Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Page 3 sur 5 Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant

Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Citizenkan le Mer 9 Mar - 13:12

Quant aux paroles du Messie : « si, au contraire je pars, je vous l’enverrai. » il faut les prendre dans le sens où il va l’envoyé grâce aux invocations consacrées au Père. Cette demande est comparable à la requête transmise aux autorités d’envoyer un émissaire, de nommer le gouverneur d’une province, ou d’octroyer telle chose à untel. L’auteur de cette requête pourra dire : j’ai envoyé untel, j’ai nommé untel, ou j’ai octroyé à un untel, dans le sens où il en fut la cause. Il faut savoir que si Allah décide de concevoir quelque chose, il met en œuvre les causes matérielles à l’origine de cette chose. Il a prévu entre autre parmi ces causes, les invocations provenant de certains de Ses serviteurs. En exauçant les demandes d’un tel et un tel, Il couvre Ses créatures de Ses bienfaits. Ainsi, Mohammed est le résultat des invocations de l’Ami d’Allah Ibrahim (u), quand il a imploré : (Seigneur ! Envoi-leur un messager issu d’eux qui leur récite Tes Versets, leur apprenne le Livre et la Sagesse, et les élèvent. Tu es certes le Puissant et le Sage).[url=#_ftn1][1][/url] Or, Allah avait déjà décrété de l’envoyer et avait déjà annoncé son nom auparavant. On posa en effet la question suivante au Prophète (r) : « Cher Messager d’Allah ? Quand es-tu devenu prophète ?
- Quand Adam était entre le corps et l’esprit répondit-il. »[url=#_ftn2][2][/url]
Il a dit également : « Il était écrit auprès d’Allah que je fus le sceau des prophètes alors qu’Adam était encore enveloppé de son argile. »[url=#_ftn3][3][/url]
 
Dans cet ordre, le Seigneur a décrété la victoire de Badr avant son déroulement. Pourtant, Mohammed (r) est en partie à l’origine de ce triomphe grâce à son appel au secours à Allah. Les invocations des adorateurs peuvent aussi être la cause de la pluie, etc. il n’est pas impossible que le Messie ait invoqué le Très-Haut d’envoyer Mohammed, après son élévation au ciel ; ses invocations seraient donc à l’origine de l’avènement du dernier des prophètes. Toutefois, Ibrahim a fait cette demande sur terre, c’est pourquoi Allah l’a évoqué, contrairement à ‘Issa qui l’a demandé après être monté au ciel.





[url=#_ftnref1][1][/url] La vache ; 129
[url=#_ftnref2][2][/url] Rapporté par Ahmed 66/4 et e-Tirmîdhî (3688).
[url=#_ftnref3][3][/url] Rapporté par Ahmed 127-128/4
avatar
Citizenkan
Très bon poster
Très bon poster

Points cumulés : 3271
Merci : 11
Masculin

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Petero le Mer 9 Mar - 14:02

@citizenkan a écrit:


Encore une fois, Pierre vous envisagez la chose sous le prisme de votre croyance, c'est ce que les philosophes appellent :

pétition de principe : faute logique qui consiste à tenir pour vrai ce qu’il s’agit précisément de démontrer.
raisonnement circulaire,

Vous ne répondez pas aux arguments, mais vous vous contentez de répéter votre catéchisme, je viens de vous démontrer que votre croyance est erronée, après, libre à vous d'en faire ce que vous voulez, il ne m'appartient pas de guider les cœurs... 

C'est la Bible qui vous dément, celle disant notamment que Jésus va rester avec les apôtres qui reçoivent également l'Esprit (particularité qui n'est pas propre à Jésus) ; nous faisons ici une pierre deux coups, car nous démontrons par-là ce que Jésus peut sous-entendre quand il dit qu'il restera avec les apôtres (je ne dis pas que tous ces passages proviennent de la Bible originelle, mais ils ont le mérite de réfuter les chrétiens avec leurs propres arguments ; la vérité vient de la bouche des...) :

Jésus avance qu’il demeure également en les personnes des apôtres : « En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père et que vous êtes en moi et moi en vous. »[url=#_ftn1][1][/url] Bien plus, comme nous l’avons vu, Jésus implore à Dieu que ses apôtres soient en eux (lui et Dieu), afin que tous soient un.[url=#_ftn2][2][/url] « Ne savez-vous pas que vos corps sont les membres du christ ?... Ne savez-vous pas que celui qui s’unit avec la prostituée fait avec elle un seul corps ? Car il est dit : les deux ne seront qu’une seule chaire. Mais celui qui s’unit au Seigneur est avec lui un seul esprit… Ou bien ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous et qui vous vient de Dieu, et que vous ne vous appartenez pas ? »[url=#_ftn3][3][/url] « Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance ; un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui règne sur tous, agit par tous, et demeure en tous. »[url=#_ftn4][4][/url]
 


[url=#_ftnref1][1][/url] Jean ; 14.20
[url=#_ftnref2][2][/url] Jean ; 17.21
[url=#_ftnref3][3][/url] Premier épître aux Corinthiens ; 16.15-19
[url=#_ftnref4][4][/url] Epître aux Ephésiens ; 4.6




Et c'est ce que vous appelez "dialoguer" en m'inondant de messages !!!

Moi pas. Ce qui m'intéresse ce ne sont pas tous ces copier coller, c'est vous, ce que vous vous pensez, croyez.

De plus vous ne m'avez rien démontrer du tout, sinon votre incapacité totale à interpréter nos propres Ecritures.

Oui Jésus est resté auprès de ses disciple, par son Esprit, l'Esprit Saint, le Nouveau Paraclet qu'il leur a envoyé, et qui est devenu leur Nouveau Maître intérieur. Ce Paraclet n'est en rien Mohamed, et vous entêtez comme vous le faites, montre combien votre esprit est enfermé et c'est bien dommage. Vous me récitez par cœur le catéchisme de l'Islam vous envisagez tout sous le prisme de votre croyance islamique.
avatar
Petero
Très bon poster
Très bon poster

Points cumulés : 2042
Merci : 4
Masculin

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Citizenkan le Mer 9 Mar - 14:42

@Petero a écrit:

Et c'est ce que vous appelez "dialoguer" en m'inondant de messages !!!

Moi pas. Ce qui m'intéresse ce ne sont pas tous ces copier coller, c'est vous, ce que vous vous pensez, croyez.

De plus vous ne m'avez rien démontrer du tout, sinon votre incapacité totale à interpréter nos propres Ecritures.

Oui Jésus est resté auprès de ses disciple, par son Esprit, l'Esprit Saint, le Nouveau Paraclet qu'il leur a envoyé, et qui est devenu leur Nouveau Maître intérieur. Ce Paraclet n'est en rien Mohamed, et vous entêtez comme vous le faites, montre combien votre esprit est enfermé et c'est bien dommage. Vous me récitez par cœur le catéchisme de l'Islam   vous envisagez tout sous le prisme de votre croyance islamique.


Bon, puisque vous ne ramenez rien de nouveau, je continue ma démonstration, sur cette nation venue d'Ismaël qui va reprendre le flambeau de la prophétie :

 


Un peu d’histoire :

Allah révèle : (Seigneur ! J’ai installé une partie de ma postérité dans une vallée aride, auprès de Ta Maison Sacrée, Seigneur ! Afin qu’ils observent la prière. Dirige vers eux le cœur de certains hommes et concède-leur de bons fruits ; ainsi seront-ils reconnaissants ).[1] (Et quand Nous fîmes de la Maison Sacrée un asile pour les hommes et une terre paisible. Prenez la station d’Ibrahim comme lieu de prière. Nous avons pris le serment à Ibrahim et à Ismâ’îl de purifier Ma Maison pour ceux qui voudraient en faire le tour, s’y recueillir, s’y incliner, et s’y prosterner • Et quand Ibrahim a dit : « Seigneur ! Rends cette terre paisible et accorde de bons fruits à ses habitants ; ceux parmi eux qui auront cru en Allah et au Jour dernier. » Il a dit : « Le mécréant certes, Je le laisserais profiter un peu avant de le précipiter dans les tourments de l’Enfer ; quelle bien mauvaise destinée est-elle ! »)[2]

Ibn Qutaïba et d’autres savants musulmans mentionnent qu’Ismâ’îl fut élevé dans le désert de Farân,[3] ce qui est conforme aux enseignements de la Thora où il est dit : « Abraham se leva de bon matin, prit du pain et une outre d’eau qu’il donna à Hagar. Il mit l’enfant sur son épaule et la renvoya. Elle s’en alla errer dans le désert de Béer-Shéva. Quand l’eau de l’outre fut épuisée, elle jeta l’enfant sous l’un des arbustes. Puis elle alla s’asseoir à l’écart à la distance d’une portée d’arc. Elle disait en effet : « Que je n’assiste pas à la mort de l’enfant ! » Assise à l’écart, elle éleva la voix et pleura. Dieu entendit la voix du garçon et, du ciel, l’ange de Dieu appela Hagar. Il lui dit : « Qu’as-tu Hagar ? Ne crains pas, car Dieu a entendu la voix du garçon, là où il est. Lève-toi ! Relève l’enfant et tiens-le par la main, car de lui je ferai une grande nation. » Dieu lui ouvrit les yeux et elle aperçut un puits avec de l’eau. Elle alla remplir l’outre et elle fit boire le garçon. Dieu fut avec le garçon qui grandit [et habita au désert. C’était un tireur d’arc] ; il habita dans le désert de Parân… »[4]
La Thora relate ainsi la bonne nouvelle faite à Hagar et à son fils. Le Très-Haut a dit également : « (Pour Ismail je t’exauce,) je le bénis, je le rends fécond, prolifique à l’extrême [et quand Hagar ouvrit les yeux, elle vit un puits et se rapprocha, etc.] »[5]

Avec l’avènement de Mohammed (r), le Hadj incombe à tout le monde ; les pèlerins s’y rendent de tous les coins de la terre. Le puits d’où Ismâ’îl et sa mère se sont désaltérés, c’est le puits de Zam-zam. Leur histoire est relatée dans le recueil d’el Bûkharî, où selon ibn ‘Abbâs : « la première fois que les ceintures ont été utilisées par les femmes, c’est de la part de la mère d’Ismâ’îl ; elle s’en est servie pour effacer ses traces des yeux de Sara. »[6] Puis, Abraham l’emmena avec son fils, pendant sa période d’allaitement pour les installer auprès du temple sacré, vers un arbre au-dessus de Zam-zam, dans les hauteurs de la mosquée actuelle. À l’époque, il n’y avait ni eau ni personne. Il lui laissa un sac de dattes et une outre remplie d’eau. Puis, lorsqu’il retourna sur ses pas, Hagar le suivit et s’écria : « Ibrahim ! Où vas-tu ? Nous laisses-tu dans cette vallée où il n’y a rien ni personne ? » Elle l’interrogea plusieurs fois ainsi, mais il ne se retourna pas. « Allah t’a-t-il ordonné de le faire ? s’exclama-t-elle alors.

  • Oui, répondit-il.
  • Hé bien, Il ne nous abandonnera pas. »


Après ces mots, elle revint sur ses pas. Ibrahim s’en alla et s’arrêta sur le versant de la montagne de façon à ne pas se faire voir. Il se retourna en direction du futur Temple pour implorer en ces termes : (Seigneur ! J’ai laissé une partie de ma progéniture dans une vallée aride, auprès de Ta Maison Sacrée, etc.)[7]. Hâjar allaita son bébé et épuisa l’eau de son outre. Dès lors, elle et son fils furent pris par la soif. Comme elle le voyait se tordre de douleur, elle s’éloigna de lui pour ne pas souffrir ce spectacle. Elle se rendit à Safa qui était la montagne la plus proche ; elle grimpa dessus pour dominer la vallée du regard et trouver éventuellement quelqu’un, mais elle ne vit personne. Elle descendit de Safa pour se retrouver dans l’oued. Elle leva un empan de son vêtement et se mit à courir à perdre haleine. Elle traversa l’oued et se retrouva en bas de Marwa. Elle monta dessus et scruta l’horizon dans l’espoir de trouver quelqu’un. Comme elle ne vit personne, elle redescendit et réitéra sept fois ce parcourt. Selon ibn ‘Abbâs, le Prophète a dit (r) : « C’est la raison pour laquelle, les gens font le parcours entre Safa et Marwa aujourd’hui. » Arrivée enfin sur le mont Marwa, elle entendit un bruit. « Chut ! » se dit-elle a elle-même.  Après l’avoir entendu à nouveau, elle s’écria : « Tu t’es fait entendre, si tu as quelques secours à proposer. » Elle se retrouva devant l’ange qui se tenait à l’emplacement de Zam-zam. Il tâta du talon –ou le rapporteur a-t-il dit de l’aile – à l’endroit de Zam-zam, et l’eau se mit à jaillir. Elle se mit à l’entourer de ses mains et à remplir son outre jusqu’à la faire déborder.

Selon ibn ‘Abbâs, le Prophète a déclaré (r) : « Qu’Allah fasse miséricorde à la mère d’Ismâ’îl ! Si elle avait laissé la source de Zam-zam sans puiser l’eau de ses mains, elle coulerait aujourd’hui en surface. »[8] Elle en but reprit-il, et allaita son bébé. « Ne craignez rien, vous ne serez pas laissés à l’abandon dit l’ange, à cet endroit se trouve la Maison d’Allah que cet enfant et son père vont édifier. Allah ne laissera pas ses habitants à l’abandon. » L’endroit où devait être édifié le Temple était surélevé au-dessus du sol comme une colline. Quand il y avait des torrents, ils le contournaient de part et d’autre, etc. Avec le temps, le puits de Zam-zam a été enseveli, mais ‘Abd el Muttalib le grand-père du Prophète (r) lui redonna vie. La distribution de l’eau (e-siqâya) revint à son fils el ‘Abbâs et à sa postérité. Il avait la charge de distribuer Zam-zam et l’eau potable ; il fait ainsi partie de la tradition (Sunna) d’en boire.[9]

La vision d’Abd el Muttalib :

Sur le chemin du retour, une caravane de la tribu yéménite Jurhum avait fait halte non loin d’où se produisit le miracle. Un oiseau dans le ciel leur indiquait à leur grande surprise qu’il y avait de l’eau à l’endroit au-dessus duquel il tournoyait. Ils savaient pertinemment qu’aucune source n’était signalée dans la région. Pour étancher leur curiosité, ils envoyèrent deux hommes en reconnaissance. Ils y trouvèrent effectivement une source auprès de laquelle il y avait Hâjar. Ils se rapprochèrent et lui demandèrent l’autorisation de s’installer près d’elle. Elle accepta, elle qui avait besoin de compagnie, sans oublier de leur rappeler au passage que la source ne leur appartenait pas. Ils se plièrent à sa volonté et allèrent chercher le reste de la caravane.[10] Jurhum était une branche de la tribu Qahtân dont les membres sont les descendants des premiers arabes.[11] Ismâ’il grandit au milieu d’eux, il apprit leur langue et prit une de leurs filles pour épouse. Ses descendants, dont ‘Adnân l’ancêtre de Mohammed (e) est issu, sont les Arabes d’adoption.[12] Après la mort de sa mère, Ismâ’il aida son père Ibrahim à élever les fondations de la Ka’ba.

La Mecque commença à grandir, mais ses habitants respectaient peu son caractère sacré. Ils encourraient donc la punition divine et durent quitter les Lieux saints, car comme son nom l’indique, Mekka éteint l’ardeur des tyrans ou selon une autre hypothèse, elle chasse les pervers de son enceinte.[13] La tribu des Banû Bakr aidés des Ghabashân – tout deux issus des Khuzâ’a - décidèrent de se faire justice eux-mêmes et expulsèrent les Jurhum de l’enceinte sacrée. Après vingt et un siècles de règne des Jurhum, les Khuzâ’a prenaient le relais de l’entretien du Temple.[14] Conscient d’une défaite certaine, le roi Mudhâdh ibn ‘Amr el Jurhumî avait pris soin avant de se sauver au Yémen (qui était la terre de ses ancêtres), de dissimiler ses richesses dans le puits de Zam-zam. Puis, il l’ensevelit pour interdire à ses ennemis l’accès à la source principale en eau de la ville.[15] Trois cents ans plus tard, naquit Qusaï ibn Kilâb qui grandit aux frontières du shâm. Armée d’une forte personnalité, il allait changer le destin de La Mecque. De la descendance de ‘Adnân puis d’Ismâ’îl, il se maria dans un premier temps à la fille du gouverneur de la ville Sainte qui, comme nous l’avons vu, revint aux mains des Khuzâ’a. C’est ainsi qu’il commença à se faire un nom auprès de ses concitoyens. Il devint riche et monta très vite les échelons dans la société.

Un beau jour, la tribu de Khuzâ’a se retourna contre lui. Les historiens donnent plusieurs explications à cette rupture. Pour certains, Qusaï aurait voulu reprendre le règne de son ancêtre Ismâ’îl ; pour d’autres, son gendre lui aurait fait hériter de l’entretien du Temple et des Lieux saints ; d’autre enfin avancent qu’un des membres de Khuzâ’a lui aurait vendu la Ka’ba en échange d’une cruche de vin. Quoi qu’il en soit, furieux, les Khuzâ’a prirent les armes aux côtés des Banû Bakr. En face, Qusaï avait monté une armée de Quraïsh et obtint le soutien des Kinâna. De violents combats eurent lieu. Ils se soldèrent par la victoire de Qusaï. Après arbitrage, aucun sang versé ne fut réclamé ; l’entretient du Temple revint aux descendants d’Ismâ’îl, les Quraïsh et l’administration de la ville aux Khuzâ’a. La renommée des Quraïsh qui s’étaient emparés de la capitale économique et spirituelle des Arabes prenait de l’ampleur à travers toute la péninsule.[16]

Or, à cette époque Zam-zam était toujours introuvable. Après la mort de Qusaï, ses enfants se partagèrent, non sans tension, l’administration des Lieux saints. Aux Banû ‘Abd Manâf revenait l’approvisionnement des pèlerins en eau (siqâya). Shaïba el Hamd ibn Hâshim ibn ‘Abd Manâf ibn Qusaï fut éduqué par son oncle el Muttalib. C'est pourquoi on lui donna le surnom d’Abd el Muttalib (le serviteur d’el Muttalib). Quand Abd el Muttalib, qui deviendra le grand-père du Prophète (e), hérita de son oncle la fonction de siqâya, il ne savait pas qu’un grand destin l’attendait.

Cet évènement n’a pas échappé à l’historiographe ibn Ishâq qui l’a répertorié en entier. Il nous raconte qu’un jour, le grand-père du Prophète (e) entra dans le Hijr de la Ka’ba pour dormir. Il vit en songe qu’on lui demandait de déterrer Taïba, mais il ne savait pas à quoi ce nom correspondait. Le lendemain, le même rêve se renouvela, mais cette fois il s’agissait de Barra. Il vécut la même chose les deux jours suivants, et à chaque fois l’endroit qu’il fallait déterrer changeait de nom ; il s’agissait pour la troisième nuit de Madhnûna, et pour la quatrième de… Zam-zam.[17]

Comme il ne savait toujours pas à quoi cela correspondait, on lui fit connaître dans son rêve l’endroit où il fallait creuser. Le lendemain, il se rendit à l’endroit en question accompagné d’el Hârith, qui était alors son seul fils. Il se mit à creuser et dès qu’il découvrit le puits, il proclama la grandeur d’Allah. Les Quraïshites comprirent alors qu’il avait atteint son but. Ils vinrent à sa rencontre et lui rappelèrent que ce puits appartenait à leur ancêtre Ismâ’îl, et qu’ils avaient dessus autant de droits que celui qui l’avait retrouvé. Il y avait trouvé notamment deux gazelles en or qui appartenaient à la tribu de Jurhum. Ils y avaient caché également leurs sabres et leurs armures…[18] Avant d’entamer les recherches, Hishâm avait fait le vœu à Dieu que s’il  menait sa mission à bien et qu’il engendrait dix enfants mâles, d’en égorger un par reconnaissance envers Ses bienfaits immenses.
Après l’histoire du puits,  ibn Hâshim avait gagné l’estime de ses concitoyens et le rang des Banû ‘Abd Manâf grandissait jour après jour. Il engendra dix enfants mâles et devait désormais remplir son vœu. Il tira au sort pour désigner lequel de ses fils devait mourir. À chaque fois, le sort désignait celui qui était le plus cher à ses yeux ; celui-là même qui, plus tard, mettra au monde le sceau des Prophètes : c’était ‘Abd Allah ! Les oncles de l’enfant et les notables de Quraïsh cherchaient à l’en dissuader. Il décida alors de tirer au sort pour choisir, lesquels entre ‘Abd Allah ou cent chameaux devait-il sacrifier. Le décret d’Allah porta sur les bêtes,[19] ‘Abd Allah fut sauvé, car l’humanité attendait l’avènement prochain de son fils, ce qui en soit est un signe précurseur à sa prophétie. La prière de ses ancêtres Ibrahim et Ismâ’il devait ainsi être exaucée : [Seigneur ! Envoie-leur un messager issu des leurs afin qu’il leur récite Tes Versets, qu’il leur enseigne le Livre et la sagesse et qu’il les purifie ; Tu es certes le Puissant et le Sage].[20]



[1] Ibrahim ; 37
[2] La vache ; 125-126
[3] Parân ou Farân est mentionné plusieurs fois dans la Bible, dont notamment dans le Verset suivant qui annonce la prophétie de Mohammed (e) : « Le SEIGNEUR est venu du Sinaï, pour eux il s’est levé à l’horizon, du côté de Seïr, il a resplendi du côté de Parân. » [Deutéronome ; 33-1, 3] Le Coran fait allusion à cette annonce dans les trois premiers Versets de la sourate le figuier : (Par le figuier et l’olivier • Par le mont Sinaï • Par ce pays paisible].
[4] La Genèse ; 21-14
[5] La Genèse ; 17.20 la partie entre crochets ne figure pas dans la version œcuménique contemporaine. (N. du T.)
[6] Voir : Fath el Bârî d’ibn Hajar el ‘Asqalânî  (6/400-401).
[7] Ibrahim ; 37
[8] Voir : Fath el Bârî (6/402).
[9] Voir : El Jawâb e-Sahîh li man baddala din el Masîh (5/197,225). Pour l’explication en détail de l’évolution du puits de Zam-zam, voir : Fadhâil mâ Zam-zam de Hâmid Ahmed e-Tâhir (7-70).
[10] Rapporté par el Bukhârî (3364).
[11] Qahtân est mentionné dans l’Ancien Testament sous le nom de Yoqtân (voir : la Génèse ; 10.26).
[12] Voir : Fadhâil mâ Zam-zam (p. 24).
[13] Voir : Fadhâil Makka du D. Mohammed Ghabbân (1/23-28).
[14] Voir : Fadhâil mâ Zam-zam (p. 28).
[15] Voir : Târîkh el Ka’aba du D. Husnî el Kharbûtlî.
[16] Voir : Sîra ibn Hishâm (1/247-249).
[17] Voir : Akhbâr Makka d’el Azraqî (2/44-46), Dalâil e-Nubuwwa d’el Baïhaqî (1/93), Sîra ibn Hishâm (1/89-90), el bidâya wa e-nihâya d’ibn Kathîr (2/227).
[18] Cette version est rapportée dans Akhbâr Makka d’el Azraqî.
[19] Idem. (2/42-43).
[20] La vache ; 129
avatar
Citizenkan
Très bon poster
Très bon poster

Points cumulés : 3271
Merci : 11
Masculin

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Stitten32 le Mer 9 Mar - 17:37

Le premier Homme de l‘Humanité
Muhammad le Sceau des Prophètes
 
Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.
Je témoigne qu’il n’y a de Dieu qu’Allah et je témoigne que Mohamed est son message
 
"Et tu es certes, d’une moralité sublime "(Sourate 68.4)
 
Les arabes en ce temps-là étaient des païens grossiers ; telles de leurs qualités comme l'amour de la liberté, la poésie et l'hospitalité, étaient obscurcies par leurs vices comme l'ivrognerie, l'infanticide, le jeu et la violence. Le fameux Temple de la Ka'abah se trouvait à La Mecque ; il fut construit 3000 ans auparavant par Abraham en honneur du Grand Dieu Unique ; et puis il devint le siège de l'idolâtrie lorsque 360 idoles y furent gardées. L'anarchie régnait en Arabie et le pays était coupé entièrement du reste du monde extérieur sauf pour de rares caravanes qui le traversaient de temps en temps.
Description physique Qualités et Moralités du Prophète
Ce qui suit, est un résumé des rapports faits au sujet de sa beauté et de sa perfection tout en reconnaissant l'impossibilité d'être exhaustif à cet égard.
Il n'était ni trop grand ni trop petit mais de taille moyenne. Ses cheveux n'étaient ni trop longs, ni trop courts mais de longueur moyenne.
Son visage n'était ni antipathique ni austère. Il était rond, blanc et frais, portant des yeux noirs, muni de longs cils. Il avait de grosses épiphyses, une grosse nuque, des cheveux fins à la poitrine, le reste du corps glabre, de gros doigts et orteils.
 
« C'est un homme à la propriété manifeste, au visage éclatant et au beau caractère. Il n'est pas gros et sa tête n'est pas petite.
 
C'est quelqu'un d'agréable à regarder, d'élégant, ayant des yeux noirs, des paupières bien fournies, une voix rauque, un long cou, des yeux d'un beau noir ressortissant dans le blanc, des sourcils fins, longs et encornés, des cheveux très noirs.
Il est vénérable quand il se tait et splendide quand il parle. Vu de loin, c'est le plus beau et le plus splendide des hommes, et, de près, le plus affectueux et le plus gentil d'entre eux.
Sa parole est suave et vertueuse, sans faille ni démesure, comparable aux perles d'un collier qui, bien organisées, se suivent les unes les autres. Il était de taille moyenne, ramassée, ni trop petite, ni trop grande. Il était dans un groupe de trois où il se faisait remarquer par sa beauté et sa prestance. Les gens avec lui étaient dignes de lui tenir compagnie. Ils l'écoutaient lorsqu'il parlait et se hâtaient de lui obéir, tout en le vénérant et se réunissant autour de lui.
L'homme n'était ni renfrogné ni de nature à démentir les autres. »
C'était le plus juste, le plus chaste, le plus franc et le plus honnête de tous. Cela lui était reconnu par ses détracteurs et ses ennemis. On l'appelait "l'Honnête" avant l'avènement de la prophétie
Un jour Abou Jahl, dit : «Muhammad, Nous ne te démentons pas. C'est plutôt ce que tu apportes que nous démentons. »
A cet égard, Allah dit : « Or, vraiment ils ne croient pas que tu es menteur mais ce sont les versets d'Allah que les injustes renient. » (Coran 6.33
La première révélation
Vers l'âge de 40 ans, Muhammad développa un penchant pour la méditation en solitaire. Et une nuit de décembre de l'an 610 (apr. J.-C.) – dans la fameuse nuit d’Al-Qadr du mois du Ramadhan il obtint sa première révélation. Il se trouvait dans la grotte du Mont Hirā, près de La Mecque lorsque l'ange Gabriel lui ap­parut dans un songe et lui récita les cinq premiers versets de la sourate 96. Suivit un intervalle de six mois durant lequel le Saint Prophète Muhammad n’en reçut aucune révélation. L'Ange lui apparut une seconde fois alors qu’il était assis le visage couvert de son manteau, et lui récita le commencement de la sourate 74
« Au nom de Dieu le Très Gracieux, le Très Miséricordieux. Ô Toi qui t'es enveloppé ! Lève-toi et avertis. Et glorifie ton Seigneur... »
La révélation divine continua sans interruption pendant 23 ans.
L'étendue et la supériorité d'une religion ne suffisent pas pour assurer son avancée loin delà, il est nécessaire qu'il y ait aussi des dirigeants ingénieux et extraordinaires doués qui se consacrent à la propagation de l'établissement de cette religion.
L'islam jouit de ce privilège d'une manière très sublime. L'école et les vertus islamiques étaient parfaitement reflétées par la personnalité du saint prophète de l'islam, lequel était un modèle extraordinaire de direction et d'adaptation. Le prophète de l'Islam ne commandait pas les gens seulement par sa parole, de faire de bonnes et honnêtes actions, mais il leur donnait un exemple de bonté et d'honnêteté par ses propres actions.
Sa conduite constituait l'image parfaite de l'éducation islamique. Il considérait tous les musulmans comme des frères et entretenait dans son cœur un sentiment d'amour et de compassion envers chacun d'eux. Lorsqu'il s'asseyait à côté de ses compagnons, il faisait montre d'une telle parfaite simplicité et gentillesse qu'un étranger arrivant là par hasard n'eût pu distinguer le noble prophète des autres personnes.
S'il allait quelque part avec un groupe de personnes, il ne se mettait pas devant elles il préférait se mettre au milieu, il portait des vêtements simples et attachait une grande importance à la propreté du corps et des habits. Il aimait mettre le parfum, un beau sourire se destinait toujours sur ses lèvres sans toutefois jamais rire à haute voix. Il s'abstenait de se montrer dur et dominateur dans ses conversations, il détestait le faux et la calomnie, il était poli aussi bien avec les vieux qu'avec les jeunes et prenait toujours l'initiative de saluer les autres. Il prenait un soin particulier à visiter les malades et assister aux funérailles, il était soucieux d'accueillir les hôtes avec chaleur et cordialité.
Nous pouvons nous faire une idée de l'indulgence et de la nature du prophète à travers le fait qu'il a pardonné même aux ennemis impitoyables qu'il avait vaincus, sans craindre qu'il ne constitue un danger pour l'Islam.
En effet, lors de la conquête de la Mecque, il gracia et libéra les aristocrates bien qu'ils l'eussent maltraité ainsi que ses compagnons pendant des années. Le saint prophète de l'Islam n'aimait pas mener une vie confortable lui et sa famille jusqu'à ce que la situation des gens en général fut améliorée.
Le noble prophète était un modèle sublime de l'humanité, Allah a exalté la conduite sublime du prophète de l'Islam dans le saint coran et dit :
'' O toi le prophète ! Nous t'avons envoyé comme témoin, comme annonciateur de bonnes nouvelles, comme avertisseur, comme celui qui invoque Allah, avec sa permission et comme un brillant luminaire.'' .
Ces deux versets mentionnent clairement les quelques attributs du prophète de l'islam qui reflètent sa personnalité tels que :
Témoin et modèle :
Le prophète Muhammad a atteint une telle sublimité en matière de foi et de vertu que sa conduite et sa pensée sont devenues un modèle et un exemple pour le peuple entier, quiconque désire tester sa foi et connaître le niveau de celle-ci ainsi que de sa piété devrait se comparer avec le prophète de sa persévérance, de son sacrifice, de son intégrité de son honnêteté, de sa sincérité, de sa liberté d'esprit, de sa capacité à diriger, de sa magnanimité, de sa véracité, de sa valeur, de sa bonne conscience, de sa pureté et ses autres qualités comme critère pour pouvoir se situer lui-même.
Le prophète Muhammad a montré aux gens une nouvelle voie et bien que contrarié par les conditions hostiles environnantes, il a opéré par les solutions rédemptrices. Pour assurer la promotion et l'avancement de la société ainsi que le développement et la perfection des êtres humains, il a fondé une nouvelle école, invité les gens à la suivre, placé devant eux, un avenir, l'enthousiasme et le bonheur afin qu'ils s'écartent des vilaines habitudes et du mauvais système de leur environnement et qu'ils soient guidés vers une fin sublime aussi bien dans la vie 'ici bas que dans la vie éternelle.
Comme l'avertisseur.
Le saint prophète a combattu la corruption de l'environnement et lutté contre les mauvaises habitudes, la pensée tortueuses les mœurs indécentes, l'iniquité et la sensualité. Il a explicitement averti les gens des conséquences de leurs actes et critiqué leur conduite, malgré le fait que la société était complètement plongée dans ce genre d'agissement avilissant. Il s'est battu contre le féodalisme, l'idolâtrie, le bellicisme, les conflits, la violation des droits de l'homme, l'alcoolisme, le jeu de hasard, la tricherie, le vol et il a condamné si fermement les habitudes abominables que lorsqu'il a obtenu suffisamment de moyens il a eu recours à la guerre pour s'attaquer aux racines même de ces pratiques. Comme celui qui invoque Allah si le saint prophète a détruit les idoles mit fin à l'oppression en les remplaçant par un système d'adoration d'Allah et un mouvement qui devait conduire ceux-ci à la perfection.
Il disait seulement ce qu'Allah lui avait révélé et appelait les gens seulement à cette voie voulue par Allah. Son école était la révélation divine et sa voie était celle d'Allah.
Le coran réserve au prophète de l'islam un respect tout particulier et souligne tellement son mérite et sa vertu qu'il dit ''oui Allah et ses anges bénissent le prophète, oh vous les croyants ! Priez pour lui et appelez le salut sur lui''
Le coran ''Certes un messager pris parmi vous est venu à vous auquel pèse lourds les difficultés que vous subissez, qui est plein de sollicitude pour vous, qui est compatissant et miséricordieux envers les croyants''
Le prophète avant de recommander les bonnes œuvres aux gens il était lui-même en pratique de ces œuvres, lui et ses successeurs jamais ils ne disaient aux gens ceux qu'ils ne faisaient pas, nous avons l'obligation de suivre le prophète en parole et aussi par nos actes, réformons-nous, nous-mêmes avant de réformer les autres.
Ainsi Muhammad s’éleva et fut plus heureux que Jésus, en ce qu’il vit avant sa mort le progrès de sa loi, ce que le fils de Marie ne put faire à cause de sa pauvreté.
Il fut même plus heureux que Moïse,  
Muhammad mourut en paix et au comble de ses souhaits,
Il avait de plus quelque certitude que sa Doctrine subsisterait après sa mort, l’ayant accommodée au génie de ses sectateurs, nés et élevés dans l’ignorance ; ce qu’un homme plus habile n’eût peut-être pu faire.

L'ennemi des religions révélées, le diffamateur des Prophètes bibliques, le détracteur des Ecritures, l'intraitable et le moqueur Voltaire, il écrit
 
Chanoines, moines, curés même, si on vous imposait la loi de ne manger ni boire depuis quatre heures du matin jusqu’à dix heures du soir, pendant le mois de juillet, lorsque le carême arriverait dans ce temps ; si on vous défendait de jouer à aucun jeu de hasard sous peine de damnation ; si le vin vous était interdit sous la même peine ; s’il vous fallait faire un pèlerinage dans des déserts brûlants ; s’il vous était enjoint de donner au moins deux et demi pour cent de votre revenu aux pauvres ; si, accoutumés à jouir de dix-huit femmes, on vous en retranchait tout d’un coup quatorze ;
 
En bonne foi, oseriez-vous appeler cette religion sensuelle ? »
avatar
Stitten32
Bon poster
Bon poster

Points cumulés : 2125
Merci : 4
Masculin

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Petero le Mer 9 Mar - 19:16

@citizenkan a écrit:Bon, puisque vous ne ramenez rien de nouveau, je continue ma démonstration, sur cette nation venue d'Ismaël qui va reprendre le flambeau de la prophétie

Mais de quelle prophétie tu parles !!! Sais-tu ce que c'est qu'une prophétie ? C'est une promesse que Dieu a promis d'accomplir. Où se trouve, dans l'Ancien Testament écrit bien avant le Coran, cette prophétie que Mohamed est venu accomplir ?
avatar
Petero
Très bon poster
Très bon poster

Points cumulés : 2042
Merci : 4
Masculin

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Stitten32 le Mer 9 Mar - 20:25

@Petero a écrit:
Mais de quelle prophétie tu parles !!!  Sais-tu ce que c'est qu'une prophétie ? C'est une promesse que Dieu a promis d'accomplir. Où se trouve, dans l'Ancien Testament écrit bien avant le Coran, cette prophétie que Mohamed est  venu accomplir ?

Justement l'Islam est surtout une religion d'amour, une voie du cœur. L'Islam est venu pour unir les cœurs et faire régner la paix dans l'univers.

«O hommes, Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre connaissiez»(Coran,49, verset 13).

L'essentiel du message du bien aimé Prophète Mohammed, paix et bénédiction sur lui, réside justement dans la communication des valeurs humaines les plus nobles pour que l'être humain soit en harmonie et en paix avec lui même et avec l'univers.
«J'ai été envoyé pour parfaire l'excellence du comportement » Hadîth sahîh: rapporté par Al-bukhârî...

Tu saisis, ami que l'Amour dans toutes ses stations devient avant tout le fruit de la grâce divine et de l'invocation abondante du Seigneur en compagnie d'une élite de savants.

 "Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. Et que tes yeux ne se détachent point d'eux, en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. Et n'obéis pas à celui dont Nous avons rendu le coeur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier.
Et dis : "La vérité émane de votre Seigneur". Quiconque le veut, qu'il croit, et quiconque le veut qu'il mécroie"
avatar
Stitten32
Bon poster
Bon poster

Points cumulés : 2125
Merci : 4
Masculin

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Petero le Mer 9 Mar - 21:19

@Stitten32 a écrit:

Justement l'Islam est surtout une religion d'amour, une voie du cœur. L'Islam est venu pour unir les cœurs et faire régner la paix dans l'univers.
«O hommes, Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre connaissiez»(Coran,49, verset 13).
L'essentiel du message du bien aimé Prophète Mohammed, paix et bénédiction sur lui, réside justement dans la communication des valeurs humaines les plus nobles pour que l'être humain soit en harmonie et en paix avec lui même et avec l'univers.
«J'ai été envoyé pour parfaire l'excellence du comportement » Hadîth sahîh: rapporté par Al-bukhârî...
Tu saisis, ami que l'Amour dans toutes ses stations devient avant tout le fruit de la grâce divine et de l'invocation abondante du Seigneur en compagnie d'une élite de savants.
 "Fais preuve de patience [en restant] avec ceux qui invoquent leur Seigneur matin et soir, désirant Sa Face. Et que tes yeux ne se détachent point d'eux, en cherchant (le faux) brillant de la vie sur terre. Et n'obéis pas à celui dont Nous avons rendu le coeur inattentif à Notre Rappel, qui poursuit sa passion et dont le comportement est outrancier.
Et dis : "La vérité émane de votre Seigneur". Quiconque le veut, qu'il croit, et quiconque le veut qu'il mécroie"

Si j'ai bien compris, selon toi, la prophétie que Mohamed est venu accomplir avec l'Islam, c'est : unir les cœurs et faire régner la paix dans l'univers.

Le problème est que cette unions de cœurs pour faire régner la paix, c'est Jésus qui est venu l'accomplir, pas Mohamed, et sais-tu comment ?

En mettant en l'homme qui le suivrai, un cœur nouveau, un esprit nouveau, un cœur de chair à la place de notre cœur de pierre, le cœur de Dieu, son propre Esprit, comme annoncé ici :

"19 Et je leur donnerai un seul coeur; je mettrai au-dedans d'eux un esprit nouveau; et j'ôterai de leur chair le coeur de pierre, et je leur donnerai un coeur de chair, 20 afin qu'ils suivent mes ordonnances, et qu'ils gardent mes lois et les pratiquent; (Ezéchiel (CP) 11)

26 Et je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai au dedans de vous un esprit nouveau; j'ôterai de votre chair le coeur de pierre; et je vous donnerai un coeur de chair. 27 Je mettrai au dedans de vous mon Esprit, et je ferai que vous suivrez mes ordonnances, que vous observerez mes lois et les pratiquerez. (Ezéchiel (CP) 36)

10 Voici que je viens aux pasteurs; je redemanderai à leurs mains mes brebis; et je ne leur laisserai plus de troupeau à paître, et les pasteurs ne se paîtront plus eux-mêmes; j'arracherai mes brebis à leur bouche, et elles ne seront plus pour eux une proie à dévorer. 11 Car ainsi parle le Seigneur Yahweh: Me voici; je veux moi-même prendre souci de mes brebis, et je les passerai en revue..... 25 Je conclurai avec elles une alliance de paix (Ezéchiel (CP) 34)


Jésus est venu pour unir les cœurs au Cœur même de Dieu, il est venu mettre en nous le Cœur même de Dieu, son Esprit, pour que nous ne soyons plus qu'un seul Esprit avec Dieu son Père, avec Lui et vivions dans la paix de son Esprit. L'alliance de paix, c'est Jésus qui est venu la sceller, en nous unissant au Cœur même de Dieu :

"27 Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix; (Jean (CP) 14)
avatar
Petero
Très bon poster
Très bon poster

Points cumulés : 2042
Merci : 4
Masculin

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Citizenkan le Mer 9 Mar - 22:02

@Petero a écrit:

Si j'ai bien compris, selon toi, la prophétie que Mohamed est venu accomplir avec l'Islam, c'est :  unir les cœurs et faire régner la paix dans l'univers.

Le problème est que cette unions de cœurs pour faire régner la paix, c'est Jésus qui est venu l'accomplir, pas Mohamed, et sais-tu comment ?

En mettant en l'homme qui le suivrai, un cœur nouveau, un esprit nouveau, un cœur de chair à la place de notre cœur de pierre, le cœur de Dieu, son propre Esprit, comme annoncé ici :

"19 Et je leur donnerai un seul coeur; je mettrai au-dedans d'eux un esprit nouveau; et j'ôterai de leur chair le coeur de pierre, et je leur donnerai un coeur de chair,  20 afin qu'ils suivent mes ordonnances, et qu'ils gardent mes lois et les pratiquent;  (Ezéchiel (CP) 11)

26 Et je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai au dedans de vous un esprit nouveau; j'ôterai de votre chair le coeur de pierre; et je vous donnerai un coeur de chair. 27 Je mettrai au dedans de vous mon Esprit, et je ferai que vous suivrez mes ordonnances, que vous observerez mes lois et les pratiquerez.  (Ezéchiel (CP) 36)

10 Voici que je viens aux pasteurs; je redemanderai à leurs mains mes brebis; et je ne leur laisserai plus de troupeau à paître, et les pasteurs ne se paîtront plus eux-mêmes; j'arracherai mes brebis à leur bouche, et elles ne seront plus pour eux une proie à dévorer. 11 Car ainsi parle le Seigneur Yahweh: Me voici; je veux moi-même prendre souci de mes brebis, et je les passerai en revue..... 25 Je conclurai avec elles une alliance de paix (Ezéchiel (CP) 34)


Jésus est venu pour unir les cœurs au Cœur même de Dieu, il est venu mettre en nous le Cœur même de Dieu, son Esprit, pour que nous ne soyons plus qu'un seul Esprit avec Dieu son Père, avec Lui et vivions dans la paix de son Esprit. L'alliance de paix, c'est Jésus qui est venu la sceller, en nous unissant au Cœur même de Dieu :

"27 Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix;  (Jean (CP) 14)




« Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu'ai-je à désirer, s'il est déjà allumé ? Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu'il soit accompli ! Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, vous dis-je, mais la division. »[url=#_ftn1][1][/url] Dans leur ivresse, ils ne se rendaient pourtant pas compte que leur destin était scellé : « Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également. »[url=#_ftn2][2][/url]
 
Il n’était pas tendre avec les scribes et les Pharisiens qu’il traita d’hypocrites, de guides aveugles, d’ignorants, de serpents et de vipères.[url=#_ftn3][3][/url] Il avait le verbe acerbe : « N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais bien le glaive. »[url=#_ftn4][4][/url] Si l’on sait qu’il n’a jamais constitué d’armée contrairement au dernier prophète, il ne peut que s’agir du glaive de Titus, quand bien même le contexte ne prête pas à le dire.


[url=#_ftnref1][1][/url] Luc ; 12.49-51
[url=#_ftnref2][2][/url] Luc ; 13.5
[url=#_ftnref3][3][/url] Voir : Mathieu ; 23.13-37 et Luc ; 11.37-53.
[url=#_ftnref4][4][/url] Mathieu ; 10. 34
avatar
Citizenkan
Très bon poster
Très bon poster

Points cumulés : 3271
Merci : 11
Masculin

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Petero le Mer 9 Mar - 22:47

@citizenkan a écrit:
[color=#0000ff]" 
Il n’était pas tendre avec les scribes et les Pharisiens qu’il traita d’hypocrites, de guides aveugles, d’ignorants, de serpents et de vipères.[url=#_ftn3][3][/url] Il avait le verbe acerbe : « [i]N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais bien le glaive. »[url=#_ftn4][4][/url] Si l’on sait qu’il n’a jamais constitué d’armée contrairement au dernier prophète, il ne peut que s’agir du glaive de Titus, quand bien même le contexte ne prête pas à le dire.

Un glaive, il servait à séparer en 2 les animaux. Quand Jésus parle du glaive qu'il est venu apporter sur la terre, il parle de son enseignement, de sa Parole dans laquelle certains croiront et d'autre pas, même à l'intérieur d'une même famille :

"35 Car je suis venu séparer le fils de son père, la fille de sa mère, et la bru de sa belle-mère; 36 et on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. (Matthieu (CP) 10)

12 Alors je me retournai pour voir quelle était la voix qui me parlait; et quand je me fus retourné, je vis sept chandeliers d'or, 13 et, au milieu des chandeliers, quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme; il était vêtu d'une longue robe, portait à la hauteur des seins une ceinture d'or; 14 sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige, et ses yeux étaient comme une flamme de feu; 15 ses pieds étaient semblables à de l'airain qu'on aurait embrasé dans une fournaise, et sa voix était comme la voix des grandes eaux. 16 Il tenait dans sa main droite sept étoiles; de sa bouche sortait un glaive aigu, à deux tranchants, et son visage était comme le soleil lorsqu'il brille dans sa force. 17 Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort; et il posa sur moi sa main droite, en disant: 18 " Ne crains point; je suis le Premier et le Dernier, et le Vivant; j'ai été mort, et voici que je suis vivant aux siècles des siècles; (Apocalypse (CP) 1)


Jésus n'est pas venu apporter la paix sur la terre, mais dans le cœur de celui qui mettra sa foi en Lui et qui accueillera sa Parole et la mettra en pratique, de celui qui accueillera le cœur nouveau, l'esprit nouveau qu'il est venu donner à l'homme, l'Esprit même de Dieu son Père, dont il était lui-même rempli.

Et en même temps, les hommes se feront la guerre à cause de son Nom et des familles se sépareront à cause de son Nom, entre ceux qui croiront en lui et ceux qui ne croiront pas en Lui.

Rien à voir, mais vraiment rien à voir avec le glaive de Titus

avatar
Petero
Très bon poster
Très bon poster

Points cumulés : 2042
Merci : 4
Masculin

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Citizenkan le Mer 9 Mar - 22:56

@Petero a écrit:


Toujours dans l'interprétation, le texte que tu ramènes n'a absolument rien à voir avec le mien, et tu le sais très bien, Pierre, ensuite, regarde le contexte et tu comprendras pourquoi, il fait allusion à Titus :



Acte V : cet épisode est particulièrement tragique et laissera des traces indélébiles sur le devenir de l’ancien peuple élu. Jésus naquit. Il fut investi d’une mission qui ne rejoignit pas l’assentiment de ses contemporains. Il n’était certainement pas venu pour leur apporter des roses. Le temps des espoirs et du grand pardon n’était plus à la page, il n’y aura plus de retour en arrière. Le pacte était rompu. La prophétie allait leur être reprise pour être déposée chez un peuple insignifiant. Quel affront pour le peuple élu ! Le Messie était porteur d’un message implacable, bien qu’il demeurait encore une lueur d’espoir. Il fallait se ranger dans les rangs du futur sauveur, mais avant cela, il fallait suivre à la lettre les injonctions du fils de Marie, pour gagner le salut. Le Temple sera bientôt détruit, et le temps des moissons était arrivé.
 
Les Juifs n’acceptaient pas leur sort, et voyaient en ce décret la marque de l’injustice. Jésus répondait par la parabole d’un créancier qui remit à ses débiteurs des dettes inégales, et il ne craignait pas de préférer le sort de celui à qui fut remise la dette la plus forte, et toute sorte de paraboles pour leur montrer que l’espoir était vaincu.[url=#_ftn1][1][/url] Il annonçait ainsi le kingdom of heaven. Lui qui lança à la samaritaine « Crois-moi femme, l’heure vient où ce n’est ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. »[url=#_ftn2][2][/url] Jésus s’exclama au milieu d’une assemblée : « Aussi, je vous le dis, beaucoup viendront du levant et du couchant prendre place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le Royaume des cieux, tandis que les héritiers du Royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors : là seront les pleurs et les grincements de dents. »[url=#_ftn3][3][/url] Mathieu l’Apôtre a dit : Jésus a déclaré : « N’ont-ils pas lu dans les Écritures : la pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs, c’est elle qui est devenue la pierre angulaire ; c’est là l’œuvre du Seigneur : quelle merveille à nos yeux. Aussi, je vous le déclare : le Royaume de Dieu vous sera enlevé, et il sera donné à un peuple qui en produira les fruits. Celui qui tombera sur cette pierre sera brisé, et celui sur qui elle tombera elle l’écrasera. »[url=#_ftn4][4][/url]
 
Dans la continuité de l’ancienne prophétie, ce message n’était pas nouveau en réalité. Qu’on en juge : « Le sceptre ne s’écartera pas de Juda, ni le bâton d’entre ses pieds jusqu’à ce que vienne celui à qui il appartient et à qui les peuples doivent obéissance. »[url=#_ftn5][5][/url] « Ils m’ont donné pour rival ce qui n’est pas Dieu, ils m’ont offensé par leurs vaines idoles. Eh bien ! moi, je leur donnerai pour rival, ce qui n’est pas un peuple, par une nation folle je les offenserai. »[url=#_ftn6][6][/url]
 
Ésaïe confirme : « Je me suis laissé rechercher par ceux qui ne me consultaient pas, je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas, j’ai dit : « Me voici, me voici » à une nation qui n’invoquait pas mon nom. J’ai tendu mes mains, à longueur de jour, vers un peuple rebelle, vers ceux qui suivent le chemin qui n’est pas bon, qui sont à la remorque de leurs propres pensées. C’est un peuple qui me vexe, en face, sans arrêt : ils font des sacrifices dans des jardins, ils font fumer des aromates sur des briques, ils se tiennent dans des sépulcres (…) ; attention cela est mis par écrit en face de moi, si bien que je ne resterai pas inactif, jusqu’à ce que j’ai payé de retour, et payé de retour en plein cœur vos perversités et les perversités de vos pères. »[url=#_ftn7][7][/url]
 
Jérémie prophétise également que la nation mohammadienne aura la victoire sur les juifs, les chrétiens, et les autres nations : « Je vais amener contre vous, gens d’Israël, une nation lointaine [– oracle du SEIGNEUR –]  une nation inépuisable, une nation de vieille souche, une nation dont tu ignores la langue, dont tu ne comprends pas les propos. Ils sont tous expérimentés et puissants. »[url=#_ftn8][8][/url] Dans un autre passage, il est dit : « Je mettrai ma loi dans leur bouche et je l’inscrirai dans leur cœur. Je deviendrai Dieu pour eux, et eux, deviendront un peuple pour moi. Un homme n’aura plus besoin de s’instruire chez un autre de la religion et de la confession. On n’aura plus besoin de leur faire connaître Dieu, car ils me connaîtront tous, petits et grands [– oracle du SEIGNEUR]. Alors, je pardonnerai leurs péchés et je leur effacerai leurs fautes. »[url=#_ftn9][9][/url]
 
Daniel a dit : « J’ai imploré Dieu et je lui ai supplié de me montrer ce que les fils d’Israël allaient devenir, est-ce qu’il va leur pardonner, leur rendre leur royaume, et leur envoyé encore des prophètes ou bien va-t-il déposé la prophétie chez un autre peuple ? Daniel a dit : l’ange m’est apparu sous la forme d’un jeune homme au beau visage. Celui-ci m’a dit : salut à toi Ô Daniel ! Dieu –le Très-Haut – a dit : les fils d’Israël ont déclenché ma colère et se sont rebellés contre moi. Ils ont adoré d’autres dieux en dehors de moi… » [url=#_ftn10][10][/url]
 
Ainsi, Jésus prévenait contre le jour fatidique, à travers des passages gardés en partie intacts : « Comme quelques-uns parlaient des belles pierres et des offrandes qui faisaient l'ornement du temple, Jésus dit : Les jours viendront où, de ce que vous voyez, il ne restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée. Ils lui demandèrent : Maître, quand donc cela arrivera-t-il, et à quel signe connaîtra-t-on que ces choses vont arriver ? Jésus répondit : Prenez garde que vous ne soyez séduits. Car plusieurs viendront en mon nom, disant : C'est moi, et le temps approche. Ne les suivez pas. Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne soyez pas effrayés, car il faut que ces choses arrivent premièrement.
 
Mais ce ne sera pas encore la fin. Alors il leur dit : Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume ; il y aura de grands tremblements de terre, et, en divers lieux, des pestes et des famines ; il y aura des phénomènes terribles, et de grands signes dans le ciel. Mais, avant tout cela, on mettra la main sur vous, et l'on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison, on vous mènera devant des rois et devant des gouverneurs, à cause de mon nom.
 
Cela vous arrivera pour que vous serviez de témoignage. Mettez-vous donc dans l'esprit de ne pas préméditer votre défense ; car je vous donnerai une bouche et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront résister ou contredire. Vous serez livrés même par vos parents, par vos frères, par vos proches et par vos amis, et ils feront mourir plusieurs d'entre vous. Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom. Mais il ne se perdra pas un cheveu de votre tête ; par votre persévérance vous sauverez vos âmes.
 
Lorsque vous verrez Jérusalem investie par des armées, sachez alors que sa désolation est proche. Alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes, que ceux qui seront au milieu de Jérusalem en sortent, et que ceux qui seront dans les champs n'entrent pas dans la ville. Car ce seront des jours de vengeance, pour l'accomplissement de tout ce qui est écrit. Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là ! Car il y aura une grande détresse dans le pays, et de la colère contre ce peuple. Ils tomberont sous le tranchant de l'épée, ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu'à ce que les temps des nations soient accomplies. »[url=#_ftn11][11][/url]
 
« C'est pourquoi, lorsque vous verrez l'abomination de la désolation, dont a parlé le prophète Daniel, établie en lieu saint, - que celui qui lit fasse attention! - alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes ; que celui qui sera sur le toit ne descende pas pour prendre ce qui est dans sa maison ; et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau. Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là ! Priez pour que votre fuite n'arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat. Car alors, la détresse sera si grande qu'il n'y en a point eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu'à présent, et qu'il n'y en aura jamais. Et, si ces jours n'étaient abrégés, personne ne serait sauvé ; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés. »[url=#_ftn12][12][/url]


[url=#_ftnref1][1][/url] Voir : Mathieu : 21.33-45 ; Mathieu ; 20.1-16 ; Mathieu : 22.1-11 ; Mathieu : 13.3-9, 18-23 ; Mathieu : 13.1-32 ; 23-30 ; Mathieu 13.37-43.
[url=#_ftnref2][2][/url] Jean ; 4.19-21
[url=#_ftnref3][3][/url] Mathieu ; 8.11-12
[url=#_ftnref4][4][/url] Mathieu ; 21.42-44 D’après Sahîh Muslim (kitâb el Fadhâil ; hadîth : 21) , selon Abû Huraïra, le Messager d’Allah (r) a dit : « Je suis par rapport aux  prophètes avant moi comme un homme ayant construit une belle maison qu’il a pris soin de bien finir, sauf qu’il manquait une brique à l’un des coins. Les passants étaient étonnés et se disaient : « Il manque une brique ici pour finir la construction. » Mohammed s’exclama alors : « Je suis cette fameuse brique ! » »
[url=#_ftnref5][5][/url] La Genèse ; 49.1-12
[url=#_ftnref6][6][/url] Deutéronome ; 32.21 Une version de la Bible de 1844 parle d’un peuple ignorant, ce qui correspond tout à fait au peuple arabe illettré. Voir : Izhâr el Haq de Rahmatu Allah el Kaïrânawî, résumé par Mohammed Mulkâwî.
[url=#_ftnref7][7][/url] Ésaïe ; 65.1-7
[url=#_ftnref8][8][/url] Jérémie ; 16.15-16 La partie entre crochets ne figure pas dans la version actuelle qui dit notamment : « Leur carquois est un sépulcre géant ; ils sont tous des héros » à la place de : « Ils sont tous expérimentés et puissants. »
[url=#_ftnref9][9][/url] Jérémie ; 51.20-24 La partie entre crochets ne figure pas dans la version actuelle qui dit : « Voici donc l’alliance que je conclurai avec la communauté d’Israël – oracle du SEIGNEUR : je déposerai mes directives au fond d’eux-mêmes, les inscrivants dans leur être ; je deviendrai Dieu pour eux, et eux, ils deviendront un peuple pour moi. Ils ne s’instruiront plus entre compagnons, entre frères, répétant : « Apprenez à connaître le SEIGNEUR», car ils me connaîtront tous, petits et grands – oracle du SEIGNEUR. Je pardonne leur crime ; leur faute, je n’en parle plus. »
[url=#_ftnref10][10][/url] Voir : Daniel ; 9, 10, 11, 12 en sachant que la version actuelle propose une version différente.
[url=#_ftnref11][11][/url] Luc ; 21.5-24
[url=#_ftnref12][12][/url] Mathieu : 24. 15-22 Les anciennes prophéties parlent également de la destruction du temple ; voir notamment : Michée 3.12 « C'est pourquoi, à cause de vous, Sion sera labourée comme un champ, Jérusalem deviendra un monceau de pierres, Et la montagne du temple une sommité couverte de bois. C'est pourquoi, à cause de vous, Sion sera labourée comme un champ, Jérusalem deviendra un monceau de pierres, Et la montagne du temple une sommité couverte de bois. »
avatar
Citizenkan
Très bon poster
Très bon poster

Points cumulés : 3271
Merci : 11
Masculin

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Citizenkan le Mer 9 Mar - 22:59

Ensuite, tu dois savoir que le message de Issa qui est basé sur la paix et moins parfait que celui de Mohammed qui est basé sur la paix et la guerre, et qui est venu parachevé celui de Jésus, comme le décrit les vers suivants :



 
J’ai complété d’Issa la lumière imparfaite.
Je suis la force, enfants ; Jésus fut la douceur.
Le soleil a toujours l’aube pour précurseur.
(Victor Hugo).
avatar
Citizenkan
Très bon poster
Très bon poster

Points cumulés : 3271
Merci : 11
Masculin

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Citizenkan le Mer 9 Mar - 23:01

En voici la démonstration :

http://www.mizab.org/#!ibn-tamiya-rpond--benot-xvi/c14d2




Sheïkh el Islam ibn Taïmiya a dit : nous pouvons répondre à cela en plusieurs points :
Premièrement : il existe trois sortes de Loi céleste : une loi basée sur l’excellence, une loi basée sur la justice, et une loi qui réunit à la fois l’excellence et la justice dans le sens où elle ordonne la justice et recommande l’excellence (à un niveau moindre). En ce sens, le Coran offre la Loi la plus complète possible car il réunit entre la justice et l’excellence. Nous ne contestons pas que Moïse (u) ait pu ordonner la justice et recommander l’excellence comme le Messie également ait pu le faire. Quant à prétendre que Jésus ordonnait l’excellence et qu’il interdisait à l’opprimé de se faire justice ou que Mûsâ ne prônait pas la charité, c’est se méprendre au sujet des différentes missions prophétiques. Nous pouvons avancer par contre que la Thora est essentiellement basée sur la justice à l’inverse de l’Évangile qui axe son message sur l’excellence. Le Coran pour sa part a la particularité de proposer une harmonie parfaite entre ces deux notions (ou encore de les utiliser à leur paroxysme ndt.)
Le Coran mentionne que les « bienheureux » seront les occupants du Paradis ; les alliés de Dieu se partagent en deux catégories : il y a les « vertueux modérés » et les « élus devanciers ». Le premier degré s’obtient en s’imposant la justice qui consiste à observer les obligations et à s’éloigner des interdictions divines. Le plus haut degré cependant s’obtient uniquement par l’excellence ; cela consiste à non seulement observer les obligations mais aussi les œuvres recommandées ; en parallèle, il faut s’éloigner des interdictions mais aussi des œuvres déconseillées. La religion musulmane est donc parfaite car elle associe l’excellence et la justice. Par exemple, le Seigneur (I) révèle : (Si vous devez punir, faites subir la même chose que l’on vous a fait subir…), comme le réclame la justice, et quiconque ne s’y conforme pas s’expose à une sanction sur terre et dans l’autre monde : (…mais si vous voulez patienter, cela vaut mieux d’être patients).[url=#_ftn1][1][/url] C’est faire preuve d’excellence qui est simplement recommandé dans le sens où un tel individu sera récompensé par le Très-Haut pour son attitude et il pourra ainsi gravir les échelons de la piété, mais s’il choisit de se venger il n’aura aucun grief à son encontre. En outre, Allah interdit l’injustice et commande la justice dans toute chose ; vers la fin de la Surate La vache, Il traite des différents comportements envers l’argent. Il y a en effet, les bienfaiteurs qui font l’aumône, les justes à un niveau moindre qui sont équitables dans leurs transactions commerciales, et les injustes qui pratiquent l’usure.
 
Deuxièmement : il existe deux tendances bien connues concernant les Commandements du Seigneur (les Obligations et les interdictions). L’une assume qu’ils reviennent à la simple Volonté divine sans que celle-ci coïncident forcément avec l’intérêt des créatures. Il est possible toutefois qu’elle réponde dans la réalité à un certain intérêt.[url=#_ftn2][2][/url]
L’autre opinion, qui est conforme à celle de la majorité des savants affirme qu’Allah a envoyé les Messagers aux hommes en vue de satisfaire leur intérêts (présents et futurs) si ces derniers se soumettent à leur appel, comme le spécifie le Verset suivant : (Nous ne t’avons envoyé si ce n’est par miséricorde envers l’humanité).[url=#_ftn3][3][/url] Le Très-Haut a dit également : (Si une bonne voie vous vient de Moi… quiconque suit Ma voie ne pourra être malheureux ni s’égarer • Mais quiconque se détourne de Mon Rappel, il aura une vie malheureuse et Nous le ferons ressusciter aveugle le Jour de la Résurrection • Seigneur ! dira-t-il, pourquoi m’as-Tu ressuscité aveugle alors que j’étais voyant (sur terre) • Il dira : C’est ainsi que Mes Signes te sont parvenus mais tu les as négligé ; De la même façon alors, Nous te négligeons aujourd’hui).[url=#_ftn4][4][/url]
 
Si l’on s’en tient à la première tendance, l’envoi des prophètes aux hommes ne répond à aucune sagesse divine, mais en regard de la deuxième tendance, l’avènement de Mohammed (r) a été beaucoup plus bénéfique aux hommes que celui de Mûsâ ou du Christ. Il a rapporté beaucoup plus d’avantages qui reviennent en bien aux hommes ici-bas et dans l’au-delà que ces deux prophètes ont pu le faire envers leur communauté respective, tant au niveau de l’Ordre divin (Loi textuelle ndt.) qu’au niveau matériel (la création). Sa religion propose une meilleure voie (au niveau du savoir ndt.) et une pratique (Dîn el Haqq) plus complète (au niveau des actes ndt.). En outre, Allah a fait soumettre un plus grand nombre d’hommes à sa religion. Ainsi, sa religion a plus de mérite à deux niveaux : au niveau qualitatif car sa religion est meilleure et au niveau quantitatif car un plus grand nombre d’adeptes y adhère et qui plus est de la meilleure façon. La Loi de Moïse concernait exclusivement les juifs mais ces derniers ont fait preuve d’une grande rébellion tant au cours de sa vie qu’après sa mort, comme cela ne peut échapper à personne.
 
Or, la Loi de la Thora n’est pas aussi parfaite que celle du Coran. Le Coran parle de la Résurrection en détail et il établit par la preuve qu’elle aura effectivement lieu. Contrairement à la Thora, il fait une description précise de l’Enfer et du Paradis ; il relate les histoires de Hûd, Sâlih, Shu’aïb, et bien d’autres prophètes qui ne sont pas cité dans la Thora ; il traite des Noms et des Attributs divins, de la description des anges en mettant en lumière leurs différentes catégories, et de la création des génies et des hommes comme l’ « Ancien Testament » ne l’a pas fait de façon aussi détaillée ; il établi l’Unicité[url=#_ftn5][5][/url] divine avec toutes les sortes de preuve possibles, il évoque les différentes confessions répandues sur terre comme la Thora ne l’a pas fait ; il polémique avec les opposants aux prophètes et avance les preuves venant établir les fondements de la religion alors que la Thora n’en a pas fait autant.
 
Pourtant, aucun Livre révélé ne propose une meilleure voie que celle du Coran et de la Thora ; le Coran autorise les bonnes choses et interdit les mauvaises choses contrairement à la Thora qui interdit à ses adeptes bon nombre de choses qui leur étaient pures, par punition envers leurs mauvais agissements. Le Coran prescrit de recevoir le prix du sang contrairement à la Thora et en libérant ses adeptes des chaînes et des contraintes qui furent légiférées dans la Tawrât, il démontre qu’Allah les fait jouir de plus grands bienfaits.
 
L’Injîl pour sa part ne détient pas une Législation autonome, il n’y est pas question des notions de l’Unicité, de la création du monde, ou encore des aventures des prophètes avec leurs différents peuples. Il se contente pour ses notions-là de renvoyer la plupart du temps à la Thora. Néanmoins, le Messie a proscrit certaines interdictions de l’Ancien Testament et prône notamment la vertu, la clémence vis-à-vis de l’injuste, d’endurer le mal des autres, l’abstinence dans ce bas monde ; et il a ramené certaines paraboles pour expliquer ces notions. Le nouveau testament se distingue en gros de la Thora à travers les vertus qu’il encourage, l’ascétisme qu’il recommande, et certaines proscriptions des interdictions dont étaient frappés les adeptes du Livre avant lui.
Cependant, le Coran n’a rien à lui envier de ce côté-là ; il est même plus enrichissant. Il n’y a pas un savoir utile ni une œuvre pieuse que la Thora, l’Évangile ou la prophétie en général propose sans qu’il n’en fasse autant voir mieux. Celui-ci se distingue toutefois par des enseignements qui sont inexistants dans les livres anciens.
 
Or, les chrétiens ne suivent en fait ni le nouveau ni l’ancien testament car ils ont innové une religion qui ne s’accorde avec les enseignements d’aucun prophète. Ils ont composé le « symbole » à l’Empereur Constantin, et quarante ouvrages qui traitent du droit canoniques, et certains enseignements prophétiques. La plupart des textes qu’ils composèrent s’opposent à la prophétie, et sur de nombreux points les chrétiens sont revenus au crédo des religions païennes qui ont la particularité d’adorer des divinités en parallèle à Dieu et de démentir la révélation. La religion chrétienne entachée par le paganisme a transformé le monothéisme et la Loi de l’Évangile. C’est pourquoi, il règne une confusion énorme dans l’esprit de la plupart de ses adeptes au sujet de la provenance de leurs sources. Ils ne font même pas la différence entre les éléments de la Thora que le Messie a abrogés et ceux qu’il a entérinés, avant de pouvoir la faire avec les lois qu’ils ont inventées.
 
Jésus ne leur a jamais prescrit d’encenser des images qu’ils auraient façonnées et encore moins d’invoquer les personnages qu’elles représentent. Aucun prophète avant lui n’a prévu pour ses adeptes une chose pareille. Il n’a jamais été question dans la Loi d’un prophète d’invoquer les anges et de solliciter leur intercession et encore moins de vouer le culte aux tombeaux des saints et des prophètes avant de pouvoir le faire à leur statut, ce qui est le principe même du paganisme (association) contre lequel les messagers ont mis leurs peuples en garde.[url=#_ftn6][6][/url] Ces pratiques sont à l’origine du paganisme ayant corrompu les générations qui vivaient entre Adam (u) et Nûh (u). Allah (I) révèle en effet au sujet du peuple de Noé : (Ne délaissez pas vos divinités, ne délaissez pas Wadd, Suwâ’, Yaghûth, Ya’ûq, et Nasra • Ils en ont égaré énormément).[url=#_ftn7][7][/url] Bon nombre d’exégètes dont notamment ibn ‘Abbâs affirment que ces idoles étaient des membres vertueux du peuple du premier messager venu aux hommes. Après leur mort, leurs descendants ont encensés leurs tombes et ils leur ont façonnés des images avant de les adorer. ‘Îsâ lui-même et les savants chrétiens après lui n’ont pas manqué de rappeler cette réalité.
 
Le Messie (u) n’a ordonné à personne de l’adorer et il n’a jamais revendiqué qu’il était Dieu et il n’a jamais prescrit la trinité et l’incarnation que les chrétiens ont innovés. Il n’a jamais dit qu’il avait proscrit toutes les interdictions qu’Allah a défendu aux juifs dans la Thora et qu’il autorisait ainsi de consommer de la nourriture impure comme le porc ou autre. Les chrétiens se sont ainsi autorisés de manger de la viande impure et ils ont transformé la Thora et l’Évangile. Le Messie n’a jamais prescrit de prier en direction de l’Orient ni d’encenser la croix ou encore de ne plus se circoncire, de se consacrer à la vie monacale ou de se vouer aux enseignements qu’ils ont innovés après son ascension.
Ainsi, étant donné que la religion chrétienne avait atteint ce degré de corruption, certains lettrés à l’instar d’Abû ‘Abd Allah e-Râzî en ont conclu la chose suivante : « Seule une portion infime des chrétiens qui se trouvait avant l’avènement de Mohammed (r) ont vraiment profité de la religion du Christ. La religion que la plupart des chrétiens connaissaient n’avait aucun lieu avec Jésus. » Pour mieux comprendre cela, nous disons :
 
Troisièmement : supposons que les deux religions du Livre permettent de se passer de la dernière Loi révélée aux hommes, cela serait possible dans la mesure où les deux lois en questions serait bien gardées et bien respectées. Mais malheureusement, ce n’est pas le cas. Ils ont perdu la trace de bon nombre de leurs enseignements respectifs. Les « gens du livre » se sont déjà énormément divisés sur la personne même du Messie et autre comme le souligne le Verset suivant : (Parmi ceux qui disent : « Nous sommes chrétiens », Nous avons pris leur alliance mais ils ont négligés (ou oubliés) une partie de ce qui leur a été rappelé. Nous avons alors suscité entre eux la haine et l’animosité jusqu’au jour de la Résurrection ; Allah leur rappellera bientôt ce qu’ils faisaient).[url=#_ftn8][8][/url] Cela, en sachant qu’Allah a dit : (Les hommes étaient une seule communauté) avant de se diviser, (Allah envoya ensuite des prophètes annonciateurs et avertisseur, et Il a fait descendre avec eux le Livre en toute vérité afin de trancher entre les hommes sur leur divergences…).[url=#_ftn9][9][/url] À l’époque où Allah envoya Mohammed (r), plus personne ne mettait en évidence la prophétie révélée avant lui. Son avènement a eu lieu après une période d’intervalle (fatra) sans prophète.
 
D’après Sahîh Muslim en effet, selon ‘Iyâdh ibn Himâr, le Messager d’Allah (r) a déclaré : « Allah a contemplé les occupants de la terre et les a alors exécré –les arabes et les non arabes – à l’exception des derniers adeptes du Livre. »[url=#_ftn10][10][/url] À cette période, il y avait soit les illettrés païens et adorateurs des idoles soit les détenteurs de l’écriture qui avaient falsifié ses lois et changé son interprétation de sorte qu’il n’était plus possible d’y distinguer le vrai du faux.[url=#_ftn11][11][/url] Le sceau des prophètes est venu avec un Livre qui confirme et qui a autorité sur les anciennes écritures : il permet désormais de distinguer entre le vrai qui s’y trouve et le faux, entre la lumière et les ténèbres.
Allah (I) révèle : (Ô gens du livre ! Notre Messager vous est venu pour vous dévoiler ce que vous cachiez et il se tait sur beaucoup de choses ; il vous est venu de la part d’Allah une lumière et un Livre clair • Il guide quiconque recherche Sa Satisfaction sur les sentiers du salut et il vous sort des ténèbres pour vous mener à la lumière par Sa Volonté, et il vous guide sur un chemin droit • Ceux qui ont dit : « Allah est le Messie fils de Mariam » sont devenu mécréants. Dis : Qui peut intervenir dans le royaume d’Allah s’Il décide de faire périr le Messie fils de Mariam, sa mère, et même tous les habitants de la terre. À Allah appartient le royaume des cieux et de la terre et ce qui se trouve entre eux ; Il crée ce qu’Il veut et Il est capable de toute chose) jusqu’à : (Ô gens du Livre ! Un Messager vous est venu pour vous montrer le chemin après un intervalle sans messager… Vous ne direz pas qu’aucun annonciateur ni avertisseur ne vous ai venu, il vous est plutôt venu un annonciateur et un avertisseur ; Allah est certes capable de toute chose).[url=#_ftn12][12][/url]
Quatrièmement : la Thora penche plus vers la rigueur et la dureté tandis que l’évangile penche plutôt vers la douceur et la tolérance. Le Coran pour sa part se trouve au juste milieu en réunissant ces deux qualités à la fois comme le formule le Verset : (Ainsi, Nous avons fait de vous une communauté médiane afin que vous soyez des témoins à l’encontre les hommes).[url=#_ftn13][13][/url] Le Seigneur décrit la communauté du Prophète (r) de la façon suivante : (Mohammed le Messager d’Allah et ceux qui le suivent sont durs envers les mécréants et charitables entre eux).[url=#_ftn14][14][/url] Il a dit également : (Allah viendra alors avec un peuple qu’Il aime et qui L’aiment ; humbles envers les croyants et fiers envers les infidèles).[url=#_ftn15][15][/url]
 
Ainsi, le Prophète de l’Islam (r) qui est le meilleur et le plus parfait d’entre tous était à la fois le Prophète de la Miséricorde mais aussi le Prophète de la guerre. En cela, il est plus parfait que celui qui inclinerait plus soit vers la dureté soit vers la douceur. Pour expliquer cette prépondérance et cette répartition des sentiments dont se distinguent chaque communauté, une certaine hypothèse assume que les juifs vivaient sous la domination et la persécution de Pharaon. Face à cet état d’esclavage et d’humiliation, il leur fut légiféré la colère afin de se défendre et pour les rendre plus courageux, mais ces derniers n’ont pas répondu à l’ordre de Moïse lorsqu’il leur ordonna d’entrer en terre de Canaan sous prétexte qu’elle était habité par des tyrans.[url=#_ftn16][16][/url] (…) Cependant, après qu’Allah leur ai offert le triomphe, le pouvoir fut emparé par des jeunes qui firent régner la tyrannie à la manière de Pharaon. La mission de ‘Îsâ offrait de nouvelles dispositions ; celle-ci fut basée essentiellement sur l’indulgence, la vertu, et la douceur pour remédier à l’esprit dur et tyrannique dont les juifs s’étaient investis.
 
Dès lors, les adeptes de la nouvelle religion étaient tellement doux qu’ils sombrèrent dans le laxisme ; ils ont ainsi renoncé à répandre la morale (ordonner le bien et interdire le mal), à la « Guerre Sainte », et ils ne voulaient même plus appliquer la justice entre eux et les peines corporelles. Les plus pieux d’entre eux se retiraient dans des monastères.
Pourtant, si les premiers chrétiens furent persécutés, quand ils eurent le pouvoir –à l’image du premier Empereur chrétiens qui imposa par le glaive la religion qui lui fut dictée au Concile de Nicée, [url=#_ftn17][17][/url] et fit massacrer ses opposants parmi les « gentils » en commençant par les juifs – leurs rois n’y allaient pas de main morte avec leurs sujets bien qu’ils n’appliquaient pas les Lois d’Allah. Ils faisaient impunément couler le sang des innocents que ce soit sous l’emprise de leurs savants et de leurs dévots ou bien selon leur propre caprice. En cela, ils n’étaient pas différents des juifs.[url=#_ftn18][18][/url] Par contre, Mohammed (r) propose une Législation parfaite et modérée qui ne sombre ni d’un côté ni de l’autre. Ses adeptes sont cependant durs envers les ennemis d’Allah et doux envers Ses élus. Ils sont cléments et indulgents pour ce qui les concerne mais ils sont intransigeants lorsqu’il s’agit des droits du Seigneur. Cette religion est plus prompt à la vertu et aux bonnes mœurs que l’Évangile mais elle est aussi plus prompt à la guerre sur le sentier d’Allah et à la justice que la Thora ; elle incarne le summum de la perfection. C’est ainsi que certains ont pu dire que Moïse incarnait la majesté, Jésus incarnait la beauté, et Mohammed incarne la perfection…
Les philosophes reconnaissent eux-mêmes que le monde n’a jamais connu un « génie » (Nâmûs : traduction très approximative) comme Mohammed. Ils lui reconnaissent même une prépondérance par rapport à Mûsâ (u) et à ‘Îsâ (u). Pourtant, ils ne manquent pas de dénigrer les grands hommes des autres civilisations, mais ils n’ont pas osé le faire pour le sceau des prophètes, si ce n’est quelques marginaux qui enfreignent le code de la philosophie qui impose de fonder les jugements sur la science et l’objectivité.[url=#_ftn19][19][/url]
 
Cinquièmement : avant l’avènement de la Thora, Allah frappait d’un châtiment par une Loi universelle, tous les peuples qui reniaient ses envoyés. Il a fait périr le peuple de Noé sous les eaux, le peuple de Hûd par un vent glacial, celui de Sâlih par un cri strident, le peuple de Shu’aïb par une canicule, et celui de Loth par une tempête de pierres (selon l’une des opinions ndt.), et celui de Pharaon par la noyade. Après la révélation de la Thora, il fut prescrit la « Guerre Sainte » pour les détenteurs du Livre ; si certains d’entre eux ont vaillamment répondu à cet appel, d’autres y ont renoncé. Ainsi, il y avait désormais deux moyens de répandre la lumière prophétique ; le savoir et la force…[url=#_ftn20][20][/url]
 
En cela, il n’y a rien de nouveau dans la mission de Mohammed, si ce n’est qu’il a apporté la plus parfaite et la plus répandue des religions qui restera universelle jusqu’à la fin des temps, et cela sans ne jamais subir ni réforme ni abrogation.


[url=#_ftnref1][1][/url] Les abeilles ; 126
[url=#_ftnref2][2][/url] Benoit XVI allègue à ce sujet juste après le passage que nous avons cité en introduction : « L’affirmation décisive de cette argumentation contre la conversion par la force dit : « Ne pas agir selon la raison est contraire à la nature de Dieu » (6). L’éditeur du texte, Théodore Khoury, commente à ce sujet: « Pour l’empereur, byzantin nourri de philosophie grecque, cette affirmation est évidente. Pour la doctrine musulmane, au contraire, Dieu est absolument transcendant. Sa volonté n’est liée à aucune de nos catégories, fût-ce celle qui consiste à être raisonnable ». Khoury cite à ce propos un travail du célèbre islamologue français R. Arnaldez, qui note que Ibn Hazm va jusqu’à expliquer que Dieu n’est pas même tenu par sa propre parole et que rien ne l’oblige à nous révéler la vérité. Si tel était son vouloir, l’homme devrait être idolâtre. » Sheïkh el Islam se contente ici de réfuter succinctement (non d’un point de vue dogmatique) cette allégation, que nous allons traiter plus amplement in shâ Allah, dans un prochain article.
[url=#_ftnref3][3][/url] Les prophètes ; 107
[url=#_ftnref4][4][/url] Ta-Ha ; 123-126
[url=#_ftnref5][5][/url] Le terme « Unicité » qui marque la spécificité  et l’exclusivité dans la Seigneurie et l’adoration est plus adéquat que celui d’ « Unité » utilisé par H. Laoust dans ses traductions d’ibn Taïmiya, et qui évoque l’union particulière (Hulûl) si chère aux partisans de l’incarnation comme chez les chrétiens et les soufis les plus modérés, et l’union générale ou l’indivisibilité (Ittihâd) si chère aux partisans du monisme et du panthéisme comme chez ibn ‘Arabî et ses coreligionnaires qui se rendent ainsi plus éloignés du principe de l’Unicité que les chrétiens eux-mêmes. 
[url=#_ftnref6][6][/url] Malheureusement, certains milieux shiites et soufis notamment ont été contaminés par ses pratiques chrétiennes et païennes qui reposent sur le culte des saints.
[url=#_ftnref7][7][/url]h ; 23, 24
[url=#_ftnref8][8][/url] Le Repas Céleste ; 14
[url=#_ftnref9][9][/url] La vache ; 213
[url=#_ftnref10][10][/url] Rapporté par Muslim (4/2197).
[url=#_ftnref11][11][/url] Dans un autre passage, l’auteur parle également des anciennes philosophies perse, hindoue, et grecque.
[url=#_ftnref12][12][/url] Le Repas Céleste ; 15-19
[url=#_ftnref13][13][/url] La vache ; 143
[url=#_ftnref14][14][/url] La grande conquête ; 29
[url=#_ftnref15][15][/url] Le Repas Céleste ; 54
[url=#_ftnref16][16][/url] Voir : Le Repas Céleste ; 21-24
[url=#_ftnref17][17][/url] L’histoire chrétienne est pavé de réforme qui l’éloigne à chaque fois un peu plus de la religion de Jésus ; c’est ainsi qu’elle a dû à ses débuts faire d’énormes concessions avec l’autorité romaine pour échapper à la percussion comme le souligne ibn Patrick, l’un des plus célèbres chroniqueurs chrétiens des premiers siècles. Le premier concile a eu pour résultat de faire adopter aux romains païens et nourris de philosophie, une religion mixte entre le paganisme et le monothéisme, en incarnant la divinité dans un corps mixte. A travers les siècles, ils ont toujours fait preuve de laxisme, lorsqu’il s’agissait de préserver leurs privilèges ou bien d’asseoir une plus grande autorité. Paradoxalement, cela ne les a pas empêché de mener des campagnes de persécution lorsqu’ils se sentaient suffisamment fort pour le faire. Le Pape Benoît XVI n’a certainement pas échappé à la règle lors de son discours à RATISBONNE ; il a voulu faire une démonstration rhétorique pour rappeler que l’Eglise était encore dans la course pour la grande Europe chrétienne ; il s’avait très bien qu’ici les concessions étaient uniquement d’ordre rhétorique car la religion chrétienne avait perdu son essence depuis longtemps… il s’est alors tourné vers la tête de turc favorite. Etait-ce un mauvais calcul ? L’histoire nous le dira…
[url=#_ftnref18][18][/url] La question qui se pose d’elle-même, c’est de savoir lequel entre l’Empereur Manuel II et le Pape Benoît XVI se moque-t-il vraiment de la charité ?
[url=#_ftnref19][19][/url] Il est concevable qu’un Pape soit motivé par l’ardeur religieuse mais un philosophe digne de ce nom, M. Redecker, peut-il par essence se laisser aveugler par le feu de la passion ou bien est-ce sa conscience qui lui en dicte le droit ? Vous devriez interrogez vos élèves sur la question !
[url=#_ftnref20][20][/url] Extrait d’El Jawâb e-Sahîh li man baddala dîn el Masîh d’ibn Taïmiya (5/résumé des pages 58 à 113 avec certaines modifications).
avatar
Citizenkan
Très bon poster
Très bon poster

Points cumulés : 3271
Merci : 11
Masculin

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Invité le Mer 9 Mar - 23:17

@citizenkan a écrit:
« Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu'ai-je à désirer, s'il est déjà allumé ? Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien il me tarde qu'il soit accompli ! Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, vous dis-je, mais la division. »[url=#_ftn1][1][/url] Dans leur ivresse, ils ne se rendaient pourtant pas compte que leur destin était scellé : « Non, je vous le dis. Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également. »[url=#_ftn2][2][/url]
 
Il n’était pas tendre avec les scribes et les Pharisiens qu’il traita d’hypocrites, de guides aveugles, d’ignorants, de serpents et de vipères.[url=#_ftn3][3][/url] Il avait le verbe acerbe : « N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais bien le glaive. »[url=#_ftn4][4][/url] Si l’on sait qu’il n’a jamais constitué d’armée contrairement au dernier prophète, il ne peut que s’agir du glaive de Titus, quand bien même le contexte ne prête pas à le dire.


[url=#_ftnref1][1][/url] Luc ; 12.49-51
[url=#_ftnref2][2][/url] Luc ; 13.5
[url=#_ftnref3][3][/url] Voir : Mathieu ; 23.13-37 et Luc ; 11.37-53.
[url=#_ftnref4][4][/url] Mathieu ; 10. 34


Oui, ces propos qui dérangent les chrétiens les plus naïfs face à la classique duplicité de leurs interprétateurs sont pourtant très clairs; on ne pourra probablement pas confirmer ou infirmer qu'il s'agissait bien de la parole originale de Jésus, mais une chose est certaine est qu'il s'agit bien là d'une déclaration de guerre à l'encontre de tous ceux qui ne suivront pas son message.
La sombre histoire de l'église catholique nous en dit long sur le sens de l'épée et de la paix!
avatar
Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Petero le Mer 9 Mar - 23:29

Hédi a écrit:

Oui, ces propos qui dérangent les chrétiens les plus naïfs face à la classique duplicité de leurs interprétateurs sont pourtant très clairs; on ne pourra probablement pas confirmer ou infirmer qu'il s'agissait bien de la parole originale de Jésus, mais une chose est certaine est qu'il s'agit bien là d'une déclaration de guerre à l'encontre de tous ceux qui ne suivront pas son message.
La sombre histoire de l'église catholique nous en dit long sur le sens de l'épée et de la paix!

Si vraiment Jésus était venu faire la guerre à l'encontre de tous ceux qui ne suivraient pas son message, qui ne l'accueillerait pas comme étant le Messie, alors il ne serait pas laissé arrêter et il n'aurait pas demandé à Pierre de rentrer son épée, quand ce dernier a voulu le défendre et comme il le dit il aurait ait appel à son Père qui lui aurait fourni plus de 12 légions d'anges.

52 Alors Jésus lui dit: " Remets ton glaive à sa place; car toux ceux qui prennent le glaive périront par le glaive. 53 Ou penses-tu que je ne puisse pas recourir à mon Père, qui me fournirait sur l'heure plus de douze légions d'anges? (Matthieu (CP) 26)"

Et Jésus n'aurait pas demandé à son Père de pardonner à ces hommes qui n'ont pas voulu croire qu'il était le Messie, le Fils de Dieu, et qui le faisait mourir :

"34 Et Jésus disait: " Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. (Luc (CP) 23)
avatar
Petero
Très bon poster
Très bon poster

Points cumulés : 2042
Merci : 4
Masculin

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Invité le Jeu 10 Mar - 0:36

@Petero a écrit:Si vraiment Jésus était venu faire la guerre à l'encontre de tous ceux qui ne suivraient pas son message, qui ne l'accueillerait pas comme étant le Messie, alors il ne serait pas laissé arrêter et il n'aurait pas demandé à Pierre de rentrer son épée, quand ce dernier a voulu le défendre et comme il le dit il aurait ait appel à son Père qui lui aurait fourni plus de 12 légions d'anges.

52 Alors Jésus lui dit: " Remets ton glaive à sa place; car toux ceux qui prennent le glaive périront par le glaive. 53 Ou penses-tu que je ne puisse pas recourir à mon Père, qui me fournirait sur l'heure plus de douze légions d'anges?  (Matthieu (CP) 26)"

Et Jésus n'aurait pas demandé à son Père de pardonner à ces hommes qui n'ont pas voulu croire qu'il était le Messie, le Fils de Dieu, et qui le faisait mourir :

"34 Et Jésus disait: " Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font.  (Luc (CP) 23)

L'un n’empêche pas l'autre, on sait très bien que la guerre et l'utilisation d'une épée sont soumises à l'intermittence.
Pour moi un chat est un chat comme une épée est une épée.
Ce doux message de l'amour que l’Église met en avant est relativement récent par rapport aux presque 2000 ans de terreur pratiqué et ordonné par l’Église catholique; alors tu penses réellement que tous ces papes, cardinaux, conciles et autre bourreaux coupables de ces crimes et génocide n'avaient pas connaissance de ton interprétation ?
Non cher ami, vos textes (pls bible ) regorgent d’écrits d'une violence incontestable.

«Quant à ceux qui n’ont pas voulu que je règne, égorgez-les en ma présence» (Luc, 19, 27)
avatar
Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Petero le Jeu 10 Mar - 9:46

Hédi a écrit:

L'un n’empêche pas l'autre, on sait très bien que la guerre et l'utilisation d'une épée sont soumises à l'intermittence.
Pour moi un chat est un chat comme une épée est une épée.
Ce doux message de l'amour que l’Église met en avant est relativement récent par rapport aux presque 2000 ans de terreur pratiqué et ordonné par l’Église catholique; alors tu penses réellement que tous ces papes, cardinaux, conciles et autre bourreaux coupables de ces crimes et génocide n'avaient pas connaissance de ton interprétation ?
Non cher ami, vos textes (pls bible ) regorgent d’écrits d'une violence incontestable.

«Quant à ceux qui n’ont pas voulu que je règne, égorgez-les en ma présence» (Luc, 19, 27)

Donc, ce doux message d'amour que l'Eglise met en avant, au nom de Jésus, tu es contre. Tu es donc pour qu'on impose la foi en Dieu par la violence, la guerre ? 
** sproposito **
, eux qui prône justement la soumission à Dieu par la force et qui n'hésite pas à massacrer femmes et enfants pour imposer l'Islam.

L'Eglise et cela n'a pas été pendant 2000 ans, comme tu cherches à le faire croire en grossissant le tableau, a commis en son temps, des erreurs et c'est les époques qui le voulaient. Regarde comme Mohamed et les musulmans ont eux-mêmes été violent dans le passé et heureusement qu'aujour'hui, la majorité des musulmans sont devenus pacifistes.

D'autre part, la parole de Jésus que tu cites, c'est une parabole qui concerne la fin du monde. Jésus n'est pas venu pour égorger ceux qui ne veulent pas qu'il règne sur eux, c'est le sort qui leur sera réservé à la fin du monde. En effet, ayant refusé jusqu'au bout l'offre de salut apporté par Jésus, le règne de Dieu dans leur cœur, ils s'en iront dans l'étang de feu préparé pour le diable et ses anges et tous ceux qui se seront soumis volontairement à lui, qui lui auront prêté allégence.
avatar
Petero
Très bon poster
Très bon poster

Points cumulés : 2042
Merci : 4
Masculin

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Citizenkan le Jeu 10 Mar - 14:52

Voici un texte de mon ami converti (ancien évangéliste) qui grâce à Dieu, rejoint notre propos, ce qui, venant d'un connaisseur est très parlant :



Jésus est-il celui qui envoi le Paraclet?


Une des objections contre le prophète Muhammad (sws) sur le fait qu'il puisse être le Paraclet, il y a le fait que le texte dise que c'est Jésus qui l'enverra.

Karl Pfander dit :

(4) Il devait être envoyé par le Christ (cf. Jean 15, 26 ; 16, 7), ce que les musulmans ne peuvent pas admettre à propos de Muhammad.


Comme le rapporte Karl Pfander, deux passages disent que Jésus enverra le Paraclet (Jean 15.26 et Jean 16.7).

La réponse à cette objection n'est pas difficile :

Tout d'abord, Jésus dit qu'il ne fait que répéter les paroles que Dieu lui a demandé de transmettre :

Jean 12:49 
Car je n'ai point parlé de moi-même; mais le Père, qui m'a envoyé, m'a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer.

Jean 14:10 
Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; et le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les oeuvres.


Cela signifie que lorsque Jésus dit qu'il enverra le Paraclet, on doit se souvenir qu'il ne parle pas de lui-même, et que c'est le Père qui enverra le Paraclet. Ceci est confirmé par deux autres versets :

Jean 14.16 
Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous,

Jean 14.26 
Mais le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.


C'est donc bien le Père qui enverra le Paraclet. Il en est de même lorsque l'ange de l'Eternel a dit à Agar qu'il allait multiplier sa postérité (Genèse 16.18), alors que c'est Dieu qui l'a fait (Hébreux 6.14).





Deuxièmement, un passage nous dit que le Paraclet vient de la part du Père et qu'il provient de lui :

Jean 15.26
Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi;


Le Paraclet vient du Père et non de Jésus. Comment Jésus peut-il envoyer quelque chose qui ne lui appartient pas?






Troisièmement, Jésus a dit qu'il ne venait pas de lui-même mais du Père :

Jean 7
28 Et Jésus, enseignant dans le temple, s'écria: Vous me connaissez, et vous savez d'où je suis! Je ne suis pas venu de moi-même: mais celui qui m'a envoyé est vrai, et vous ne le connaissez pas.
29 Moi, je le connais; car je viens de lui, et c'est lui qui m'a envoyé.

Jean 8:42 
Jésus leur dit: Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens; je ne suis pas venu de moi-même, mais c'est lui qui m'a envoyé.


Jésus dit qu'il ne vient pas de lui-même, mais que c'est le Père qui l'a envoyé. On en déduit que lorsque le Père envoi une personne, cette dernière ne peut venir que de Dieu et de personne d'autres. Or, étant donné qu'il est dit que le Paraclet vient du Père, comment un autre que lui peut-il être celui qui l'envoi?






Quatrièmement, Jésus dit qu'il va s'en aller :

Jean 16.7
Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai.


Ceci est aussi le cas dans d'autres passages :

Jean 7:33 
Jésus dit: Je suis encore avec vous pour un peu de temps, puis je m'en vais vers celui qui m'a envoyé.

Jean 8:21 
Jésus leur dit encore: Je m'en vais, et vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché; vous ne pouvez venir où je vais.


Pourtant, Jésus n'est pas monté au ciel de lui-même, mais fut élevé par Dieu :

Marc 16.19
Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s'assit à la droite de Dieu.

Luc 24:51 
Pendant qu'il les bénissait, il se sépara d'eux, et fut enlevé au ciel.

Actes 1
10 Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu'il s'en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent,
11 et dirent: Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l'avez vu allant au ciel.

Ephésiens 1
17 afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance,
18 et qu'il illumine les yeux de votre coeur, pour que vous sachiez quelle est l'espérance qui s'attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu'il réserve aux saints,
19 et quelle est envers nous qui croyons l'infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force.
20 Il l'a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes,


Ainsi, malgré que Jésus dise qu'il devait de lui-même s'en aller au Père, c'est le Père qui a faire en sorte qu'il vienne à lui. De la même manière, lorsque Jésus dit qu'il enverra le Paraclet, c'est en réalité le Père qui l'envoi.






Cinquièmement, Jésus peut envoyer le Paraclet dans le sens que s'il part, le Paraclet vient, et que s'il ne part pas, le Paraclet ne vient pas :

Jean 16.7
Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai.


Jésus et le Paraclet ne peuvent pas être au même endroit en même temps.

Dans un match de football, il y a en général deux gardiens de but, un sur le terrain et l'autre hors du terrain. A la mi-temps, le premier gardien a épuisé ses forces et ne peut pas continuer la seconde mi-temps. Il s'adresse aux autres joueurs en leur disant qu'il va leur envoyer le deuxième gardien. Bien entendu, personne ne va l'accuser de s'être fait l'entraineur de l'équipe, mais s'il a dit cela c'est parce que sa sortie implique nécessairement l'entrée du deuxième gardien.

De la même manière, si Jésus est dans ce monde, le Paraclet ne peut pas être dans ce monde. Dans ce sens, Jésus envoi le Paraclet.






Sixièmement, le Paraclet vient suite à une prière de Jésus :

Jean 14.16 
Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous,


Celui qui prie Dieu d'envoyer une chose, peut-il être celui qui envoi cette même chose? Que non pas.

Lorsque Jésus dit qu'il va envoyer le Paraclet, cela signifie qu'il va prier Dieu de l'envoyer. Il y a donc deux étapes qui forment une
relation de Chasles :

Étape 1 :
Jésus prie Dieu
Étape 2 :
Dieu envoi le Paraclet

En résumant, on peut dire que Jésus envoi le Paraclet. C'est donc pour simplifier que Jésus a dit qu'il enverra le Paraclet, parce que c'est lui qui est à l'origine de la demande.

Nous avons un exemple avec les miracles de Jésus. Il dit qu'il guérit les malades :

Matthieu 8
5 Comme  Jésus entrait dans Capernaüm, un centenier l'aborda, 8-6 le priant
6 et disant: Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie et souffrant beaucoup.
7 Jésus lui dit: J'irai, et JE le guérirai.


Mais nous savons qu'il ne peut le faire qu'en priant Dieu :

Jean 11
41 Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut, et dit: Père, je te rends grâces de ce que TU m'as exaucé.
42 Pour moi, je savais que TU m'exauces toujours; mais j'ai parlé à cause de la foule qui m'entoure, afin qu'ils croient que c'est toi qui m'as envoyé.

Jean 14:10 
Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; et le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les oeuvres.


De la même manière, Jésus prie Dieu en premier lieu, puis Dieu l'exauce. En résumant, on peut dire que c'est Jésus qui accomplis des miracles, et c'est la raison pour laquelle il a dit "JE le guérirai" (Matthieu 8.7).

Ainsi, comme c'est Jésus qui va prier Dieu d'envoyer le Paraclet, il peut dire qu'il va l'envoyer.

Il n'y a rien d'étonnant au fait que Jésus prie Dieu pour envoyer le Prophète Muhammad (sws). Le Coran nous dit que Ibraham (sws) et Ismaïl (sws) ont priés Dieu de leur envoyé le Prophète (sws) :

Coran 2
127 Et quand Abraham et Ismaël élevaient les assises de la Maison: ‹Ô notre Seigneur, accepte ceci de notre part! Car c'est Toi l'Audient, l'Omniscient.
128 Notre Seigneur! Fais de nous Tes Soumis, et de notre descendance une communauté soumise à Toi. Et montre nous nos rites et accepte de nous le repentir. Car c'est Toi certes l'Accueillant au repentir, le Miséricordieux.
129 Notre Seigneur! Envoie l'un des leurs comme messager parmi eux, pour leur réciter Tes versets, leur enseigner le Livre et la Sagesse, et les purifier. Car c'est Toi certes le Puissant, le Sage!


Et dans notre cas, Jésus a annoncé la venue du Prophète (sws) (Coran 61.6). Ainsi, Jésus a envoyé le Paraclet dans le sens où il a prier Dieu pour que lui l'envoi.








Appendice
(islampaix & Karim)




Si vous avez réussit à répondre aux arguments cités plus haut, il faudra alors réfuter celui qui suit :

Un problème d'ordre textuel est détectable dans l'Evangile selon Jean et qui correspond exactement au but de notre recherche sur le Paraclet. Cette issue permettra de sortir de la contradiction évidente ou alors de la difficulté que représente «l'envoie» du Paraclet. Est-il envoyé par Dieu ou Jésus(as)? Le chapitre 14 contient 2 références de l'envoie par Dieu tandis que les chapitres 15 et 16 contiennent chacun une référence de l'envoie par Jésus(as). Les trinitaires sautent bien évidemment sur l'occasion pour attester que dans ces versets la Trinité est évidente puisque Dieu et Jésus(as) ont les mêmes possibilités. Mais cela va plus loin que cela. Au chapitre 14 verset 30 Jésus(as) dit à ses disciples qu'il ne peut leur parler que pendant peu de temps:

«Je ne parlerai plus guère avec vous» (Jean 14,30)

Puis est directement suivit pas le verset 31 du chapitre 14 toujours, qui indique que Jésus(as) après leur avoir parler, dit explicitement qu'ils partent sur le champs:

«levez-vous, partons d'ici» (Jean 14,31)

Pourtant, les chapitres 15-17 représentent 1/7 de l'évangile qui représente 3 chapitres de la vie de Jésus(as) sur sa mission de 3 ans et ils sont mis à la suite de la fin du chapitre 14 qui justement dis que Jésus(as) ne leur parlera plus beaucoup. Certains objecteront qu'il disait cela dans le sens de la durée de sa mission terrestre qui vient à terme, mais le soucis est que ces chapitres sont d'une part le plus grand discours de Jésus(as) fait à ses apôtres et d'autre part, ils sont en trop dans le récit Johannique. Le chapitre 14 devrait normalement être suivit du chapitre 18 qui ferait une suite logique. En fin du chapitre 14 Jésus(as) dit qu'il ne peut plus parler longtemps avec eux et au début du chapitre 18, Judas le livre pour le faire arrêter, ce qui est fait. Les 3 chapitres ne sont guère à leurs places et ils peuvent être soit une tradition supplémentaire de la vie de Jésus(as) qui fut inséré par l'un des auteurs de l'évangile selon Jean, soit il s'agit d'un ajout ultérieur au début de la mise par écrit de ce récit et l'auteur à combiner plusieurs traditions sans en vérifier l'authenticité et a assemblé son récit comme bon lui semble. Peut-être que dans le rapport qui fut fait, l'auteur de ces chapitres n'a pas bien compris ce que Jésus(as) a dit. Mais cette dernière proposition est conjecturale. Mais nous pouvons constaté que l'envoie du Paraclet par Jésus(as) ne se retrouve que dans ces chapitres douteux. La leçon originale devait être seulement l'envoie par Dieu et non par Jésus(as). Voici comment le texte serait mieux structuré et conviendrait au contexte:

«Je ne parlerai plus guère avec vous; car le prince du monde vient . Il n'a rien en moi; mais afin que le monde sache que j'aime le Père, et que j'agis selon l'ordre que le Père m'a donné , levez -vous, partons d'ici.» (Jean 14,30-31)

«Lorsqu'il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l'autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra , lui et ses disciples. Judas, qui le livrait , connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s'y étaient souvent réunis.» (Jean 18,1-2)

Les savants chrétiens savent que ces chapitres sont en désordre :

Tresmontant dit :

Levez-vous et allons-nous-en d'ici... Il est évident que ces mots donnent le signal du départ et qu'en conséquence les chapitres suivants doivent être placés avant ce signal du départ. Il n'est pas évident ni certain que le chapitre xv soit la reportation d'un enseignement donné dans cette même et dernière nuit. Il peut être la reportation d'un enseignement donné antérieurement. Il existe donc ici un problème littéraire de composition. Le chapitre xv semble ajouté après coup. Le fait que les mots: Levez-vous, allons-nous-en d'ici... aient subsisté dans les manuscrits, suivis du chapitre xv qui ne semble pas à sa place, prouve que nous sommes bien en présence de documents écrits, arrangés et combinés, et non pas d'une longue tradition orale qui se serait déposée par écrit au n {e} siècle de notre ère, ni d'une rédaction tardive: car s'il s'agissait d'une rédaction tardive, pourquoi cette imperfection manifeste dans la composition? On voit très bien ici la couture de plusieurs documents écrits qui ont été cousus l'un à l'autre. La question reste donc ouverte de savoir quand a été donné l'enseignement qui se trouve noté et rapporté au chapitre xv. Commentaire de Tresmontant sur Jean 14.31.


Les notes de la Bible de Jérusalem :

e) Dans un état antérieur de l'évangile, la suite du texte se lisait en 18.1, ou peut-être en 17.1. Bible de Jérusalem, Note sur Jean 14.31, page 1851.


Les notes de la TOB :

b) Achevant le premier entretient de Jésus avec ses disciples, ce verset devait introduire le récit de la Passion (chap. 18-19). Cf. 13,1 note et Mc 14,42.
Traduction Oecuménique de la Bible, note sur Jean 14.31, page 2607.


Le commentaire de l'ACEBAC :

Partons d'ici. Ce signal de départ correspond à celui de #Mr 14:42. Mais que signifie-t-il, puisque l'on ne s'en va pas et que Jésus recommence un discours plus long que le précédent? Le départ ne s'effectue réellement qu'en #Jn 18:1. Les chapitres 15-17 ont sans doute été intercalés entre #Jn 14:31 et #Jn 18:1 sans que le cadre primitif de l'évangile n'ait été modifié. Leur insertion à cette place, tout comme l'addition du ch. #Jn 21, montre que l'évangile de Jean a pu connaître au moins deux éditions successives. Commentaires de l'ACEBAC sur les Evangiles, Jean 14.31.



Le fait de les arrangés comme nous l'avons fait n'est en rien une falsification puisque nous ne faisons que remettre la vérité au sein du texte en enlevant ce qui fut ajouté, un peu comme le chapitre 21 de Jean où tous les savants set spécialistes chrétiens savent très bien qu'il fut ajouté, ainsi que le prologue chapitre 1,1-18 qui n'est en rien commun avec le reste de l'évangile et fut mit par l'un des auteurs de l'évangile.

Ceci est une proposition pour soulever l'ambiguïté de l'envoie du Paraclet par Jésus(as).

De plus nous pouvons ajouter que le verset 16,7 de Jean contient un ajout manifeste ou bien une altération très grave. Le Manuscrit P66 (Papyrus Bodmer), le plus ancien témoin textuel de Jean ne contient pas la fin de la phrase où il est dit que Jésus(as) enverrai le Paraclet après son départ:

«Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m'en aille , car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m'en vais , je vous l'enverrai.» (Jean 16,7)

Le passage souligné est absent du plus ancien témoins de l'évangile de Jean. Est-ce un ajout ultérieur dans les autres Manuscrits ou bien est-ce une altération du premier témoin textuel de Jean? De même, ce passage n'existe pas dans un manuscrit de la Vulgate (Novum Testamentum Graece éditions 27 de Nestlé-Aland).
La phrase serait plus clairement en rapport avec le Prophète de l'Islam (sws) sans cet ajout et si l'on considère les chapitres 15-17 comme authentiquement inspirés de Dieu, ce serait le départ de Jésus(as) qui serait la cause de l'arrivé du Paraclet et non sa demande à Dieu par lui-même de l'envoyé ou bien qu'il leur enverrai par la suite une fois parti de cette terre.




avatar
Citizenkan
Très bon poster
Très bon poster

Points cumulés : 3271
Merci : 11
Masculin

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Petero le Jeu 10 Mar - 16:25

@citizenkan a écrit:Voici un texte de mon ami converti (ancien évangéliste) qui grâce à Dieu, rejoint notre propos, ce qui, venant d'un connaisseur est très parlant :



Jésus est-il celui qui envoi le Paraclet?


Une des objections contre le prophète Muhammad (sws) sur le fait qu'il puisse être le Paraclet, il y a le fait que le texte dise que c'est Jésus qui l'enverra.

Karl Pfander dit :

(4) Il devait être envoyé par le Christ (cf. Jean 15, 26 ; 16, 7), ce que les musulmans ne peuvent pas admettre à propos de Muhammad.


Comme le rapporte Karl Pfander, deux passages disent que Jésus enverra le Paraclet (Jean 15.26 et Jean 16.7).

La réponse à cette objection n'est pas difficile :

Tout d'abord, Jésus dit qu'il ne fait que répéter les paroles que Dieu lui a demandé de transmettre :

Jean 12:49 
Car je n'ai point parlé de moi-même; mais le Père, qui m'a envoyé, m'a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer.

Jean 14:10 
Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; et le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les oeuvres.


Cela signifie que lorsque Jésus dit qu'il enverra le Paraclet, on doit se souvenir qu'il ne parle pas de lui-même, et que c'est le Père qui enverra le Paraclet. Ceci est confirmé par deux autres versets :

Jean 14.16 
Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous,

Jean 14.26 
Mais le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.


C'est donc bien le Père qui enverra le Paraclet. Il en est de même lorsque l'ange de l'Eternel a dit à Agar qu'il allait multiplier sa postérité (Genèse 16.18), alors que c'est Dieu qui l'a fait (Hébreux 6.14).





Deuxièmement, un passage nous dit que le Paraclet vient de la part du Père et qu'il provient de lui :

Jean 15.26
Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi;


Le Paraclet vient du Père et non de Jésus. Comment Jésus peut-il envoyer quelque chose qui ne lui appartient pas?






Troisièmement, Jésus a dit qu'il ne venait pas de lui-même mais du Père :

Jean 7
28 Et Jésus, enseignant dans le temple, s'écria: Vous me connaissez, et vous savez d'où je suis! Je ne suis pas venu de moi-même: mais celui qui m'a envoyé est vrai, et vous ne le connaissez pas.
29 Moi, je le connais; car je viens de lui, et c'est lui qui m'a envoyé.

Jean 8:42 
Jésus leur dit: Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car c'est de Dieu que je suis sorti et que je viens; je ne suis pas venu de moi-même, mais c'est lui qui m'a envoyé.


Jésus dit qu'il ne vient pas de lui-même, mais que c'est le Père qui l'a envoyé. On en déduit que lorsque le Père envoi une personne, cette dernière ne peut venir que de Dieu et de personne d'autres. Or, étant donné qu'il est dit que le Paraclet vient du Père, comment un autre que lui peut-il être celui qui l'envoi?






Quatrièmement, Jésus dit qu'il va s'en aller :

Jean 16.7
Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai.


Ceci est aussi le cas dans d'autres passages :

Jean 7:33 
Jésus dit: Je suis encore avec vous pour un peu de temps, puis je m'en vais vers celui qui m'a envoyé.

Jean 8:21 
Jésus leur dit encore: Je m'en vais, et vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché; vous ne pouvez venir où je vais.


Pourtant, Jésus n'est pas monté au ciel de lui-même, mais fut élevé par Dieu :

Marc 16.19
Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s'assit à la droite de Dieu.

Luc 24:51 
Pendant qu'il les bénissait, il se sépara d'eux, et fut enlevé au ciel.

Actes 1
10 Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu'il s'en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent,
11 et dirent: Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l'avez vu allant au ciel.

Ephésiens 1
17 afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance,
18 et qu'il illumine les yeux de votre coeur, pour que vous sachiez quelle est l'espérance qui s'attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu'il réserve aux saints,
19 et quelle est envers nous qui croyons l'infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force.
20 Il l'a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant asseoir à sa droite dans les lieux célestes,


Ainsi, malgré que Jésus dise qu'il devait de lui-même s'en aller au Père, c'est le Père qui a faire en sorte qu'il vienne à lui. De la même manière, lorsque Jésus dit qu'il enverra le Paraclet, c'est en réalité le Père qui l'envoi.






Cinquièmement, Jésus peut envoyer le Paraclet dans le sens que s'il part, le Paraclet vient, et que s'il ne part pas, le Paraclet ne vient pas :

Jean 16.7
Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai.


Jésus et le Paraclet ne peuvent pas être au même endroit en même temps.

Dans un match de football, il y a en général deux gardiens de but, un sur le terrain et l'autre hors du terrain. A la mi-temps, le premier gardien a épuisé ses forces et ne peut pas continuer la seconde mi-temps. Il s'adresse aux autres joueurs en leur disant qu'il va leur envoyer le deuxième gardien. Bien entendu, personne ne va l'accuser de s'être fait l'entraineur de l'équipe, mais s'il a dit cela c'est parce que sa sortie implique nécessairement l'entrée du deuxième gardien.

De la même manière, si Jésus est dans ce monde, le Paraclet ne peut pas être dans ce monde. Dans ce sens, Jésus envoi le Paraclet.






Sixièmement, le Paraclet vient suite à une prière de Jésus :

Jean 14.16 
Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous,


Celui qui prie Dieu d'envoyer une chose, peut-il être celui qui envoi cette même chose? Que non pas.

Lorsque Jésus dit qu'il va envoyer le Paraclet, cela signifie qu'il va prier Dieu de l'envoyer. Il y a donc deux étapes qui forment une
relation de Chasles :

Étape 1 :
Jésus prie Dieu
Étape 2 :
Dieu envoi le Paraclet

En résumant, on peut dire que Jésus envoi le Paraclet. C'est donc pour simplifier que Jésus a dit qu'il enverra le Paraclet, parce que c'est lui qui est à l'origine de la demande.

Nous avons un exemple avec les miracles de Jésus. Il dit qu'il guérit les malades :

Matthieu 8
5 Comme  Jésus entrait dans Capernaüm, un centenier l'aborda, 8-6 le priant
6 et disant: Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie et souffrant beaucoup.
7 Jésus lui dit: J'irai, et JE le guérirai.


Mais nous savons qu'il ne peut le faire qu'en priant Dieu :

Jean 11
41 Ils ôtèrent donc la pierre. Et Jésus leva les yeux en haut, et dit: Père, je te rends grâces de ce que TU m'as exaucé.
42 Pour moi, je savais que TU m'exauces toujours; mais j'ai parlé à cause de la foule qui m'entoure, afin qu'ils croient que c'est toi qui m'as envoyé.

Jean 14:10 
Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; et le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les oeuvres.


De la même manière, Jésus prie Dieu en premier lieu, puis Dieu l'exauce. En résumant, on peut dire que c'est Jésus qui accomplis des miracles, et c'est la raison pour laquelle il a dit "JE le guérirai" (Matthieu 8.7).

Ainsi, comme c'est Jésus qui va prier Dieu d'envoyer le Paraclet, il peut dire qu'il va l'envoyer.

Il n'y a rien d'étonnant au fait que Jésus prie Dieu pour envoyer le Prophète Muhammad (sws). Le Coran nous dit que Ibraham (sws) et Ismaïl (sws) ont priés Dieu de leur envoyé le Prophète (sws) :

Coran 2
127 Et quand Abraham et Ismaël élevaient les assises de la Maison: ‹Ô notre Seigneur, accepte ceci de notre part! Car c'est Toi l'Audient, l'Omniscient.
128 Notre Seigneur! Fais de nous Tes Soumis, et de notre descendance une communauté soumise à Toi. Et montre nous nos rites et accepte de nous le repentir. Car c'est Toi certes l'Accueillant au repentir, le Miséricordieux.
129 Notre Seigneur! Envoie l'un des leurs comme messager parmi eux, pour leur réciter Tes versets, leur enseigner le Livre et la Sagesse, et les purifier. Car c'est Toi certes le Puissant, le Sage!


Et dans notre cas, Jésus a annoncé la venue du Prophète (sws) (Coran 61.6). Ainsi, Jésus a envoyé le Paraclet dans le sens où il a prier Dieu pour que lui l'envoi.








Appendice
(islampaix & Karim)




Si vous avez réussit à répondre aux arguments cités plus haut, il faudra alors réfuter celui qui suit :

Un problème d'ordre textuel est détectable dans l'Evangile selon Jean et qui correspond exactement au but de notre recherche sur le Paraclet. Cette issue permettra de sortir de la contradiction évidente ou alors de la difficulté que représente «l'envoie» du Paraclet. Est-il envoyé par Dieu ou Jésus(as)? Le chapitre 14 contient 2 références de l'envoie par Dieu tandis que les chapitres 15 et 16 contiennent chacun une référence de l'envoie par Jésus(as). Les trinitaires sautent bien évidemment sur l'occasion pour attester que dans ces versets la Trinité est évidente puisque Dieu et Jésus(as) ont les mêmes possibilités. Mais cela va plus loin que cela. Au chapitre 14 verset 30 Jésus(as) dit à ses disciples qu'il ne peut leur parler que pendant peu de temps:

«Je ne parlerai plus guère avec vous» (Jean 14,30)

Puis est directement suivit pas le verset 31 du chapitre 14 toujours, qui indique que Jésus(as) après leur avoir parler, dit explicitement qu'ils partent sur le champs:

«levez-vous, partons d'ici» (Jean 14,31)

Pourtant, les chapitres 15-17 représentent 1/7 de l'évangile qui représente 3 chapitres de la vie de Jésus(as) sur sa mission de 3 ans et ils sont mis à la suite de la fin du chapitre 14 qui justement dis que Jésus(as) ne leur parlera plus beaucoup. Certains objecteront qu'il disait cela dans le sens de la durée de sa mission terrestre qui vient à terme, mais le soucis est que ces chapitres sont d'une part le plus grand discours de Jésus(as) fait à ses apôtres et d'autre part, ils sont en trop dans le récit Johannique. Le chapitre 14 devrait normalement être suivit du chapitre 18 qui ferait une suite logique. En fin du chapitre 14 Jésus(as) dit qu'il ne peut plus parler longtemps avec eux et au début du chapitre 18, Judas le livre pour le faire arrêter, ce qui est fait. Les 3 chapitres ne sont guère à leurs places et ils peuvent être soit une tradition supplémentaire de la vie de Jésus(as) qui fut inséré par l'un des auteurs de l'évangile selon Jean, soit il s'agit d'un ajout ultérieur au début de la mise par écrit de ce récit et l'auteur à combiner plusieurs traditions sans en vérifier l'authenticité et a assemblé son récit comme bon lui semble. Peut-être que dans le rapport qui fut fait, l'auteur de ces chapitres n'a pas bien compris ce que Jésus(as) a dit. Mais cette dernière proposition est conjecturale. Mais nous pouvons constaté que l'envoie du Paraclet par Jésus(as) ne se retrouve que dans ces chapitres douteux. La leçon originale devait être seulement l'envoie par Dieu et non par Jésus(as). Voici comment le texte serait mieux structuré et conviendrait au contexte:

«Je ne parlerai plus guère avec vous; car le prince du monde vient . Il n'a rien en moi; mais afin que le monde sache que j'aime le Père, et que j'agis selon l'ordre que le Père m'a donné , levez -vous, partons d'ici.» (Jean 14,30-31)

«Lorsqu'il eut dit ces choses, Jésus alla avec ses disciples de l'autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra , lui et ses disciples. Judas, qui le livrait , connaissait ce lieu, parce que Jésus et ses disciples s'y étaient souvent réunis.» (Jean 18,1-2)

Les savants chrétiens savent que ces chapitres sont en désordre :

Tresmontant dit :

Levez-vous et allons-nous-en d'ici... Il est évident que ces mots donnent le signal du départ et qu'en conséquence les chapitres suivants doivent être placés avant ce signal du départ. Il n'est pas évident ni certain que le chapitre xv soit la reportation d'un enseignement donné dans cette même et dernière nuit. Il peut être la reportation d'un enseignement donné antérieurement. Il existe donc ici un problème littéraire de composition. Le chapitre xv semble ajouté après coup. Le fait que les mots: Levez-vous, allons-nous-en d'ici... aient subsisté dans les manuscrits, suivis du chapitre xv qui ne semble pas à sa place, prouve que nous sommes bien en présence de documents écrits, arrangés et combinés, et non pas d'une longue tradition orale qui se serait déposée par écrit au n {e} siècle de notre ère, ni d'une rédaction tardive: car s'il s'agissait d'une rédaction tardive, pourquoi cette imperfection manifeste dans la composition? On voit très bien ici la couture de plusieurs documents écrits qui ont été cousus l'un à l'autre. La question reste donc ouverte de savoir quand a été donné l'enseignement qui se trouve noté et rapporté au chapitre xv. Commentaire de Tresmontant sur Jean 14.31.


Les notes de la Bible de Jérusalem :

e) Dans un état antérieur de l'évangile, la suite du texte se lisait en 18.1, ou peut-être en 17.1. Bible de Jérusalem, Note sur Jean 14.31, page 1851.


Les notes de la TOB :

b) Achevant le premier entretient de Jésus avec ses disciples, ce verset devait introduire le récit de la Passion (chap. 18-19). Cf. 13,1 note et Mc 14,42.
Traduction Oecuménique de la Bible, note sur Jean 14.31, page 2607.


Le commentaire de l'ACEBAC :

Partons d'ici. Ce signal de départ correspond à celui de #Mr 14:42. Mais que signifie-t-il, puisque l'on ne s'en va pas et que Jésus recommence un discours plus long que le précédent? Le départ ne s'effectue réellement qu'en #Jn 18:1. Les chapitres 15-17 ont sans doute été intercalés entre #Jn 14:31 et #Jn 18:1 sans que le cadre primitif de l'évangile n'ait été modifié. Leur insertion à cette place, tout comme l'addition du ch. #Jn 21, montre que l'évangile de Jean a pu connaître au moins deux éditions successives. Commentaires de l'ACEBAC sur les Evangiles, Jean 14.31.



Le fait de les arrangés comme nous l'avons fait n'est en rien une falsification puisque nous ne faisons que remettre la vérité au sein du texte en enlevant ce qui fut ajouté, un peu comme le chapitre 21 de Jean où tous les savants set spécialistes chrétiens savent très bien qu'il fut ajouté, ainsi que le prologue chapitre 1,1-18 qui n'est en rien commun avec le reste de l'évangile et fut mit par l'un des auteurs de l'évangile.

Ceci est une proposition pour soulever l'ambiguïté de l'envoie du Paraclet par Jésus(as).

De plus nous pouvons ajouter que le verset 16,7 de Jean contient un ajout manifeste ou bien une altération très grave. Le Manuscrit P66 (Papyrus Bodmer), le plus ancien témoin textuel de Jean ne contient pas la fin de la phrase où il est dit que Jésus(as) enverrai le Paraclet après son départ:

«Cependant je vous dis la vérité : il vous est avantageux que je m'en aille , car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m'en vais , je vous l'enverrai.» (Jean 16,7)

Le passage souligné est absent du plus ancien témoins de l'évangile de Jean. Est-ce un ajout ultérieur dans les autres Manuscrits ou bien est-ce une altération du premier témoin textuel de Jean? De même, ce passage n'existe pas dans un manuscrit de la Vulgate (Novum Testamentum Graece éditions 27 de Nestlé-Aland).
La phrase serait plus clairement en rapport avec le Prophète de l'Islam (sws) sans cet ajout et si l'on considère les chapitres 15-17 comme authentiquement inspirés de Dieu, ce serait le départ de Jésus(as) qui serait la cause de l'arrivé du Paraclet et non sa demande à Dieu par lui-même de l'envoyé ou bien qu'il leur enverrai par la suite une fois parti de cette terre.





Ce n'est pas la peine de poster des messages aussi long, je n'arrive pas à les lire. Dans un forum de dialogue intereligieux, on essaie de ne pas noyer notre interlocuteur avec un flot de paroles écrites !!! Merci de respecter ceux avec qui on échange, en essayant d'être concis.
avatar
Petero
Très bon poster
Très bon poster

Points cumulés : 2042
Merci : 4
Masculin

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Petero le Jeu 10 Mar - 16:41

@citizenkan a écrit:Voici un texte de mon ami converti (ancien évangéliste) qui grâce à Dieu, rejoint notre propos, ce qui, venant d'un connaisseur est très parlant :

Jésus est-il celui qui envoi le Paraclet?


Une des objections contre le prophète Muhammad (sws) sur le fait qu'il puisse être le Paraclet, il y a le fait que le texte dise que c'est Jésus qui l'enverra.

Karl Pfander dit :

(4) Il devait être envoyé par le Christ (cf. Jean 15, 26 ; 16, 7), ce que les musulmans ne peuvent pas admettre à propos de Muhammad.[size=13]


Comme le rapporte Karl Pfander, deux passages disent que Jésus enverra le Paraclet (Jean 15.26 et Jean 16.7).

La réponse à cette objection n'est pas difficile :

Tout d'abord, Jésus dit qu'il ne fait que répéter les paroles que Dieu lui a demandé de transmettre :

Jean 12:49 
Car je n'ai point parlé de moi-même; mais le Père, qui m'a envoyé, m'a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer.

Jean 14:10 
Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; et le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les oeuvres.

Cela signifie que lorsque Jésus dit qu'il enverra le Paraclet, on doit se souvenir qu'il ne parle pas de lui-même, et que c'est le Père qui enverra le Paraclet. Ceci est confirmé par deux autres versets :

Jean 14.16 
Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous,

Jean 14.26 
Mais le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.

C'est donc bien le Père qui enverra le Paraclet. Il en est de même lorsque l'ange de l'Eternel a dit à Agar qu'il allait multiplier sa postérité (Genèse 16.18), alors que c'est Dieu qui l'a fait (Hébreux 6.14).

Ce n'est pas parce votre ami est un ancien évangéliste qu'il est automatiquement un connaisseur

Le Paraclet, c'est Jésus qui a demandé à son Père de l'envoyer. De fait, Dieu a envoyé ce Paraclet de la part de Jésus, car ce Paraclet c'est le propre Esprit de Jésus, l'Esprit Saint qui accompagnait Jésus et de la présence duquel Jésus était rempli.

Jésus qui a reçu cet Esprit de Dieu son Père, depuis toute éternité et qui fait qu'Il Est un seul Esprit avec son Père, a remis cet Esprit entre les mains de son Père, pour que son Père en fasse don à ses amis, ses Apôtres :

"46 Et Jésus clama d'une voix forte: " Père, je remets mon esprit entre vos mains. " Et, ce disant, il expira. (Luc (CP) 23)


Cet Esprit de Vérité, Jésus est claire lorsqu'il parle à ses Apôtres :

"vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure au milieu de vous; et il sera en vous. (Jean (CP) 14)

Cet Esprit de Vérité, il ne peut être que l'Esprit Saint dont était rempli Jésus, et qui de fait, présent en Jésus se trouvait au milieu de ses Apôtres, puisque Jésus était au milieu de ses Apôtres. Et tout comme cet Esprit était EN Jésus, quand il va être envoyé par le Père, après que Jésus lui est remis entre ses mains, il a été envoyé DANS les Apôtres, pour accompagner les Apôtres au plus profond d'eux-mêmes, tout comme Jésus était accompagné tout au long de sa Vie par cet Esprit qui n'est autre que l'Esprit de son Père.

Vous aurez beau faire des longs discours, pour essayer de nous expliquer que ce Paraclet annoncé c'est votre prophète, désolé, mais quand on étudie avec sérieux et objectivité les paroles de Jésus, qu'il est clair que cet Esprit ne peux en aucun cas être Mohamed, il ne correspond vraiment pas du tout à un homme qui serait venu 500 ans plus tard et que les Apôtres de Jésus n'ont jamais connu.



avatar
Petero
Très bon poster
Très bon poster

Points cumulés : 2042
Merci : 4
Masculin

Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Invité le Jeu 10 Mar - 17:11

@Petero a écrit:

Donc, ce doux message d'amour que l'Eglise met en avant, au nom de Jésus, tu es contre. Tu es donc pour qu'on impose la foi en Dieu par la violence, la guerre ? 
** sproposito **
alors, eux qui prône justement la soumission à Dieu par la force et qui n'hésite pas à massacrer femmes et enfants pour imposer l'Islam.

L'Eglise et cela n'a pas été pendant 2000 ans, comme tu cherches à le faire croire en grossissant le tableau, a commis en son temps, des erreurs et c'est les époques qui le voulaient. Regarde comme Mohamed et les musulmans ont eux-mêmes été violent dans le passé et heureusement qu'aujour'hui, la majorité des musulmans sont devenus pacifistes.

D'autre part, la parole de Jésus que tu cites, c'est une parabole qui concerne la fin du monde. Jésus n'est pas venu pour égorger ceux qui ne veulent pas qu'il règne sur eux, c'est le sort qui leur sera réservé à la fin du monde. En effet, ayant refusé jusqu'au bout l'offre de salut apporté par Jésus, le règne de Dieu dans leur cœur, ils s'en iront dans l'étang de feu préparé pour le diable et ses anges et tous ceux qui se seront soumis volontairement à lui, qui lui auront prêté allégence.

Où ai-je dis que j’étais contre ? c'est justement ce que je critique.
Où ai-je dis que j’étais pour qu'on impose la foi par la force ?

C'est bien le contraire que je tente de rappeler, c'est l’Eglise qui a cherché à imposer sa foi (païenne) de force, l'islam n'impose pas la soumission mais propose le choix. Revois donc l'expansion de l'Islam, y trouvera tu une similitude avec ce que l'église à fait lorsqu'elle en avait le pouvoir ?

L'hypocrisie d'une eglise qui la joue aujourdhuui douce à cause de sa faiblesse alors que lorsqu'elle a été aux commandes n'a pas hésité à massacrer les gens et à semer la terreur et désordre, à dépouiller les gens ordinaires et j'en passe...

Aujourdhui encore en protegeant les pedophiles qui la composent, elle continue sa corruption sur terre.

Quel rapport avec ton "sproposito", tu es un homme malhonete, et en suivant ta logique et ton attachement à l’Église catholique, j'en conclurai donc que c toi qui doit etre du coté de ton sproposito!

Elle est responsable de la fuite des gens de Dieu vers l’athéisme..
les qq fidèles à qui elle continue de proposer le "salut", et qu'elle dévie vers le paganisme, d'abord en leur inculquant le culte d'un Homme et de sa Mere (alayhima salam) puis vers son propre culte en la "vénérable mère Église" (!?), le culte des "saints", des icônes, des statues, des images et j'en passe, non mais c'est pas de la folie ?

C'est donc ça le salut et le message de paix que tu proposes ?


Dernière édition par Hédi le Jeu 10 Mar - 18:31, édité 3 fois
avatar
Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

default Re: Mohammed (صلى الله عليه وسلم) est-il le prophète des arabes ?

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 3 sur 5 Précédent  1, 2, 3, 4, 5  Suivant

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum