnes, en plus de la révélation qu’ils recevaient. Par conséquent, ils avaient une instruction supplémentaire à la révélation. Par contre, Mohammed n’a d’autre discours que celui de la Révélation ; elle est son unique référence. Il lui a été enjoint : (Divulgue les enseignements qui te sont révélés de Ton Seigneur. Si tu ne le fais pas, alors tu n’auras pas rempli ta mission ; Allah te préserve des hommes).[url=#_ftn8][8][/url] Allah lui a garanti de le préserver s’il remplissait sa mission. C’est pourquoi, il a orienté les hommes vers la vérité toute entière. Il a en effet confié certaines choses qu’aucun prophète n’aurait osé divulguer avant lui de peur de se faire tuer, comme il a été dit au sujet du Messie et d’autres.
 
Le Messie a affirmé à son peuple qu’il n’avait pas divulgué tout ce qu’il savait car il n’était pas capable de le supporter. Les prophètes reconnaissaient qu’ils craignaient de dévoiler certaines vérités à leurs différentes communautés ? Quant à Mohammed (r), Allah l’a soutenu comme Il n’a soutenu personne d’autre. Il l’a préservé du mal des hommes de sorte qu’il pouvait leur parler sans crainte. Il l’a doté d’un savoir et d’une éloquence qu’aucun prophète n’a eu avant lui. Le Livre qui lui a été révélé détient certaines clefs des mystères non dévoilés dans aucun autre livre.
 
Allah a aussi aidé sa communauté à supporter le dépôt qui leur a été confié. Par contre, les détenteurs de la Thora étaient livrés à eux-mêmes pour son entretient. Par la suite, ils ont failli à leur responsabilité. Les adeptes du Coran sont différents aussi des détenteurs des Evangiles au sujet desquels Jésus a déclaré : « J’ai encore bien des choses à vous dire mais vous ne pouvez les porter maintenant. »
 
Nul doute que la communauté de Mohammed jouit d’une raison plus mûre, d’une foi plus grande, d’une adhésion et d’un sacrifice plus sincère. Ses membres ont un savoir, une dévotion intérieure, et une foi bien plus considérable. Ils se distinguent également par des actes d’adoration extérieurs bien plus considérables. Allah révèle : (Le Messager a cru à la révélation qu’il a reçu ainsi que les croyants. Tous croient en Allah, à Ses anges, à Ses livres, à Ses Messagers. Nous ne faisons aucune distinction entre Ses Messagers. Ils ont dit : nous avons entendu et nous avons obéi, (nous réclamons) Ton pardon Seigneur ! Car le retour se fera vers toi • Allah n’impose rien à une personne au-dessus de ses forces ; elle a en sa faveur ce qu’elle a acquit et à sa charge ce qu’elle a commis. Seigneur ! Ne nous blâme pas pour nos erreurs et nos oublis, Seigneur ! Ne nous charge pas de fardeaux comme Tu l’as fait pour les peuples avant nous. Seigneur ne nous impose pas de charges que nous ne pouvons supporter, efface nos fautes, pardonne-nous, et fais-nous miséricorde ; Tu es Notre Maître, donne-nous la victoire sur le peuple infidèle).[url=#_ftn9][9][/url] D’après un Hadith certifié dans le recueil e-Sahîh, selon le Prophète (r), le Seigneur a dit : « Je consens ! »[url=#_ftn10][10][/url]
 
 - Selon Jésus, le Paraclet va rendre témoignage en son honneur et va enseigner toute chose aux hommes. Il va rappeler toutes les paroles du Messie. Un témoignage ne peut pertinemment être considéré comme tel s’il n’est pas entendu par autrui. Il ne peut correspondre à des sensations du cœur qu’un nombre restreint d’individus ressent. En dehors de Mohammed (r), personne n’a rendu témoignage du Christ à grande échelle. Il a mis en valeur la mission de ‘Issa et a témoigné de sa véracité. La majeure partie des habitants de la terre a eu écho de ce témoignage. Il atteste de la crédibilité de Jésus et l’innocente des accusations calomnieuses lancées contre lui par les juifs et de la vénération à outrance que les chrétiens lui vouent. Il rend ainsi témoignage de lui en toute vérité. C’est pourquoi, quand e-Najâshî a entendu des Compagnons le témoignage que Mohammed rend de Jésus, il leur a déclaré : « ‘Issa n’a pas ajouté à vos propos la longueur de ce  morceau de bois. » Allah a assigné à la nation de Mohammed le rôle de témoin à l’encontre de l’humanité ; ils témoignent contre les hommes en vertu de la vérité qui leur a été enseigné.
Ils sont ainsi une communauté médiane et juste. Ainsi, elle n’entérine pas le faux. Ses membres sont des témoins probes contrairement aux injustes qui dans leur témoignage rajoutent ou taisent certains propos à l’instar des Juifs et des chrétiens au sujet du Messie.
 
- Si le Paraclet signifie le Loueur, le Loué, la Louange, ou le Consolateur, alors ce surnom convient tout à fait à Mohammed (r). Lui et sa communauté en effet, louent énormément le Seigneur ; ils Le louent dans toutes les situations. Le Prophète (r) lui-même détient l’étendard des louanges ; il les prononce au début de ses sermons et au début de ses prières. Il mérite ainsi de se faire qualifié de loué en sachant que le salaire des œuvres est de même nature que les œuvres elles-mêmes. Ainsi, il porte le nom de Mohammed et d’Ahmed. Quant à Mohammed (le loué), il est sur la même racine que Mokarram (l’honoré), Mo’adhdham (l’encensé), ou que Moqaddis (le saint). Sous une forme accentuée, ce terme signifie que son auteur est comblé de louanges toutes méritées. Comme il louait énormément son Seigneur, il méritait d’être loué. Dans un vers, Hassân ibn thâbit a dit :
 
Il a extrait son nom du Sien pour l’honorer   
L’un loué sur Son Trône, l’autre est Mohammed (le loué)                    
 
Quant à Ahmed, c’est un adjectif au superlatif. Autrement dit, son auteur mérite mieux de recevoir les plus amples louanges qu’un autre. On dit qu’untel est mieux loué qu’untel, c’est-à-dire qu’il est plus en droit de se voir louer. Il y a donc un rapport préférentiel entre Ahmed et autrui sur la façon d’être loué. Le terme Mohammed implique une distinction quantitative, tandis que le terme Ahmed implique une distinction qualitative (sur la manière).
 
Pour certains savants, Ahmed signifie faire plus de louange qu’un autre. Il prend ainsi le sens de grand loueur et de loué. Si certains ont choisi de traduire Paraclet dans leur langue, par louange, comme nous l’avons déjà vu, cela correspond tout à fait au Verset du Coran : (et vous annonce la venue d’un Messager après moi qui s’appelle Ahmed).[url=#_ftn11][11][/url]
 
Les savants ont dit : nul doute pour  eux, que ce vocable est dérivé des louanges, comme il est dit dans notre langue : Dhârib (frappeur) et Madhrûb (frappé). Quant au consolateur, jamais un prophète n’a été plus au côté des adeptes de l’Unicité d’Allah et de la foi que Mohammed. Il est à plus même que quiconque de se voir attribuer un tel surnom.
Le sauveur est aussi l’un de ses attributs. Le Messie est certes le premier sauveur comme le mentionnent les Evangiles. Il est connu chez les chrétiens pour être le sauveur. Par conséquent, il est le premier Paraclet ; celui-ci annonce un autre Paraclet après lui en ces termes : « moi, je prierai le père : il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec vous pour toujours.» [url=#_ftn12][12][/url] Il annonce ainsi un deuxième sauveur qui restera pour toujours avec les hommes.
Le Messie est donc le premier sauveur.  Or, personne n’a qualifié de sauveur les insufflations du cœur. Il convient d’expliquer les paroles du Messie uniquement par les sens contenus dans sa langue originelle avec laquelle il s’est adressé aux hommes. D’ailleurs, cela concerne n’importe quel autre prophète ou plutôt toute être doué de parole. Le Messie a informé que ce deuxième sauveur va rester avec les hommes pour toujours. Mohammed, dont la Législation ne sera jamais abrogée jusqu’à la fin des temps, est cet homme.
 
- Dans l’Evangile, celle de Jean, le Messie a déclaré : « Le prince de ce monde va venir, et je n’ai aucune autorité. »[url=#_ftn13][13][/url]  Le prince (Arkûn) signifie dans leur langue la personne noble. Les princes sont donc les notables. Les Juifs accusaient le Messie de façon mensongère d’être secondé par le Prince des démons. « Le prince de ce monde » c’est le chef, le maître, le grand de la terre. S’il a annoncé sa venue prochaine, il ne pouvait parler de lui-même ou d’un autre semblable à lui. Après le Messie, personne n’a gouverné le monde en dehors de Mohammed ; cela correspond tout à fait à l’annonce du Messie. On demanda au Prophète (r) : « Comment a eu lieu le début de ta mission  ?
- Par les invocations de mon ancêtre ’Ibrahim, l’annonce de ‘Issa, et la vision de ma mère ; elle a vu au moment de me mettre au monde, un lumière émanant d’elle qui a illuminé les palais du Shâm. »[url=#_ftn14][14][/url]
      
En gros, il est connu à l’unanimité des hommes que personne au cours de sa vie et après sa mort, n’a gouverné le monde intérieur et extérieur, n’a dominé les cœurs et les êtres, ne fut obéi en public et en secret, dans tous les coins de la terre, dans les meilleures régions de l’Est et de l’Ouest, en dehors de Mohammed. L’obéissance à un roi se fait en public non en privé, et au cours de sa vie non après sa mort. Les religieux ne cherchent nullement à travers son obéissance, la récompense d’Allah dans l’autre monde, ils ne sont pas motivés non plus par la crainte de Son châtiment dans l’Au-delà, contrairement à l’obéissance aux prophètes. Mohammed (r) a mis en évidence la religion des prophètes précédents. Il a confirmé leur prophétie et leur a rendu hommage. Grâce à Mohammed, des nations entières ont cru à des prophètes et envoyés comme Moussa, le Messie, et d’autres. Sans lui, elles n’auraient jamais cru en eux. Si les gens du Livre en connaissaient certains, ils étaient toutefois divisés à leur sujet, comme ils le sont au sujet de ‘Issa. Ils savent pertinemment que certains disaient du mal de Dâwûd, de Sulaïmân, et d’autres.
 
- Il leur a cité un certain nombre d’envoyés dont ils n’avaient jamais entendu parler auparavant, à l’exemple de Hûd, Sâlih, Shu’aïb, etc. Mohammed (r) a notamment certifié la prophétie du Messie attestant qu’il est le Prince du monde. Il a déclaré en effet : « Sans prétention, je suis le maître des fils d’Adam ; Adam et sa descendance sont sous ma bannière (le Jour de la Résurrection) ; Je serais l’orateur des prophètes lorsqu’ils vont venir, et l’Imam des prophètes lorsqu’ils vont se rassembler. »[url=#_ftn15][15][/url] Il détient la bannière des louanges et la Place d’Honneur (louée) qui lui sera enviée la Jour de la Résurrection par les premières et les dernières générations. Il est véritablement le maître du monde conformément aux paroles du Messie : « Il est le Prince de ce monde » Il est le Prince des dernières générations ici-bas et dans l’au-delà comme il est le Prince des premières générations ici-bas et dans l’au-delà.
« Le prince de ce monde va venir, et je n’ai aucune autorité. » Cette phrase comprend les deux grands principes : l’affirmation de la prophétie et l’affirmation de l’Unicité. L’ordre des choses appartient en effet à Allah. Telle est l’attestation de foi : Il n’y a de Dieu (digne d’être adoré) en dehors d’Allah et Mohammed est le Messager d’Allah.
« Je n’ai aucune autorité. » Il dénie toute affiliation divine que les chrétiens lui ont attribuée. Cette négation est valable pour toute la création. Allah (I)  révèle en effet au sujet de Mohammed : (Tu ne peux intervenir en rien dans l’Ordre d’Allah).[url=#_ftn16][16][/url] (Dis : je ne prétends pas vous avoir les richesses d’Allah, et de connaître l’inconnu ; je ne vous dis pas non plus que je suis un ange, je me contente de suivre la révélation que je reçois).[url=#_ftn17][17][/url] (Dis : je n’ai pas le pouvoir de vous refouler un mal ou de vous fournir un bien. • Dis : personne ne peut me préserver d’Allah et je ne peux trouver aucun refuge en dehors du sien • Il m’appartient uniquement de divulguer la Parole d’Allah et de Son Message, mais quiconque désobéit à Allah et à Son Messager, ira dans le feu de la Géhenne où il demeurera à jamais).[url=#_ftn18][18][/url] (Dis : je n’ai le pouvoir ni de me refouler un mal ni de me fournir un bien sauf si ce n’est par la volonté d’Allah).[url=#_ftn19][19][/url]
 
- La prophétie d’Ésaïe désigne Mohammed comme le Prince de la paix. La paix (Silm) et le salut (Salâm) correspondent à l’Islam. Il est le Maître de la religion musulmane. Nul doute que tous les prophètes ont transmis l’Islam à leurs peuples. Cependant, cette religion sous son nom n’a pas été connue et répandue comme elle l’a été avec l’avènement de Mohammed ; le Prince de l’Islam rassemble tout le bien possible et toutes les vertus parallèlement à Satan qui est le Prince du Mal. Allah révèle au sujet de Nûh : (Ô peuple ! Si ma présence parmi vous et le rappel des signes d’Allah vous sont pénibles, alors je m’en remets entièrement à Allah ; rassemblez vos associés et vos forces, mais que votre dessein ne vous soit pas ensuite obscur. Puis, finissez-en avec moi et surtout n’hésitez pas • Si vous vous détournez, je ne vous demande aucun salaire, mon salaire provient d’Allah et j’ai reçu l’ordre de Lui être soumis).[url=#_ftn20][20][/url] Nûh est le premier Messager envoyé sur terre ; Allah a mentionné qu’il a reçu l’ordre d’être soumis (muslim : musulman). Les sorciers du Pharaon également se sont exclamé, après lui avoir annoncé leur conversion, lorsque ce dernier a projeté de les exécuter : (Seigneur ! Arme-nous de patience et fais-nous mourir musulman).[url=#_ftn21][21][/url] Il a dit en outre : (Nous avons révélé la Thora où il y a direction et lumière. Soumis, les Prophètes se référaient à sa Loi pour l’appliquer aux adeptes du judaïsme).[url=#_ftn22][22][/url] (Et lorsque nous avons révélé aux apôtres : croyez en Moi et à Mes Messagers. Ils ont dit : Nous avons cru, témoigne alors que nous sommes soumis).[url=#_ftn23][23][/url] Le Seigneur a dit notamment au sujet d’Ibrahim : (Personne ne se détourne de la confession d’Ibrahim si ce n’est les insensés, Nous l’avons élu ici-bas et il compte dans l’au-delà parmi les vertueux • Lorsque Son Seigneur lui dit : soumet-toi. Il dit : je me soumet au Seigneur de l’univers • Ibrahim l’a recommandé à ses fils, ainsi que Ya’qûb : Mes fils ! Allah a élu votre religion, alors restez soumis (musulmans) jusqu’à la mort).[url=#_ftn24][24][/url] (Moussa a dit à son peuple : si vous croyez vraiment en Allah alors placez votre confiance en lui, si vous êtes musulmans).[url=#_ftn25][25][/url] La reine Balqîs a dit : (Seigneur ! J’ai commis une injustice envers moi-même et je me suis soumise avec Suleïmân à Allah le Seigneur de l’univers).[url=#_ftn26][26][/url]   
 
Traduit par :
Karim ZENTICI
 
 



[url=#_ftnref1][1][/url] Rapporté par el Bukhârî 190/7 et Muslim 4/2268-2269.
[url=#_ftnref2][2][/url] Rapporté par e-Nasâî 3/188-189.
[url=#_ftnref3][3][/url] Saba ; 46
[url=#_ftnref4][4][/url] Rapporté par el Bukhârî (6382). Un homme a averti son peuple du haut d’une montagne de l’approche imminente d’une armée. Il a dû se déshabiller pour donner plus de crédit à son information, et leur faire prendre conscience du danger. Les arabes prennent en exemple cette anecdote pour exprimer la véracité et la gravité des propos d’une personne.
[url=#_ftnref5][5][/url] Jean ; 15.26-27
[url=#_ftnref6][6][/url] Les rangs ; 6
[url=#_ftnref7][7][/url] Rapporté par Muslim (2865).
[url=#_ftnref8][8][/url] Le Repas Céleste ; 67
[url=#_ftnref9][9][/url] La vache ; 285-286
[url=#_ftnref10][10][/url] Rapporté par Muslim (126).
[url=#_ftnref11][11][/url] Les rangs ; 6
[url=#_ftnref12][12][/url] Voir : Jean ; 14.15-19
[url=#_ftnref13][13][/url] Jean ; 14.30
[url=#_ftnref14][14][/url] Rapporté par Ahmed 262/5.
[url=#_ftnref15][15][/url] Rapporté en partie par e-Tirmîdhî (3615).
[url=#_ftnref16][16][/url] La famille de ‘Imrân ; 128
[url=#_ftnref17][17][/url] Le bétail ; 5
[url=#_ftnref18][18][/url] Les Djins ; 21-23
[url=#_ftnref19][19][/url] El A’râf ; 188
[url=#_ftnref20][20][/url] Yunâs ; 71-72
[url=#_ftnref21][21][/url] El ‘A’râf ; 126
[url=#_ftnref22][22][/url] Le Repas Céleste ; 44
[url=#_ftnref23][23][/url] Le Repas Céleste ; 111
[url=#_ftnref24][24][/url] La vache ; 130-132
[url=#_ftnref25][25][/url] Yûnâs ; 84
[url=#_ftnref26][26][/url] Les fourmis ; 44
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Message par Citizenkan le Mer 9 Mar - 4:34

[size=32]Le paraclet[/size]
(Partie 3)
 
D’après le livre : El jawâb e-sahîh li man baddala dîn el Masîh d’ibn Taïmiya.
 
S’il est dit : le Messie a désigné le Paraclet comme l’Esprit de vérité, et l’Esprit Saint, il est dit en réponse : Jean a dit dans les actes des apôtres connu sous le nom de praxis : « Mes bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit, mais distinguez entre les esprits qui viennent de Dieu et les autres. Sachez que tout esprit qui croie à la venue du Messie Jésus dans la chair, provient de Dieu, et tout esprit qui ne croie pas à la venue du Messie (Christ) Jésus dans la chair ne provient pas de Dieu ; il provient plutôt de l’Antéchrist dont vous avez entendu annoncé qu’il vient, et dès maintenant il est dans le monde. »[url=#_ftn1][1][/url] S’il en est ainsi, nous pouvons comprendre que dans leur jargon, l’esprit comprend aussi bien un prophète envoyé parmi les humains, que l’Archange Gabriel l’intermédiaire qui a transmis la révélation à Mohammed (r) ; il est à la fois l’Esprit Saint et l’Esprit de vérité comme le désigne ainsi le Seigneur en ces termes : (Dis : l’Esprit Saint l’a descendu de Ton Seigneur en toute vérité).[url=#_ftn2][2][/url] (L’Esprit Loyal l’a descendu • Dans ton cœur).[url=#_ftn3][3][/url] (Quiconque se fait l’ennemi de Jibrîl… celui-ci l’a descendu dans ton cœur par la permission d’Allah).[url=#_ftn4][4][/url]
 
Cet Esprit en question a fait son apparition avec l’avènement de Mohammed. La parole qu’il a descendu, c’est la révélation transmise à Mohammed. C’est pourquoi, le Seigneur (I) a dit : (Allah élit des messagers parmi les anges et parmi les hommes).[url=#_ftn5][5][/url] Il a élu Jibrîl parmi les anges et Mohammed parmi les hommes. C’est pourquoi, tantôt la Parole d’Allah incarnée par le Coran est affiliée à l’un, tantôt elle est affiliée à l’autre comme le précise le Verset suivant : (Cette Parole provient d’un Noble Messager • Un être fort auprès du Maître du Trône, illustre, obéi, et loyal de surcroît).[url=#_ftn6][6][/url] Ce Messager c’est Jibrîl. Dans l’autre Verset, le Seigneur (I) a dit : (C’est la Parole d’un Noble Messager • Ce n’est pas la parole d’un poète mais vous croyez très peu • Ni la parole d’un sorcier mais vous vous rappelez très peu • C’est une révélation venant du Seigneur de l’univers).[url=#_ftn7][7][/url] Le Messager ici, c’est Mohammed. Le terme Messager a été affilié indépendamment aux deux, étant donné qu’il sous-entend que son auteur a transmis un message de la part de Son Seigneur. Le Verset ne dit pas que cette Parole provient d’un prophète ou d’un ange. Une telle assertion serait plutôt passible d’apostasie comme le Seigneur le souligne à l’encontre d’el Wahîd (el Walîd ibn Mughîra). Allah (I) a également déclaré dans le Coran : (Allah vous a descendu un Rappel • Un Messager qui vous récite les Versets clairs d’Allah afin de sortir les croyants ayant accompli les bonnes œuvres des ténèbres à la lumière).[url=#_ftn8][8][/url] Evidemment, le Messager n’est pas descendu du ciel, mais le Verset remplace le Messager par le Rappel puisqu’il est le porteur de ce Rappel.
 
Or, la liaison entre les émissaires d’Allah qu’ils soient de nature humaine ou angélique, et le Rappel descendu du ciel implique qu’il faille tous les reconnaître. La croyance aux uns incombe nécessairement de croire aux autres. Si le Coran est vérité, par conséquent Jibrîl et Mohammed sont vérités. De la même façon, si Mohammed est vérité, alors Jibrîl et le Coran sont vérités. Enfin, si Jibrîl est vérité, cela implique que Mohammed et le Coran sont vérités.
Ainsi, Allah réuni entre la foi aux anges, aux Livres, et aux Messagers notamment dans le Verset : (Le Messager a cru à la révélation qu’il a reçu ainsi que les croyants. Tous croient en Allah, à Ses anges, à Ses livres, et à Ses Messagers.).[url=#_ftn9][9][/url] Les enseignements de Mohammed, son rappel, et son témoignage proviennent des enseignements du Saint-Esprit, et de son émanation (esprit). Par ailleurs, de nombreux textes évoquent qu’anges et démons s’expriment à travers les paroles des hommes. Entre autre, selon ibn ‘Omar : « Nous disions que la tranquillité (Sakîna) s’exprimait à travers les paroles de ‘Omar. »[url=#_ftn10][10][/url]
Selon l’expression également, certaines personnes dans leur propos ne peuvent être qu’inspirer par les démons. L’homme toutefois s’exprime de lui-même et de son propre gré à l’inverse de la personne envoûtée. Celle-ci n’est pas consciente de ses paroles lorsque le démon parle  à sa place. Ainsi, il est dit : ceci est une parole venant du Messager humain ou encore du Messager angélique.
 
Il est possible de dire également : le Paraclet est l’Esprit de vérité tandis que l’Esprit Saint rend témoignage en ma faveur ; il vous donne et vous rappelle les enseignements, etc. le Paraclet sous-entend à la fois Jibrîl et Mohammed. Les paroles de l’un correspondent aux paroles de l’autre. En syntaxe, on parle de substitut d’implication (Badal el Ishtimâl) comme dans le Verset suivant : (Ils t’interrogent au sujet du mois sacré, le fait d’y faire la guerre. Dis : la guerre y est…).[url=#_ftn11][11][/url] Le mois en question ne correspond pas à la guerre elle-même, néanmoins, lorsqu’il impliquait la guerre l’un était substitué à l’autre.
 
Allah a dit dans ce registre : (Allah vous a descendu un Rappel • Un Messager).[url=#_ftn12][12][/url] Dans cet ordre, le Messager a été substitué par le Rappel qui l’impliquait. Le deuxième élément est donc substitué au premier. Le Messager de nature angélique avait une relation cachée avec le Messager de nature humaine. La révélation lui était ainsi très pénible au moment de la recevoir. D’après el Bukhârî et Muslim, selon ‘Âicha – qu’Allah l‘agrée – : « El Hârith ibn Hishâm a demandé : Cher Messager d’Allah ! Comment te vient la Révélation ?
- Parfois, elle me vient comme le son lourd d’une cloche ou bien m’est-elle encore plus pénible. Lorsqu’elle cesse, j’ai déjà assimilée ses paroles. D’autres fois, l’ange me vient sous la forme d’un homme qui me parle. J’assimile dès lors ses paroles. ‘Âicha a commenté : je l’ai vu recevoir la Révélation certains jours glacials. Lorsqu’elle cessait, on pouvait voir son front dégouliner de sueurs. »[url=#_ftn13][13][/url] La Révélation cesse dans le sens où elle rompt (Fasm) avec la personne intéressée et se sépare lorsqu’elle est une matière souple, à l’exemple du Verset : (Quiconque renie le Tyran (Taghût) et croit en Allah, il s’est alors accroché à un lien solide qui ne rompt pas ; Allah est certes Entendant et Savant).[url=#_ftn14][14][/url] Tandis que Qasm avec un Qaf, concerne plutôt des éléments durs dont la rupture se fait par une cassure (non par une séparation).
 
Ce texte nous informe qu’au moment où l’ange transmet la Révélation, il se met en contact avec le Prophète et l’imprègne. Après quelques instants, il se sépare et se détache de lui. Cette inclusion (implication) et cette séparation se présentent ainsi sous leur forme la plus marquée. Il devient alors pertinent que l’un représente la meilleure forme de substitut qui soit par rapport à l’autre. On peut dire ainsi que le Coran transmis par le Messager Prophète, lui est transmis par Jibrîl qui le transmet d’Allah. Les Evangiles disent que le Père – correspondant à Dieu dans leur langue – a envoyé le Paraclet. Certains passages précisent même : « Moi, je prierai le père : il vous donnera un autre Paraclet qui restera avec vous pour toujours.» Ailleurs, il est dit : « Le Paraclet, l’esprit de vérité que mon père enverra, vous enseignera toute chose. » il est clair qu’Allah va l’envoyer et que Jésus en a fait la demande.
 
Quant aux paroles du Messie : « si, au contraire je pars, je vous l’enverrai. » il faut les prendre dans le sens où il va l’envoyé grâce aux invocations consacrées au Père. Cette demande est comparable à la requête transmise aux autorités d’envoyer un émissaire, de nommer le gouverneur d’une province, ou d’octroyer telle chose à untel. L’auteur de cette requête pourra dire : j’ai envoyé untel, j’ai nommé untel, ou j’ai octroyé à un untel, dans le sens où il en fut la cause. Il faut savoir que si Allah décide de concevoir quelque chose, il met en œuvre les causes matérielles à l’origine de cette chose. Il a prévu entre autre parmi ces causes, les invocations provenant de certains de Ses serviteurs. En exauçant les demandes d’un tel et un tel, Il couvre Ses créatures de Ses bienfaits. Ainsi, Mohammed est le résultat des invocations de l’Ami d’Allah Ibrahim (u), quand il a imploré : (Seigneur ! Envoi-leur un messager issu d’eux qui leur récite Tes Versets, leur apprenne le Livre et la Sagesse, et les élèvent. Tu es certes le Puissant et le Sage).[url=#_ftn15][15][/url] Or, Allah avait déjà décrété de l’envoyer et avait déjà annoncé son nom auparavant. On posa en effet la question suivante au Prophète (r) : « Cher Messager d’Allah ? Quand es-tu devenu prophète ?
- Quand Adam était entre le corps et l’esprit répondit-il. »[url=#_ftn16][16][/url]
Il a dit également : « Il était écrit auprès d’Allah que je fus le sceau des prophètes alors qu’Adam était encore enveloppé de son argile. »[url=#_ftn17][17][/url]
 
Dans cet ordre, le Seigneur a décrété la victoire de Badr avant son déroulement. Pourtant, Mohammed (r) est en partie à l’origine de ce triomphe grâce à son appel au secours à Allah. Les invocations des adorateurs peuvent aussi être la cause de la pluie, etc. il n’est pas impossible que le Messie ait invoqué le Très-Haut d’envoyer Mohammed, après son élévation au ciel ; ses invocations seraient donc à l’origine de l’avènement du dernier des prophètes. Toutefois, Ibrahim a fait cette demande sur terre, c’est pourquoi Allah l’a évoqué, contrairement à ‘Issa qui l’a demandé après être monté au ciel.
 
Traduit par :
Karim ZENTICI
 
 


 



[url=#_ftnref1][1][/url] Première  épître de Jean ; 4.1-3
[url=#_ftnref2][2][/url] Les abeilles ; 102
[url=#_ftnref3][3][/url] Les poètes ; 193-194
[url=#_ftnref4][4][/url] La vache ; 97
[url=#_ftnref5][5][/url] Le pèlerinage ; 75
[url=#_ftnref6][6][/url] L’extinction du soleil ; 20-21
[url=#_ftnref7][7][/url] La vérité dévoilée ; 40-43
[url=#_ftnref8][8][/url] La répudiation ; 10-11
[url=#_ftnref9][9][/url] La vache ; 285
[url=#_ftnref10][10][/url] Rapporté par Ahmed 1/106.
[url=#_ftnref11][11][/url] La vache ; 217
[url=#_ftnref12][12][/url] La répudiation ; 10-11
[url=#_ftnref13][13][/url] Rapporté par el Bukhârî 18/1 et Muslim (2333).
[url=#_ftnref14][14][/url] La vache ; 257
[url=#_ftnref15][15][/url] La vache ; 129
[url=#_ftnref16][16][/url] Rapporté par Ahmed 66/4 et e-Tirmîdhî (3688).
[url=#_ftnref17][17][/url] Rapporté par Ahmed 127-128/4
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Message par Petero le Mer 9 Mar - 8:14

@citizenkan a écrit:Encore une fois, vous devez distinguer entre votre interprétation de la Bible, et ce qu'elle dit réellement

C'est toi l'ami qui devrait distinguer entre tous ces copier coller, imbuvable car trop long pour un dialogue et de ce que dit réellement Jésus.

Jésus s'adresse à 12 personnes qui sont là, devant lui :

"33 Mes petits enfants, je ne suis plus avec vous que pour un peu de temps. Vous me chercherez et comme j'ai dit aux Juifs qu'ils ne pouvaient venir où je vais, je vous le dis aussi maintenant.... 1 "Que votre coeur ne se trouble point. Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. 2 Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père; s'il en était autrement, je vous l'aurais dit, car je vais vous y préparer une place. 3 Et lorsque je m'en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi; 4 Et là où je vais, vous en savez le chemin." 16 Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Consolateur, pour qu'il demeure toujours avec vous; 17 C'est l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point: mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure au milieu de vous; et il sera en vous. 18 Je ne vous laisserai point orphelins; je viendrai à vous. (Jean (CP) 14)

"Mes petits enfants, je ne suis plus avec vous que pour peu de temps .... Je prierai le Père, et vous donnera un autre Consolateur, pour qu'il demeure avec vous."

Pour qu'il demeure avec vous, car moi je ne suis plus avec vous que pour un peu de temps.

Jésus s'adresse bien à ses Apôtres en premier et bien évidemment au delà à tous ceux qui deviendront ses Apôtres jusqu'à la fin du monde.

C'est donc bien à ses 12 Apôtres que Jésus s'adresse en leur disant :

"C'est l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point: mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure au milieu de vous; et il sera en vous. Je ne vous laisserai point orphelins; je viendrai à vous."

Les 12 Apôtres de Jésus ne sont pas restés orphelins, puisque Jésus est revenu vers eux, avec l'Esprit de Vérité qu'il leur a envoyé après son départ, l'Esprit Saint, l'Esprit même de Dieu et que Dieu avait promis de mettre dans l'homme ici :

"Ainsi parle le Seigneur Yahweh...... 24 Je vous tirerai d'entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai sur votre terre. 25 Je ferai sur vous une aspersion d'eaux pures et vous serez purs; de toutes vos souillures et de toutes vos abominations je vous purifierai. 26 Et je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai au dedans de vous un esprit nouveau; j'ôterai de votre chair le coeur de pierre; et je vous donnerai un coeur de chair. 27 Je mettrai au dedans de vous mon Esprit, et je ferai que vous suivrez mes ordonnances, que vous observerez mes lois et les pratiquerez. (Ezéchiel (CP) 36)

Tu oublies que Jésus a dit qu'il était venu ACCOMPLIR LES PROPHETES :

"« Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir. (Matthieu (LIT) 5)

Jésus est descendu du Ciel, sorti de Dieu pour nous annoncer cette Bonne Nouvelle, et les premiers à qui il l'a annoncé ce sont ses Apôtres. Il est venu accomplir cette prophétie ou promesse qu'il avait fait de mettre en l'homme l'Esprit Saint, l'Esprit de Vérité, l'Esprit de Dieu :

"4 Comme il mangeait avec (eux), il leur enjoignit de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'attendre ce que le Père avait promis, " ce que, (leur dit-il), vous avez appris de moi: (Actes (CP) 1)

Et qu'est-ce que le Père avait promis et que Jésus leur avait appris ?

"Mes petits enfants, je ne suis plus avec vous que pour peu de temps .... Je prierai le Père, et vous donnera un autre Consolateur, pour qu'il demeure avec vous."

Jean le Baptiste avait lui-même annoncé que Jésus venait pour "baptiser dans l'Esprit Saint" :

"" Moi, je vous baptise avec l'eau; mais il vient, celui qui est plus puissant que moi, et dont je ne suis pas digne de délier la courroie de ses sandales; lui, il vous baptisera dans l'Esprit-Saint et le feu. (Luc (CP) 3)

Et c'est ce que Jésus annonce à ses Apôtres :

"5 que Jean a baptisé d'eau, mais que vous, sous peu de jours, vous serez baptisés de l'Esprit-Saint. " (Actes (CP) 1)


Jésus ne peux pas être plus claire. Le Consolateur qu'il promet d'envoyer à ses Apôtres, c'est l'Esprit de Dieu, son propre Esprit, puisqu'il leur annonce qu'il va revenir auprès d'eux, en envoyant l'Esprit Saint dans lequel il va les plonger, pour que cet Esprit Saint, qui était en Lui, il l'est en eux toujours.

Et c'est pour cela que Jésus leur dit, à propos du nouveau Consolateur : "vous vous le connaissez déjà", car ce Consolateur, il était déjà présent en Jésus, puisqu''il était rempli de la présence de l'Esprit de son Père, ce même Esprit qui l'avait conduit au désert".

Vous pouvez raconter tout ce que vous voulez sur ce Consolateur qui serait un homme, Mohamed, cela ne reste que votre interprétation et pas ce que dit clairement Jésus.

Ce Nouveau Consolateur, c'est Dieu Lui-même dans son Esprit, qui après avoir été en Jésus, avoir été l'Esprit de Dieu son Père qui l'accompagnait, va prendre sa place au milieu des Apôtres et dans ses Apôtres, et au delà dans tous ceux qui recevraient le baptême de Jésus.

Voilà la Vérité révélée et accomplie pas Jésus que vous refusez de voir, en faisant passer votre prophète pour ce Consolateur que les Apôtres de Jésus ont reçu comme Nouveau Maître, Seigneur, ne restant pas orphelin ; Esprit de Dieu, de Jésus, par lequel Jésus va rester présent avec eux jusqu'à la fin du monde.





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Message par Petero le Mer 9 Mar - 9:17

Une autre preuve que ce Nouveau Consolateur n'est pas un homme envoyé auprès des croyants + de 500 ans après la mort de Jésus, c'est la mission que ce Paraclet devait remplir auprès des Apôtres à qui Jésus s'adressait :

"26 Mais le Consolateur, l'Esprit-Saint, que mon Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. (Jean (CP) 14)

Jésus aurait parlé d'un consolateur venant 500 ans plus tard, il se serait adressé de cette manière là à ses 12 Apôtres à qui il faisait cette annonce :

""26 Mais le Consolateur, l'Esprit-Saint, que mon Père enverra en mon nom, lui, enseignera toutes choses, et rappellera tout ce que je vous ai dit. (Jean (CP) 14)

Or Jésus dit bien : "Il VOUS enseignera toute chose ... et VOUS rappelera ce que je VOUS ai dit".

Vous, ce sont ses Apôtres, car c'est à eux qu'il a dit des choses durant 3 ans, et c'est à eux que l'Esprit Saint rappelera ces choses, pour qu'ils puissent témoigner avec Lui, avec ce Nouveau Consolateur, ce Nouveau Seigneur et Maître, Dieu dans son Esprit, qui va les accompagner :

"26 Lorsque le Consolateur que je vous enverrai d'auprès du Père, l'Esprit de vérité qui procède du Père, sera venu, il rendra témoignage de moi. Et vous aussi, vous me rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement." (Jean (CP) 15)

C'est avec l'Esprit Saint, ce Nouveau Consolateur, que les Apôtres de Jésus, après que Jésus s'en sera retourné près de son Père, témoigneront et en voici la preuve :

"19 Lorsqu'on vous livrera, ne vous préoccupez ni de la manière dont vous parlerez, ni de ce que vous aurez à dire: ce que vous aurez à dire vous sera donné à l'heure même. 20 Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous. (Matthieu (CP) 10)

Les musulmans peuvent croire que Mohamed est un prophète de Dieu, c'est leur droit. Mais allez raconter que c'est le Consolateur que Jésus avait annoncé qu'il enverrait à ses Apôtres et qui témoignerait avec eux de Lui, là c'est inadmissible, d'autant plus que dans les paroles mêmes de Jésus, il y a la preuve que ce n'était pas un homme que Jésus annonçait et encore moins Mohamed.

En insistant ainsi dans ce mensonge, les musulmans se font disciples du Prince du mensonge et qui plus est ils outrage Jésus, ils s'opposent directement à Lui.

Qui plus est, le Coran ne témoigne pas de Jésus, mais d'un certain Issa qui est tout autre que Jésus, un Issa qui n''est pas sorti de Dieu, descendu du Ciel et n'a pas donné sa Vie pour nous, qui ne nous a pas fait don de son Esprit Saint, de l'Esprit de son Père.
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