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    default Guerre sainte, croisades, et inquisitions à l’assaut de l’Histoire

    le Ven 17 Mar - 14:06


                                                                                         

    Guerre sainte, croisades, et inquisitions à l’assaut de l’Histoire

    (Partie 5/1)



    « L'histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d'accord. »

    – Napoléon

    « Les gens croiront un gros mensonge plus facilement qu'un petit, et si vous leur répétez assez souvent, ils finiront par le croire, tôt ou tard. »

    – Walter Langer



    Si quelques lecteurs sont tentés de trouver que nous avons abusé des citations, des « guillemets », nous leur répondrons que c'est à dessein : Nous n'avons pas eu en vue, dans ces graves questions, de présenter un travail personnel, où l'imagination et le parti-pris auraient pu avoir leur trop large place. Nous avons produit des documents, laissé simplement parler des textes. À défaut d'autre mérite, nous avons fait une œuvre de bonne foi, évitant tout commentaire superflu.[1]



    Étude comparative



    « L'histoire est le plus souvent un complot contre la vérité. »

    – STÉPHEN COUBÉ



    « … à travers quelques-uns de ses représentants […] une religion qui se réclame d’un Dieu d’amour use de procédés retors et de bassesses pour discréditer un rameau concurrent de sa propre foi mérite qu’on lui rappelle les balbutiements de sa propre histoire, ses manipulations et ses violences. »



    Je ne connais pas de manuel de guerre sainte plus programmatique et plus barbare que la Bible hébraïque ; le même livre offre pourtant aussi les accents les plus purs de l’amour (le Cantique des cantiques) et les grandioses esquisses d’un humanisme universel (Isaïe). Le christianisme, apparemment pacifiste (car l’Evangile a aussi ses appels à la violence), a justifié, depuis saint Augustin et saint Bernard jusqu’au XXe siècle, les pires atrocités. L’islam n’échappe pas à cette terrible ambivalence des monothéismes. Les appels coraniques au djihad sont explicites et incontestables ; mais j’oserai dire que, jusqu’aujourd’hui, l’islam s’est montré infiniment moins violent que le christianisme : non seulement dans les textes, parce que les prescriptions du djihad sont encadrées et que les docteurs les plus rigoristes ont considéré depuis des siècles que la guerre sainte était close (hormis les cas d’invasion du « dar al-islam »), mais encore dans les faits, puisque l’expansion islamique à la mort du Prophète s’est faite de façon beaucoup plus pacifique qu’on ne l’imagine. Les Arabes, je l’ai dit plus haut, ont été accueillis par les juifs et les chrétiens non-orthodoxes comme de véritables sauveurs, et la chose s’est répétée au moment des Croisades, lorsque les chrétiens orientaux ont préféré la protection de l’islam à la barbarie des chrétiens latins.

    Songez par ailleurs que la conversion de l’Indonésie, le plus grand pays musulman au monde, s’est réalisée à travers le négoce et la prédication. C’est donc depuis peu que l’islam – un certain islam qu’on peut juger totalement hérétique – recourt à la violence et à une barbarie sans précédents dans sa propre histoire. Il n’en reste pas moins que le Coran contient, comme la Bible ou l’Evangile, tous les éléments nécessaires au développement ou du moins à l’acceptation d’une démocratie moderne ; il n’est pas jusqu’à l’écologie qui ne puisse trouver des fondements dans le Coran ! Rappelons-nous enfin que la reconnaissance de la République par l’Eglise est au fond très récente…
    Michel Orcel



    Mentionnons le problème de la violence[2] prétendument intrinsèque au Coran selon certains penseurs. Tout lecteur attentif du livre sacré aura en effet loisir de trouver des citations qui confirment une incitation à la violence,[3] mais l’honnêteté intellectuelle conduira aussi à citer, dans le même texte, des passages tout à fait iréniques.[4] Or, cette ambivalence du texte musulman, on la retrouve précisément dans le Nouveau Testament où Jésus, présenté par la Tradition comme un Dieu d’amour, peut parfois se laisser aller à de puissantes invectives (” Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites […] ! Serpents, engeance de vipères ! […] c’est pourquoi, voici j’envoie vers vous des prophètes, des sages, des scribes : vous en tuerez et mettrez en croix, vous en flagellerez dans vos synagogues […] pour que retombe sur vous tout le sang innocent répandu sur terre. “, Matthieu, 23, 13-36, traduction de la Bible de Jérusalem).[5]



    Lebon remet les pendules à l’heure, et n’est pas dupe à l’image d’une frange d’intellectuels occidentaux qui ne se laissent plus embobinés par la propagande des croisées



    « Je suis pour la vérité peu importe qui l'a dit. Je suis pour la justice peu importe en faveur de qui elle tranche. »

    – Malcom X



    En ce qui concerne les juifs, et surtout les chrétiens, Mahomet, contrairement à une croyance très générale, se montre plein de tolérance et de bienveillance. Les versets suivants en sont la preuve : Point de contrainte en religion. La vraie route se distingue assez de l'erreur. (II.)



    Sur les pas des autres prophètes nous avons envoyé Jésus, fils de Marie, pour confirmer le Pentateuque ; nous lui avons donné l'Évangile, qui contient la direction et la lumière, il confirme le Pentateuque ; l'Évangile contient aussi la direction et l'avertissement pour ceux qui craignent Dieu. (V.)



    La rapidité prodigieuse avec laquelle le Coran s'est répandu a toujours étonné les historiens hostiles à la religion qu'il enseigne, et ils n'ont cru pouvoir l'expliquer qu'en disant que cette propagation était le résultat de la morale relâchée de Mahomet et de l'emploi de la force ; mais il est facile de démontrer que ces explications n'ont pas le plus léger fondement. Il suffit de lire le Coran pour se convaincre que sa morale est tout aussi sévère que celles des autres religions. La polygamie y est acceptée sans doute ; mais, comme elle était déjà en usage chez tous les peuples orientaux bien avant Mahomet ; ceux qui adoptaient le Coran ne pouvaient y trouver à ce point de vue aucun avantage nouveau.



    L'argument tiré de l'état inférieur de la morale de Mahomet a été réfuté depuis longtemps, notamment par le savant philosophe Bayle. Après avoir fait voir que les règles du prophète relatives au jeûne, à la privation de vin, aux préceptes de la morale, sont bien plus dures que celles des chrétiens, Bayle ajoute :



    « C'est donc se faire illusion que de prétendre que la loi de Mahomet ne s'établit avec tant de promptitude et tant d'étendue que parce qu'elle ôtait à l'homme le joug des bonnes œuvres et des observances pénibles, et qu'elle lui permettait les mauvaises mœurs. Hottinger nous donne une longue liste des aphorismes moraux ou des apophtegmes des mahométans. On peut dire sans flatter cette religion que les plus excellents préceptes qu'on puisse donner à l'homme pour la pratique de la vertu et pour la fuite du vice sont contenus dans ces apophtegmes. »



    L'auteur fait remarquer ensuite que les plaisirs promis par Mahomet dans le paradis à ses disciples ne sont nullement au-dessus de ceux du paradis des chrétiens, car l'Évangile en parle « comme d'un état dont les délices surpassent tout ce que les yeux ont vu. »



    Lorsque nous étudierons les conquêtes des Arabes, et tâcherons de mettre en relief les causes qui ont déterminé leur succès, nous verrons que la force ne fut pour rien dans la propagation du Coran, car les Arabes laissèrent toujours les vaincus libres de conserver leur religion[6]. Si des peuples chrétiens se convertirent à la religion de leurs vainqueurs et finirent par adopter leur langue, ce fut surtout parce que ces nouveaux conquérants se montrèrent plus équitables pour eux que ne l'avaient été leurs anciens maîtres, et parce que leur religion était d'une plus grande simplicité que celle qu'on leur avait enseignée jusqu'alors. S'il est un fait bien prouvé par l'histoire, c'est qu'une religion ne s'impose jamais par la force. Lorsque les Arabes d'Espagne ont été vaincus par les chrétiens, ils ont préféré se laisser tuer et expulser jusqu'au dernier plutôt que de changer de culte.



    Loin donc d'avoir été imposé par la force, le Coran ne s'est répandu que par la persuasion. Il est évident d'ailleurs que la persuasion seule pouvait amener les peuples qui ont vaincu plus tard les Arabes, comme les Turcs et les Mongols, à l'adopter. Dans l'Inde, où les Arabes n'ont fait en réalité que passer, le Coran s'est tellement répandu qu'il compte aujourd'hui plus de cinquante millions de sectateurs. Leur nombre s'élève chaque jour ; et, bien que les Anglais soient aujourd'hui les souverains du pays, bien qu'ils y entretiennent une véritable armée de missionnaires destinés à convertir au christianisme les mahométans, on ne connaît pas un seul exemple authentique de conversion ayant couronné leurs efforts.



    La diffusion du Coran en Chine n'a pas été moins considérable. Nous verrons dans un autre chapitre combien la propagande de l'islamisme y a été rapide. Bien que les Arabes n'aient jamais conquis la moindre parcelle du Céleste Empire, les maho­métans y forment aujourd'hui une population de plus de vingt millions d'individus.



    L'habileté politique que déployèrent les premiers successeurs de Mahomet fut à la hauteur des talents guerriers qu'ils surent bien vite acquérir. Dès leurs premiers combats, ils se trouvèrent en présence de populations que des maîtres divers tyrannisaient sans pitié depuis des siècles, et qui ne pouvaient qu'accueillir avec joie des conquérants qui leur rendraient la vie moins dure. La conduite à tenir était clairement indiquée, et les khalifes surent sacrifier aux intérêts de leur politique toute idée de conversion violente. Loin de chercher à imposer par la force leur croyance aux peuples soumis, comme on le répète toujours, ils déclarèrent partout vouloir respecter leur foi, leurs usages et leurs coutumes. En échange de la paix qu'ils leur assuraient, ils ne leur imposaient qu'un tribut très faible, et toujours inférieur aux impôts que levaient sur eux leurs anciens maîtres.



    Avant d'entreprendre la conquête d'un pays, les Arabes y envoyaient toujours des ambassadeurs chargés de propositions de conciliation. Ces propositions étaient presque partout identiques à celles que, suivant l'historien arabe El-Macyn, Amrou fit faire l'an 17 de l'hégire aux habitants de la ville de Gaza, assiégés par lui, et qui furent faites également aux Égyptiens et aux Perses. Les voici :



    « Notre maître nous ordonne de vous faire la guerre si vous ne recevez pas sa loi. Soyez des nôtres, devenez nos frères, adoptez nos intérêts et nos sentiments, et nous ne vous ferons point de mal. Si vous ne le voulez pas, payez-nous un tribut annuel avec exactitude tant que vous vivrez, et nous combattrons pour vous contre ceux qui voudront vous nuire et qui seront vos ennemis de quelque façon que ce soit, et nous vous garderons fidèle alliance. Si vous refusez encore, il n'y aura plus entre vous et nous que l'épée, et nous vous ferons la guerre jusqu'à ce que nous ayons accompli ce que Dieu nous commande. »



    La conduite du khalife Omar à Jérusalem nous montre avec quelle douceur les conquérants arabes traitent les vaincus, et contraste singulièrement avec les procédés des croisés, dans la même ville, quelques siècles plus tard. Omar ne voulut entrer dans la cité sainte qu'avec un petit nombre de ses compagnons. Il demanda au patriarche Sophronius de l'accompagner dans la visite qu'il voulut faire dans tous les lieux consacrés par la tradition religieuse, et déclara ensuite aux habitants qu'ils étaient en sûreté, que leurs biens et leurs églises seraient respectés, et que les mahométans ne pourraient faire leurs prières dans les églises chrétiennes.



    La conduite d'Amrou en Égypte ne fut pas moins bienveillante. Il proposa aux habitants une liberté religieuse complète, une justice impartiale pour tous, l'inviolabilité des propriétés, et le remplacement des impôts arbitraires et excessifs des empereurs grecs par un tribut annuel fixé à 15 francs par tête. Les habitants des provinces se montrèrent tellement satisfaits de ces propositions qu'ils se hâtèrent d'adhérer au traité, et payèrent d'avance le tribut. Les Arabes respectèrent si religieusement les conventions acceptées, et se rendirent si agréables aux populations soumises autrefois aux vexations des agents chrétiens de l'empereur de Constantinople, que toute l'Égypte adopta avec empressement leur religion et leur langue. C'est là, je le répète, un de ces résultats qu'on n'obtient jamais par la force. Aucun des peuples qui avaient dominé en Égypte avant les Arabes ne l'avait obtenu.



    À suivre…

                         

    Par : Karim Zentici

    http://mizab.over-blog.com/


    [1] http://www.liberius.net/livres/La_Revolution_preparee_par_la_franc-maconnerie_000000318.pdf

    [2] (qui fait l’objet d’un chapitre intitulé ” Droit, sexe et violence “).

    [3] ( ” Dieu n’aime pas les transgresseurs- / Tuez-les partout où vous les rencontrerez ; “, sourate II, verset 190-191, le Coran, traduction de D. Masson, Paris, Folio, 1988).

    [4] (” Celui qui sauve un seul homme / est considéré comme s’il avait sauvé tous les hommes. “, sourate V, verset 32, op. cit.).

    [5] http://www.blog.sami-aldeeb.com/2011/08/29/lislam-nouvelle-cible-du-christianisme/

    [6] Sur la tolérance des mahométans pour les juifs et les chrétiens. Nous avons vu par les passages du Coran cités plus haut que Mahomet montre une tolérance excessive et bien rare chez les fondateurs de religion pour les cultes qui avaient précédé le sien, le judaïsme et le christianisme notamment et nous verrons plus loin à quel point ses prescriptions à cet égard ont été observées par ses successeurs. Cette tolérance a été reconnue par les rares écrivains sceptiques ou croyants, qui ont eu occasion d'étudier sérieusement de près l'histoire des Arabes. Les citations suivantes que j'emprunte à plusieurs d'entre eux montreront que l'opinion que nous professons sur ce point ne nous est nullement personnelle.

    « Les musulmans sont les seuls enthousiastes qui aient uni l'esprit de tolérance avec le zèle du prosélytisme, et qui, en prenant les armes, pour propager la doctrine de leur prophète, aient permis à ceux qui ne voulaient pas la recevoir de rester attachés aux principes de leur culte. » (Robertson, Histoire de Charles-Quint.).

    « Le Coran, qui commande de combattre la religion avec l'épée, est tolérant pour les religieux. Il a exempté de l'impôt les patriarches, les moines et leurs serviteurs. Mahomet défendit spécialement à ses lieutenants de tuer les moines, parce que ce sont des hommes de prière. Quand Omar s'empara de Jérusalem, il ne fit aucun mal aux chrétiens. Quand les croisés se rendirent maîtres de la ville sainte, ils massacrèrent sans pitié les musulmans et brûlèrent les juifs. » (Michaud, Histoire des Croisades.)

    « Il est triste pour les nations chrétiennes que la tolérance religieuse, qui est la grande loi de charité de peuple à peuple, leur ait été enseignée par les musulmans. C'est un acte de religion que de respecter la croyance d'autrui et de ne pas employer la violence pour imposer une croyance. » (L'abbé Michou, Voyage religieux en Orient.)
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    default Re: Guerre sainte, croisades, et inquisitions à l’assaut de l’Histoire

    le Sam 18 Mar - 9:38



    Guerre sainte, croisades, et inquisitions à l’assaut de l’Histoire

    (Partie 5/2)



    L’islamophobie savante au service des nouvelles croisades



    « Si souvent au service des entreprises missionnaires impériales, colonialistes ou politiques à l’égard du Tiers-Monde, cet « orientalisme » a largement contribué à créer, à l’usage des occidentaux, une justification « scientifique » de leurs préjugés, de leurs prétentions hégémoniques et, finalement, de leur domination »[1]



    « L’Occident, soutient Garaudy, a confisqué l’universel. A partir de là, il s’est cru autorisé à situer et à juger tous les « autres » en fonction de sa propre histoire, de ses fins et de ses valeurs. »[2]



    « L’Europe parle de la violence « irrationnelle » ou barbare de ses voisins, comme si elle-même n’avait pas connu tout au long de son histoire de pareilles situations sanglantes. Elle donne ainsi l’impression d’avoir définitivement oublié même son histoire proche, ces dizaines de millions de morts des deux guerres mondiales, vis-à-vis desquels les deux ou trois millions de morts des guerres de colonisation et de décolonisation pourraient eux aussi n’être considérées que comme un « détail ».

    Détail aussi dans la foulée que la terreur sous la révolution française, la guerre des Chouans et les carnages des guerres napoléoniennes ; détail encore que l’explosion des fanatismes religieux qui déchirèrent deux siècles durant catholiques et protestants, déchaînant dans toute l’Europe les violences guerrières les unes après les autres. Alors plutôt que de sonder l’histoire, la sociologie comparée, la complexité de l’autre, l’Europe « exotise » à nouveau son Orient proche : l’autre, incompréhensible et irréductible. L’Orient compliqué du général De Gaule qui avait au moins l’honnêteté de reconnaître qu’il n’avait en ce domaine que des idées simples. »[3]



    « Depuis plusieurs années, écrit le père Michel Lelong, c’est un esprit de croisade anti-islamique qui semble à nouveau souffler en Occident : une croisade dont les prédicateurs sont aussi ardents – et plus divers encore – qu’à l’époque médiévale. Car, cette fois, des porte-parole de divers partis, des hommes politiques au pouvoir ou dans l’opposition, des journalistes de la presse écrite et parlée, des intellectuels de gauche et de droite, parmi lesquels des chrétiens qui semblent ignorer les appels de Vatican II se retrouvent pour dénoncer à l’unisson « le péril musulman ». Il n’est pas étonnant qu’une telle campagne ait trouvé d’ardents porte-paroles dans les rangs des milieux politiques et religieux les plus conservateurs, aussi hostiles à la décolonisation qu’aux orientations données par le dernier Concile. »[4]

    Les conquêtes islamiques



    Dans son « Histoire des croisades », Michaud écrit : « Mahomet défendit à ses compagnons de tuer des moines parce que ce sont des hommes de prière. Quand Omar s’empara de Jérusalem, il ne fit aucun mal aux chrétiens. Quand les croisés se rendirent maîtres de la ville sainte, ils massacrèrent sans pitié les musulmans et brutalisèrent les juifs »[5] Un évêque nestorien, après que la Syrie tomba aux mains des musulmans, envoya une lettre à l’un de ses amis dans laquelle il écrit : « Ces Arabes, à qui Dieu a accordé de nos jours la domination sont devenus aussi nos maîtres ; mais ils ne combattent point la religion chrétienne. Bien plus, ils protègent notre foi, ils respectent nos prêtres et nos saints hommes et font des dons à nos églises et à nos couvents. »[6]



    Au IXe siècle déjà, le patriarche de Jérusalem dans une lettre à celui de Constantinople, écrit : « Les adeptes de l’Islâm sont équitables. Ils ne nous font aucun tort et ne se livrent à aucun acte de violence envers nous. »



    Et dire qu’un siècle plus tôt, la conquête de la ville sainte par les chrétiens donna lieu à un massacre effroyable que Raymond d’Argiles, chanoine du Puy, décrit ainsi : « Il y eut tant de sang répandu dans l’ancien temple de Salomon que les corps morts y nageaient, portés ça et là sur le parvis ; on voyait flotter des mains et des bras coupés qui allaient se joindre à des corps qui leur étaient étrangers, de sorte qu’on ne pouvait distinguer à quel corps appartenait un bras qu’on voyait se joindre à un tronc. Les soldats eux-mêmes qui faisaient ce carnage supportaient à peine la fumée qui s’en exhalait »[7]



    « Dans toutes les régions arrachées aux païens ou reprises à l’Islâm, écrit Bernard Lewis, le Christianisme était imposé par la force et, tôt ou tard, les musulmans devaient choisir entre la conversion, l’exil ou la mort. Le sort des juifs dans l’Europe médiévale n’aurait pas incité les disciples d’autres religions non chrétiennes à aller s’établir ou même à voyager dans ces pays. Aucune communauté musulmane ne s’était donc implantée en Europe chrétienne, ce qui compliquait considérablement la vie de l’éventuel visiteur musulman dont les besoins spécifiques – mosquées, bains, viandes et aliments préparés selon l’usage et les normes religieuses, et autres nécessités de la vie musulmane – ne pouvaient être satisfaits. »[8]



    Voir : http://www.lelibrepenseur.org/lislam-et-loccident/



    La violence dans la Bible



    Un chercheur s’est amusé à recenser les versets Bibliques glorifiant la violence, et, à sa grande surprise arriva au nombre faramineux de 917,[9] en voici quelques échantillons :



    Abraham, l’Ami de Dieu, fit la guerre, prit du butin (Genèse 14) et eut plusieurs concubines ;
    Jacob pratiqua la ruse (la taqya) pour voler la bénédiction de son frère (Genèse 27), était polygame, eut plusieurs femmes et concubines, fit la guerre (Genèse 48, 22), et, l’effronté, affronta Dieu en combat singulier ! (Genèse 32) ;
    Les fils de Jacob pratiquèrent également la ruse afin de massacrer ceux qui avaient violé leur sœur Dina, firent la guerre, prirent du butin et des captives de guerre, les fameuses « esclaves sexuelles » (Genèse 34) ;
    Moise ordonna aux enfants d’Israël de dépouiller et de voler les Égyptiens avant l’Exode (Exode 3 : 21-22, Exode 11, 2-3, Exode 12 : 35-36) ; Il fit exécuter 3000 juifs qui avaient idolâtré le Veau D’Or (Exode 32 : 27-28) ; Il fit lapider ceux qui avaient profané le Nom de Dieu (Exode 24 : 14), de même que ceux qui avaient violé le Sabbat (Nombres 15 : 32-36) ; Il fit exécuter 24 000 juifs qui avaient couché avec des femmes païennes (Nombres 25 : 9) ; Il avait une armée de plus de 600 000 soldats à la tête de laquelle : « Moise jetait l’effroi et la terreur sur ses ennemis » (Dt 2 : 25) ; 603 550 soldats lors du premier recensement (Nombres 1 : 46) et plus que 601 730 lors du second (Nombres 26) : Qu’a-t-il fait avec tous ces soldats ? Il a commencé des guerres d’extermination radicales. Moise combattit donc les Cananéens et les extermina (Nombres 21), il chassa et extermina les Amorites de leurs pays (Nombres 21 : 24-31) et le texte précise bien qu’il ne restait « pas un seul survivant », il tua hommes, femmes et enfants (Dt 2 : 32-35) et garda le butin ; Il attaqua le roi du Bashân et extermina hommes, femmes et enfants de 60 villes fortifiées et d’un très grands nombre de villages, seul le bétail fut gardé comme butin de guerre (Dt 3 : 2-7) ; Il extermina ensuite les Madianites avec 12 000 hommes. Il fit tuer tous les mâles adultes, il incendia toutes leurs villes et après que ses combattants lui eurent ramené le butin (c’est-à-dire les petits garçons, les femmes), il se fâcha, ordonna qu’on tua tous les bébés mâles ainsi que les femmes non vierges et de ne garder que les filles vierges ; Le texte dit que celles qui survécurent étaient 32 000 petites filles qui furent partagés entre les israélites en tant que captives de guerre ! (Nombres 31)[10] ; Moise aurait donc fait périr durant sa campagne militaire contre les madianites au minimum 100 000 personnes au Nom de Dieu ; Moise donna l’exemple à Josué et lui dit qu’il devra faire exactement pareil de l’autre côté du Jourdain dans la terre promise par Dieu à Abraham (Dt 3 : 21 et 28), c’est-à-dire qu’il devra anéantir jusqu’au dernier les sept peuples dits maudits (Nb 27 : 18-23, Dt 12 : 2 et Dt 31 : 7-8) ;
    Josué, l’élu de Dieu, commet des génocides incroyables. Il part à la conquête de Jéricho, tue hommes, femmes, enfants, vieillards et incendie toute la ville (Jos 6 : 20-21), seule la prostituée Rahab et sa famille sont épargnés ! Il attaqua ensuite la ville d’Aïe avec 30 000 soldats en pratiquant la ruse en tant de guerre (Josué 8 : 4-9). Il fait tuer au Nom de Dieu hommes, femmes, enfants, prends du butin et incendie toute la ville. Total des victimes de Josué sous la bénédiction de Dieu : 12 000 victimes (Jos 8 : 25) ! Il attaqua ensuite les villes de Maqqéda, Livna, Lakish, Guezar, Eglon, Hébron, Dévir, tout le pays et à chaque fois le même procédé : tous les habitants sont passés au fil de l’épée (Hommes, femmes, enfants). Tout le monde est exterminé au nom du Dieu d’Israël. Il fit cela avec 31 villes et partagea comme butin tout le territoire avec les tribus d’Israël !
    Moise apporta une loi (Exode 21) qui contient environ des dizaines de sentence de peine de morts, même contre les animaux ; une loi qui codifie l’esclavage, qu’un homme peut vendre sa propre fille, qui légifère la polygamie, qui inclut des châtiments corporels, une loi qui légifère sur le butin, les « esclaves sexuelles » et les captives de guerre ; une loi qui ordonne de faire passer au fil de l’épée tous les mâles d’une nation qui refuse de se rendre ; une loi qui autorise de châtier par le feu (Lv 20, 14) ; une loi qui ne donne le droit à l’héritage à la femme que si elle n’a pas de frères (Nombres 27 : 8-11), et qui instaure que les vœux de la femme sont soumis au bon vouloir de l’homme (Nombres 30) ;
    Le prophète Elisée a maudit 42 enfants qui le traitaient de « chauve », le Dieu de la Bible répondit à son invocation en envoyant deux ours déchirer ces enfants insolents ! (2 Rois 2 : 23-24) ;
    Samson a aussi commis une attaque kamikaze, un attentat-suicide approuvée par Dieu et qui fit plus de 3000 milliers de morts (Juges 16 : 23-30) ;
    David tua Goliath et lui trancha la tête (1 Sam 17 : 51) de même qu’il tua les meurtriers du fils de Saül, et mutila leurs corps en leur coupant les mains et les pieds (2 Sam 4 : 12) ; David a commis une véritable Shoah dans la Bible, il extermina totalement les Ammonites en les découpant avec des scies, des herses et des haches et les fit jeter dans des fours à brique ! (1 Ch 20 : 3, 2 Sam 12 : 31) ; David extermina 22 000 Syriens et il asservit le reste en leur faisant payer l’impôt de capitation/la jizya (2 Samuel 8 : 5-6), il extermina de même 18 000 Edomites et les assujettis en leur faisant payer la jizya (2 Samuel 8 : 13-14), plus tard, il massacra également 40 000 Syriens (2 Samuel 10 : 18) ; David fit sournoisement assassiner l’un de ses chefs des armées, le général Uri afin de commettre l’adultère avec sa femme Bath-Schéba (2 Sam : 11) transgressant ainsi trois des plus grands commandements de la Torah (tu ne tueras pas, tu ne commettras point d’adultère et tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain) ! Pourquoi Dieu ne l’a-t-il pas châtié par la peine de mort ? David tua 200 Philistins, mutila leurs corps, coupa leur prépuce pour les remettre au Roi Saül afin qu’il lui donne sa fille Mical pour femme (1 Samuel 18 : 27). Quelle étrange dot pour un mariage ! La Bible nous dit dans 1 Rois 15 : 5 que « David avait fait ce qui est droit aux yeux de l'Éternel, et il ne s'était détourné d'aucun de ses commandements pendant toute sa vie, excepté dans l'affaire d'Urie, le Héthien. » À part l’histoire de l’adultère, tous les massacres de David étaient droits aux yeux de l’Eternel !
    Le Prophète Elie n’est pas en reste puisqu’il égorgea les 450 prêtres de Baal (1 Rois 18, 19 et 40).


    Tous ces massacres ne doivent pas nous étonner car nous lisons dans la Bible : « Maudit soit celui qui fait avec négligence l’œuvre de l’Eternel, maudit soit celui qui éloigne son épée du carnage » (Jérémie 48 : 10). Comment peut-il en être autrement alors que l’auteur de l’épitre aux hébreux affirme au chapitre 11 que David, Samson, Samuel et les prophètes furent justifiés par leur foi et non par leurs actes, qu’ils pratiquèrent la justice et qu’ils furent vaillants à la guerre ! (Hébreux 11 : 32-34)



    Nous apprenons également dans le Nouveau Testament, dans le livre des Actes des Apôtres que le Saint Esprit acheva Ananias ainsi que sa femme parce qu’ils n’avaient pas donné tout l’argent de la vente de leur propre terrain à Pierre (Actes 5 : 1-11) ! Le texte appelle cela « prodige et miracle ».



    Tous ces « bons fruits » se trouvent dans la Bible et donc sont approuvé par Jésus-Christ qui est venu accomplir et non pour abolir les lois et les prophètes ! (Mt 5 : 17).


    Voir : http://blog.decouvrirlislam.net/Home/christianisme/bible/les-versets-de-l-epee-de-la-bible



    Quelques passages éloquents

    « Nous nous tournâmes, et nous montâmes par le chemin de Basan. Og, roi de Basan, sortit à notre rencontre, avec tout son peuple, pour nous combattre à Édréi. L'Éternel me dit : Ne le crains point ; car je le livre entre tes mains, lui et tout son peuple, et son pays ; tu le traiteras comme tu as traité Sihon, roi des Amoréens, qui habitait à Hesbon. Et l'Éternel, notre Dieu, livra encore entre nos mains Og, roi de Basan, avec tout son peuple ; nous le battîmes, sans laisser échapper aucun de ses gens. Nous prîmes alors toutes ses villes, et il n'y en eut pas une qui ne tombât en notre pouvoir : soixante villes, toute la contrée d'Argob, le royaume d'Og en Basan. Toutes ces villes étaient fortifiées, avec de hautes murailles, des portes et des barres ; il y avait aussi des villes sans murailles en très grand nombre. Nous les dévouâmes par interdit, comme nous l'avions fait à Sihon, roi de Hesbon ; nous dévouâmes toutes les villes par interdit, hommes, femmes et petits enfants. Mais nous pillâmes pour nous tout le bétail et le butin des villes. » (Deutéronome 3 : 1-7)



    « Les enfants de Lévi firent ce qu'ordonnait Moïse ; et environ trois mille hommes parmi le peuple périrent en cette journée. » (Exode 32 : 28)


    Jésus est-il un Dieu d’amour et de paix ?



    • (Luc 12 : 49-53) « Je suis venu jeter le feu sur la terre ;  et que veux-je, si déjà il est allumé ? Mais j’ai à être baptisé d’un baptême ; et combien suis-je à l’étroit jusqu’à ce qu’il soit accompli ! Pensez-vous que je sois venu donner la paix sur la terre ? Non, vous dis-je ; mais plutôt la division. Car désormais ils seront cinq dans une maison, divisés, trois seront divisés contre deux, et deux contre trois ; le père contre le fils, et le fils contre le père ; la mère contre la fille, et la fille contre la mère ; la belle-mère contre sa belle-fille, et la belle-fille contre sa belle-mère. »



    • (Matthieu 23 : 33-35) « Serpents, engeance de vipères ! Comment pourrez-vous échapper à la condamnation de la géhenne ? »



    • (Luc 9 : 41) « Race incrédule et perverse, jusqu’à quand serai-je avec vous et vous supporterai-je ? »



    • (Jean 8, 44 c’est toujours Jésus qui s’exprime) « Vous êtes du diable, votre père, et ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir. Il était homicide dès le commencement et n’était pas établi dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui ; quand il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, parce qu’il est menteur et père du mensonge. »



    • (Marc 7:27) « Et Jésus lui dit, Laisse premièrement rassasier les enfants ; car il ne convient pas de prendre le pain des enfants et de le jeter aux chiens. »



    • (Matthieu 7 : 6) « Ne donnez pas ce qui est saint aux chiens, ni ne jetez vos perles devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent à leurs pieds, et que, se retournant, ils ne vous déchirent. »



    • (Luc 14 : 26) « Si quelqu’un vient à moi, et ne hait pas son père, et sa mère, et sa femme, et ses enfants, et ses frères, et ses sœurs, et même aussi sa propre vie, il ne peut être mon disciple. »



    • (Luc 19 : 27) « Mais ceux-là, mes ennemis, qui n’ont pas voulu que je régnasse sur eux, amenez-les ici et tuez-les devant moi. » Et encore, les traducteurs nous offre apparemment une version aseptisée de cette injonction biblique, la version plus gore nous dévoile : « amenez-les ici et égorgez-les devant moi. »[11] Quelques lignes plus loin, la cerise pour enlever toute pirouette littéraire qui lui attribuerait un sens parabolique : « Jésus leur dit : Maintenant, que celui qui a une bourse la prenne et que celui qui a un sac le prenne également, que celui qui n’a point d’épée vende son vêtement et achète une épée. Car, je vous le dis, il faut que cette parole qui est écrite s’accomplisse en moi : Il a été mis au nombre des malfaiteurs. Et ce qui me concerne est sur le point d’arriver. Ils dirent : Seigneur, voici deux épées. Et il leur dit : Cela suffit. » (Luc 22 : 35-38)



    Voir : http://blog.decouvrirlislam.net/



    À suivre…

                         

    Par : Karim Zentici

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    [1] Même source.

    [2] In. « Promesse de l’Islâm », op cité.

    [3] Cf. Georges Corm « L’Europe et l’Orient », éditions Bouchène, Alger, 1991.

    [4] Cf. Le père Michel Lelong « Si Dieu l’avait voulu », op cité.
    [5] Cf. «Haïdat Bammate « Visages de l’Islâm », éditions Enal, Alger 1992.

    [6] Même source.

    [7] Même source.

    [8] Cf. Bernard Lewis « Comment l’Islam a découvert l’Europe ? », éditions la Découverte, Paris 1982.

    [9] http://www.blog.sami-aldeeb.com/2012/08/19/la-violence-dans-la-bible-recueil-de-neuf-cent-dix-sept-versets-bibliques-glorifiant-la-violence/

    [10] Le très réputé commentaire protestant de la Bible annoté nous dit qu’elles avaient moins de 12 ans ! Quoi qu’il en soit, s’il ne reste que 32 000 survivantes, on ne peut qu’imaginer l’ampleur du carnage.
    [11] Selon Karim Hanifi, par SMS : les 2 sont bonnes, mais la plus proche du terme katasphatto est égorgé, car ca vient de kata et de sphazo qui signifie a 99 pour cent dans la bible immolé ou égorgé....donc c’est tuer par soit égorgement soit tuer tout court, mais la version 1 est la plus proche et de loin.
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    default Re: Guerre sainte, croisades, et inquisitions à l’assaut de l’Histoire

    le Dim 19 Mar - 10:08



    Guerre sainte, croisades, et inquisitions à l’assaut de l’Histoire

    (Partie 5/3)



    Hérésie et hérétique



    Ces mots avaient une longue histoire d'utilisation dans l'église Chrétienne avant le Conseil de Nicée. Dans Corinthiens 11 : 19 (NASB), Paul dit, « Il doit aussi y avoir des factions (haireseis) parmi vous, pour que ceux qui sont approuvés puissent devenir évidents parmi vous. » Dans le contexte, Paul critique l'église Corinthienne pour le comportement inopportun touchant à la Cène. Dans ce passage haireseis signifie des désaccords, des factions ou des dissensions. Le terme apparaît aussi parmi "les travaux de la chair" dans Galates 5 : 20.



    Dans Titus 3 : 10 (NASB), Paul dit, « Rejetez un homme fractionniste après un premier et deuxième avertissement, à savoir que si un tel homme est perverti et pèche, il est par moi condamné ». Le mot traduit par fractionniste par le NASB est l'adjectif grec hairetikon. Howard Marshall explique que l'utilisation du terme décrit ici « une personne qui tient des avis sectaires et les promeut dans l'église, causant ainsi la dissension dans la congrégation ». Ainsi, avec ce sens négatif du mot, l'église a employé plus tard haireseis pour décrire "les factions" qui ont dévié de La Vérité et ont divisé l'église.[1]



    Tertullien définissait le cirque comme le “temple de tous les démons”



    La bataille des idées entre les païens et les chrétiens nous est témoignée également tant par les néoplatoniciens comme Plotin et Porphire, que par les chrétiens Tertullien et ensuite Lattance et Arnobe, qui nous rapportent l'accusation des païens aux chrétiens, "de vénérer un homme, de plus torturé et crucifié par des hommes", "de soutenir qu'un être, né homme et mort en croix était un dieu", de pratiquer l'Eucharistie dans laquelle le corps mangé préserverait l'âme dans la vie éternelle, un rite cannibalique non justifié même pas dans son intention mythologique ou allégorique.



    En 202, Tertullien en ayant expérimenté les persécutions, rêve sadiquement, dans le livre De spectaculis, à la punition des persécuteurs dans le jugement final de Dieu : « Quel spectacle immense alors ! Qu'admirerai-je ? De qui rirai-je ? Où jouirai-je, où exulterai-je en voyant tant de rois qu'on célébrait, accueillis au ciel et gémir même avec Jupiter et ses témoins dans les ténèbres les plus profondes ? Et, comme eux, les magistrats qui persécutaient le nom du Seigneur, se consumer sur des flammes plus impitoyables que celles avec lesquelles ils s’étaient acharné sur les chrétiens en les insultant ? »[2]

    Il admire, il rit, il jouit, il exulte, comme aucun intellectuel païen n’avait jamais rêvé le faire. Et, un siècle après, Lattance en 316 jouit même, sadiquement, en énumérant dans leurs atroces détails La Mort des persécuteurs, tout finit mal pour La Colère de Dieu (ce sont les titres de ses livres), et il commente : « Ceux qui avaient insulté Dieu gisent à terre, ceux qui avaient abattu le saint temple tombent dans une ruine majeure, et ceux qui avaient distingué les justes, exilent leurs âmes méchantes sous les coups célestes et les tourments mérités. »



    Et Eusèbe, évêque de Nicomedia et biographe de Constantin, jouit de la représentation de la vengeance divine : « Ainsi puissent-ils périr les ennemis du Christ ! ». Et, Firmico Materno dans De error profanarum religionum, exhorte ainsi les empereurs chrétiens à persécuter les païens : « La loi du Dieu très haut exige que vous persécutiez avec sévérité le délit d'idolâtrie de toutes les manières » et, avec les modalités de la persécution, il cite le Deutéronome qui prescrit que si un frère ou un ami te pousse à l'idolâtrie, « tu l'accuseras, et que ta main soit la première à se lever sur lui pour le tuer... Et même, si jamais des cités entières cultivent le péché, il est établi qu'elles périssent. »



    Et saint Jérôme auteur de la vulgate du Nouveau Testament, en intervenant dans la polémique sur le culte des pierres (les statues des dieux) chez les païens, et le culte des os (les reliques des martyrs) chez les chrétiens, employait dans ses Lettres cet affectueux et élégant langage : « Vigilanzio ouvre de nouveau sa fétide bouche et jette son plus écœurant souffle contre les reliques des saints martyrs et contre nous, qui les conservons » ; donc pieusement il suggérait que l'évêque « le délivre de la mort de la chair pour que l'esprit soit sauf..., et que les médecins coupent la langue... à ce monstre..., fou furieux ».



    La tolérance religieuse (dans le sens post-Révolution du terme) est absente du vocabulaire des premiers martyrs de la religion qui se cherche encore



    Et Prudenzio, dans son Peristephanon, en célébrant les martyrs chrétiens, fait ainsi parler la vierge Eulalie pendant le procès : « Me voici, je suis ennemie de votre religion démoniaque (daemonicis inimica sacris), et je piétine les idoles sous mes pieds » ; et lorsque le Pretor lui demande, non de renoncer à son dieu, mais de respecter les dieux des autres, « elle frémit et crache dans les yeux du tyran, ensuite renverse les simulacres et piétine le feu des encensoirs » ; et ensuite, torturée, elle "chante gaiement", afin que son âme vole visiblement au ciel en forme de colombe, les laissant tous troublés.



    La polémique d'Augustin sur la peine de mort



    Les païens, disait-il, ont coutume de tuer, pendant que « les chrétiens ne tuent personne ». Dommage que très rapidement il ait ajouté ensuite une terrible réserve, qui rappelle les menaces de Théodose et la répétition d’autant plus farouche après les terribles massacres gothiques [ariens] de Rome dont lui et ses chrétiens avaient regretté qu'ils n'aient pas été totalement une shoah contre les païens : « ils n’en tuent aucun, sauf ceux que Dieu commande de tuer » (exceptis his, quos Deus occidi iubet). Et, pour éviter l'équivoque, il répétait et précisait : « …donc sauf ceux qu'une loi généralement juste ou la même source de la justice, Dieu, commande spécialement de tuer... »



    le nouveau Catéchisme de l'Église catholique, du 11 octobre 1992, sanctionnant le droit et le devoir de la légitime autorité publique d'infliger des peines dosées à la gravité du délit, sans exclure, en cas d'extrême gravité, la peine de mort : une sentence publiée dans la ferveur des initiatives mondialistes pour l'abolir. Et ce serait peu, si on n'entendait pas justifier ensuite cette thèse en expliquant que « dans les temps passés, les autorités légitimes on communément recouru à des pratiques cruelles pour sauvegarder la loi et l’ordre, souvent sans protestation des bergers de l'Église qui, dans ses tribunaux ont même adopté la prescription du droit romain sur la torture ».[3] Comment dire que le péché est du droit romain : pourtant l'Église, pendant qu'elle assumait tranquillement pour cette partie l’homicide, en rayait chaque trace dans la tradition culturelle et dans ses mimes ludiques.



    Mais, le paragraphe du Catéchisme continue : « Auprès de tels faits déplorables, cependant, l'Église a toujours enseigné le devoir de la clémence et de la miséricorde : elle a défendu au clergé de verser le sang » certes, en le laissant matériellement verser au bras séculaire de l'État pendant des siècles, sur son indication et sous sa supervision, et même en le sanctifiant comme autodafé, “acte de foi”.



    Voir : http://racines.traditions.free.fr/eglidiab/pagalcri.pdf



    Un algérien intégriste fait l’apologie de la violence religieuse



    « Il n’est pour l’âme aliment plus suave que la connaissance de la vérité. » (Lactance)



    A l'égard du paganisme et des païens, l'attitude d'Augustin – qui n’a rien à envier à l’horrible Robespierre, et devant qui se courbent tels des enfants de cœur les plus ignobles sanguinaires de DAESH – ne comporte aucune ambiguïté. Il trouve absolument naturelles les mesures prises contre eux ; il approuve pleinement la législation de Théodose, par laquelle les sanctions préconisées contre les païens pouvaient aller jusqu'à la mort. Il est probable que tous les chrétiens de son temps partageaient son avis (cette allégation n’engage que son auteur). Écrivant au rogatiste Vincentius, Augustin s'écrie : « Quel est celui d'entre nous, quel est celui d'entre vous qui ne loue les lois promulguées par les empereurs contre les sacrifices des païens ? » La même année, il écrit à Olympius : « II faut que les ennemis de l'Église sachent que les lois envoyées en Afrique pour la destruction des idoles et la correction des hérétiques ont été promulguées par la volonté de l'Empereur très pieux et très fidèle ».



    Saint Augustin invoque froidement le cas d'un païen pris en flagrant délit de sacrifice et condamné à mort : « Quant à leurs sacrifices, ils sont condamnés sous peine de mort. Supposé donc que tel païen soit surpris en un flagrant délit de ce genre, le regarderez-vous comme un martyr, parce qu'on lui aura fait l'application des châtiments que les lois infligent à cette superstition qu'il prenait pour un culte pieux ? Un chrétien, quel qu'il soit, n'acceptera jamais cette dénomination ».



    Citons encore le texte suivant, car il contient deux thèmes que nous retrouverons dans les polémiques anti-donatistes de saint Augustin : « On a cru devoir éditer des ordonnances contre les païens, ou plutôt pour les païens, s'ils veulent être sages. De même en effet qu'en rencontrant des enfants sans raison qui jouent à la boue et se souillent les mains, le maître prend un visage sévère, leur fait tomber la boue des mains et leur donne un livre, ainsi Dieu a voulu se servir des princes qui lui sont soumis pour jeter la terreur dans l'âme de ces grands enfants, les déterminer à jeter la boue et à faire quelque chose de sérieux »



    Pour Julien, « l'expérience lui avait appris qu'il n'y a pas de fauves plus dangereux pour les hommes que ne le sont souvent les chrétiens pour leurs coreligionnaires »[4]



    Les Donatistes crient à la persécution, mais il n'y a pas eu de persécution, il y a eu simplement vengeance, châtiment divin. Optât se repose facilement sur la volonté de Dieu : « Vous dites que les artisans de l'unité furent méchants : ce fut peut-être avec la volonté de Dieu... ». Le massacre ne déplaît pas toujours à Dieu. Moïse n'a-t-il pas fait exécuter des milliers d'hommes? Phinéès n'a-t-il pas été récompensé par Dieu ?



    Il suffira de citer quelques passages d'œuvres datant de 400 à 402 pour montrer qu'à ce moment, saint Augustin est partisan de la législation impériale et acquis, contrairement à ce qu'on affirme souvent, à son application effective.



    Voici, dans le Contra ep. Parmeniani, 1, 13 : « Quels châtiments, après tout, pourraient donc leur paraître injustes, alors qu'ils les subissent à la suite du jugement suprême de Dieu, qui, par de tels châtiments, les avertit de se garder du feu éternel, alors que ces châtiments sont mérités par la gravité de leurs crimes et appliqués par la sagesse des puissances de la terre ? Qu'ils prouvent d'abord qu'ils ne sont ni hérétiques, ni schismatiques ; alors du moins, ils pourront crier avec fureur à l'indignité des châtiments qui les frappent », et un peu plus bas, un des textes les plus terribles d'Augustin, I, 14 : « Du reste, tout ce bruit que l'on fait autour des châtiments qu'ils subissent ne vient-il pas uniquement de ce que la multitude des hommes place son cœur, non pas dans son cœur, mais dans ses yeux ? Que du sang vienne à couler d'une chair mortelle, on frémit à cet aspect. Et si les âmes, privées de la paix de Jésus-Christ et séparées de sa communion, meurent dans le sacrilège de l'hérésie ou du schisme, parce que rien ne frappe les yeux, personne ne pleure ».

    Et dans le Contra litt. Petiliani, entre autres passages, II, 43 : « S'il est prouvé que cette séparation soit un crime, ne vous étonnez plus que Dieu ne manque pas de ministres pour vous flageller ; et la persécution que vous subissez n'est point notre œuvre propre, mais, selon la parole de l'Ecriture, la conséquence nécessaire de vos œuvres ».



    « De même, vous nous objectez d'habitude que nous vous persécutons par les puissances de la terre. Sur ce point, je ne veux pas discuter la question de savoir ce que vous, vous méritez pour la cruauté d'un tel sacrilège, ni combien la mansuétude chrétienne nous rend modérés... ». C'est déjà, en 399, le langage qu'il tiendra constamment plus tard, il insistera toujours sur ce thème : la persécution adoucie par la charité.



    C'est par amour, par charité qu'il faut les faire souffrir ; les souffrances qu'on leur impose de la sorte sont des bagatelles à côté des châtiments éternels qui les attendent infailliblement dans la vie future s'ils ne se convertissent pas. La même charité qui le pousse à exhorter, à harceler les non-catholiques, à leur proposer des discussions le pousse également, si l'apostolat ne réussit pas, à recourir à des méthodes plus fortes.



    Augustin ne fait ainsi qu'exprimer le raisonnement même de Dieu : « Si donc, dans sa miséricorde, Dieu nous avertit maintenant par l'organe des puissances humaines, c'est afin de n'avoir pas à nous frapper au dernier jour, et de ne pas laisser aux orgueilleux (la triste ressource) de se vanter de leur condamnation »



    Bien entendu, puisque les catholiques sont seuls à détenir la vérité, seuls ils ont le droit de recourir à une certaine violence.



    « Et dans quelle irritation ne vous jetterais-je pas si je vous obligeais à négliger les plaintes de ceux qui souffrent pour ne vous occuper que des intentions de ceux qui sévissent contre les coupables ? ». Id. II, 217 C'est l'argument : « II ne faut pas regarder si l'on force, mais à quoi l'on force »[5] : « Nous n'attirons personne par violence, nous ne tuons pas nos ennemis, mais tout ce que nous faisons à votre égard, quoique ce soit malgré vous, nous le faisons cependant par charité, pour que vous vous corrigiez de votre plein gré, et que, corrigés, vous ayez la vie » ; Contra Cresconium, IV, 56 : « Je veux encore vous forcer à avouer qu'il peut arriver que des hommes religieux persécutent des sacrilèges, que des hommes pieux persécutent des impies, non pas pour le plaisir de nuire, mais dans le but unique et nécessaire de pourvoir (à leur salut) ». Quand on lui demande ce qu'il fait du libre arbitre, Augustin proteste. On ne force personne à la foi. Seulement, la tribulation fait réfléchir celui qui souffre, elle fait disparaître la perfidia ; après quoi, l'adhésion à la vraie foi devient sincère, spontanée. « La contrainte extérieure fera naître à l'intérieur la bonne volonté. »



    Mais ailleurs, Augustin fait bon marché du libre arbitre, dans le Contra Gaudentium notamment : « Gardez-vous de courir vous-mêmes à votre perte éternelle en soutenant que le libre arbitre doit vous être laissé ici-bas par les hommes pour que vous puissiez offenser Dieu. » L'hérésie est un crime contre Dieu, contre la vrai Église ; c'est au fond le pire crime qui soit. Il est donc absolument naturel que les lois l'interdisent et prévoient le châtiment des coupables.



    « Avouez donc — vous y êtes déjà obligé — que la question n'est pas de savoir ce que tel homme a souffert, mais pourquoi il a souffert. »



    « Et cependant, quelle persécution a-t-il donc à souffrir, ce frère qui nous a été présenté ? J'avoue hautement qu'il n'en est pas de plus glorieuse. M'accuse qui voudra ; toujours est-il que je me flatte de cette persécution... Si c'est en toute justice que je poursuis celui qui commet la détraction occulte contre son prochain, n'ai-je pas à combien plus forte raison le droit de poursuivre celui qui blasphème publiquement contre l'Église ?... Quoi donc ! Je ne poursuivrais pas celui qui blasphème l'Église ? Je le persécuterai, car je suis membre de l'Église, je le persécuterai, car je suis enfant de l'Église... Ils ont arraché un des nôtres pour le précipiter dans la mort spirituelle, et il nous serait défendu de les arracher à l'erreur pour les placer sur le chemin du salut ? »



    La force est un bien quand elle est au service de la vérité, quand elle empêche ou châtie l'erreur. Les empereurs chrétiens ont donc entièrement raison d'y recourir.



    « Ne te laisse pas émouvoir par les supplices et les châtiments infligés aux malfaiteurs, aux sacrilèges, aux ennemis de la paix, aux adversaires de la vérité. Ce n'est pas en effet pour la vérité que meurent ces sectaires ; ils meurent plutôt pour empêcher qu'on annonce la vérité, qu'on prêche la vérité, qu'on s'attache à la vérité ; pour empêcher qu'on aime l'unité, qu'on embrasse la charité et qu'on parvienne à posséder l'éternité. Que leur cause est affreuse. Aussi leurs souffrances sont-elles sans mérite. »



    Le catholique, possédant la vérité, est objectivement supérieur au schismatique, à l'hérétique, au païen, qui sont dans l'erreur. Ne nous étonnons donc pas de lire que le catholique peut contraindre le donatiste comme le médecin violente son patient, comme un père peut battre un fils indiscipliné, comme le premier venu immobilise et lie un frénétique, comme on doit empêcher des enfants de jouer avec des serpents et même les battre pour les corriger, comme on retire d'un puits, même malgré lui quelqu'un qui s'y précipite, comme un berger a le droit de ramener ses brebis, même par la violence. « Les frénétiques ne veulent pas qu'on les lie, les léthargiques ne veulent pas qu'on les stimule ; pourtant, le zèle de la charité persévère à corriger le frénétique, à stimuler le léthargique, à les aimer tous deux. Tous deux sont molestés, mais tous deux sont aimés ; tous deux s'indignent, pendant qu'ils sont malades, qu'on les moleste, mais tous deux, une fois guéris, sont reconnaissants. »



    Le sanguin Augustin inspire l’Inquisition du Moyen-âge qui ne se s'encombrera pas de la compréhension métaphorique du texte, et qui manquera de délicatesse platonicienne : « Pour redresser un bâton, on l'approche du feu ; que la douleur serve également à te redresser ; cette douleur est loin d'être encore la flamme éternelle ; elle est comme la chaleur du foyer qui doit faire disparaître les virtuosités de ton cœur, t'avertir, te corriger... Ouvre-le (le livre saint) et reconnais que tu as gardé de quoi te faire brûler. »



    http://www.persee.fr/doc/rbph_0035-0818_1955_num_33_2_1944



    À suivre…

                         

    Par : Karim Zentici

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    [1] Howard Marshall, les Épîtres Pastorales, dans le Commentaire Critique International (Edimbourg : T. et T. Clark, 1999), 337. »» Vu le 8 juin 06 sur (Quelques Erreurs Évidentes Dans le Da Vinci Code, Par Alain Branch -).

    [2] L’un des deux reproches majeurs que Gibbon élabore au christianisme : « Si l'équité avait pu se faire entendre, les catholiques auraient été forcés de condamner leur propre conduite passée ou d'approuver la sévérité dont ils étaient les victimes ; mais ils persistaient à refuser aux autres l'indulgence qu'ils réclamaient pour eux-mêmes. Au même moment où ils tremblaient sous la verge de la persécution, ils vantaient la louable sévérité avec laquelle Hunneric faisait brûler vifs ou bannissait (...) » (DC, p. 1100)

    [3] Et à propos du droit romain, comment ne pas se rappeler que le Christianisme, s'il n'a pas pu détruire tout ce qui était païen, se l’est accaparé ? Justinien, cet empereur qui, selon Procope était "pratiquement analphabète, chose qui on n'avait jamais vu dans l'empire romain..., et qui dans la langue, dans l’aspect extérieur et dans la mentalité se comportait comme un sauvage", a commandé le recueil des lois romaines (y-a-il quelque chose de plus païen, peut-être ?) et il l'intitulera au nom de Christ : Proœmium de Confirmatione Institutionum, In nomine Domini nostri Jesu Christi...". Quelle impudente falsification historique ! Le Christianisme, ou bien raye ou bien s'accapare ce qu’il y a de vital dans le Paganisme : il recueille l'héritage de ses lois, il prohibe ou sanctifie ses jeux, il transforme les temples en églises, comme "Santa Maria sopra Minerva", il remplace les dieux par des anges et des saints, il appelle le pape Pontifex Maximus, il occupe son siège, hors duquel et sans lequel l'évêque de Rome ne serait pas Pape.

    [4] Ammien Marcellin, XXII, 5, 2 sq. Cf. J. Bidez, Vie de l'Empereur Julien, p. 228.

    [5] Bayle répond, p. 84 : « Et moi, je dis à mes Lecteurs, qu'ils voient présentement, je m'assure, qu'il ne faut pas regarder à quoi l'on force, en cas de Religion, mais si l'on force ; et que, dès que l'on force, on fait une très vilaine Action et très opposée au génie de toute Religion et spécialement à l'Évangile »
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    default Re: Guerre sainte, croisades, et inquisitions à l’assaut de l’Histoire

    le Lun 20 Mar - 9:40



    Guerre sainte, croisades, et inquisitions à l’assaut de l’Histoire

    (Partie 5/4)



    L'Église et la Guerre Sainte : de la « Paix de Dieu » à la « croisade »



    La démonisation de l’adversaire païen particulièrement aisée en pareil cas aurait permis l’élaboration de la notion de guerre sainte qui à la fin du siècle aurait conduit la prédication de la croisade à une étape nouvelle, car il ne s’agissait plus de guerre défensive contre un envahisseur païen démonisé, mais de guerre offensive et meurtrière menée contre des musulmans installés en Orient depuis près de quatre siècles.



    L’évolution se serait ainsi prolongée sur une très longue période, et les prémisses posées par saint Augustin, qui esquissa la notion de guerre juste, demeurant longtemps purement théoriques pour être reprises et développées sous des formes nouvelles au cours du xie siècle.



    Il n’est pas évident que la notion de guerre juste ait réellement évolué au xie siècle vers celle de guerre sainte. En effet saint Augustin lui-même envisageait comme légitime la répression violente des hérétiques par le pouvoir impérial tout aussi bien que la guerre offensive et pas seulement défensive (comme on le croit parfois) pour reprendre un bien spolié particulièrement par des Infidèles.



    L’attitude des papes envers la guerre ne semble pas contrairement ce que pensait Erdmann avoir notablement évolué au xie siècle. Il n’y a pas en tout cas de saut qualitatif dans leur approche de la guerre. Les papes des deux siècles précédents n’étaient pas moins belliqueux que ceux du xie siècle. Encore moins étaient-ils des pacifistes. Ce qui change au xie siècle est la dimension nouvelle que prend la papauté dans le monde, le renforcement de son autorité à l’intérieur de la chrétienté, et l’élargissement considérable de ses ambitions et de ses intérêts. Cet élargissement accompagne une volonté manifeste des papes de prendre en main les intérêts du Saint-Siège, élargis et confondus avec ceux de l’Eglise tout entière, voire de la chrétienté. Il ne s’agit plus pour le Saint-Siège de lutter pour conserver le patrimoine de saint Pierre comme au temps des empereurs carolingiens ni pour acquérir ou préserver l’indépendance puis l’hégémonie en Italie, mais de tenter d’accéder à ce que l’on nommerait aujourd’hui le leadership dans l’Europe entière. Dès lors, la guerre sacrée prend une ampleur et des directions nouvelles sans changer de nature.



    Tout le monde connait la suite…



    http://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1992_num_47_2_279055



    Voir pour la reconstitution des évènements sous l’œil des vaincus, l’excellent essai de l’académicien prix Goncourt Amin Maalouf qui est issu d’une famille presbytérienne et née d’une mère maronite : https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Croisades_vues_par_les_Arabes



    L’inquisition



    Mieux vaut, estime l’assemblée, relâcher un coupable que condamner un innocent.[1]



    Des sites catholiques très sérieux nous demandent de se garder de tout jugement anachronique : les Droits de l'Homme n'ont aucun sens avant la fin du XVIIIe siècle. Ces fameux droits de l’Homme ne s’inscrivent-ils pas en réaction aux abus de l’Église ?  Ces mêmes auteurs se plaignent de la haine anticléricale[2] des droit-de-l’hommistes ! Si le ridicule tuaient, certains auraient usé leur sept vie, mais qu’ils se rassurent, les catholiques sont loin d’avoir l’apanage de la bêtise, nombre de musulmans notamment le leur contestent ![3]



    Ces mêmes sites nous invitent à replacer les « atrocités » de l’inquisition dans leur contexte historique, comprendre : les minimiser pour échapper à la propagande protestante et humaniste, mais suivons le voleur jusqu’à la porte !



    On nous dit que L’Inquisition est inintelligible à des esprits contemporains. Replaçons-nous dans le contexte médiéval. Jusqu’ici ça va... jusqu'ici ça va...



    Au Moyen Age, et surtout dans la période qui va du 10ème à la fin du 13ème siècle, la société est chrétienne. Il est impensable de ne pas l’être. Le concept de liberté religieuse est incompréhensible, autant que le relativisme moral. On est chrétien parce qu’on est convaincu de la Vérité du Christianisme. Or, la Vérité est une et indivisible. Donc il n’y a pas, par définition, de place pour d’autres religions ou opinions. Etre athée au Moyen Age est aussi inconcevable qu’être raciste ou nazi à notre époque. C’est dans ce contexte que se développe la lutte contre les hérésies, notamment le catharisme.



    Puis, on nous réclame même de revoir les chiffres fallacieusement gonflés de victimes à la baisse, non sans un certain cynisme, pour prendre la propagande à contre-pied et fustiger des terribles contempteurs au compteur bien « complaisant » ! OK, on vous suit, donc : de nombreux documents ont disparu. Les guerres, les incendies, les mauvaises conservations ont contribué à détruire un certain nombre d’archives. L’historien doit donc faire avec les documents disponibles. Les chiffres que l’on obtient ne sont donc qu’une évaluation.



    Alors, pourquoi, n’utilisez-vous pas la même calculatrice pour dénombrer les « exactions » musulmanes ? Il est vrai que l’amour chrétien rend aveugle ![4]



    Le chameau ne voit pas sa bosse et oublie de regarder sa propre queue !



    Conclusion sans appel : Loin d'être une justice répressive pratiquant la terreur de masse, l'Inquisition a donc été plutôt une justice en avance sur son temps par ses procédures et globalement moins sévère que la justice séculière. Sur plusieurs siècles, les condamnés de l'Inquisition restent bien inférieurs en nombre aux morts dus à la Terreur durant la Révolution française !



    C’est ce qui nous amène au point suivant…

      

    Voir : http://www.linquisitionpourlesnuls.com/combien-linquisition-a-t-elle-fait-de-victimes/

    http://www.linquisitionpourlesnuls.com/linquisition-contexte-et-bref-historique/

    http://www.philisto.fr/article-25-la-legende-noire-de-l-inquisition-medievale.html



     La République de la Terreur


    Pour reprendre la fameuse formule de Saint-Just, le sinistre « archange de la Terreur » : « pas de liberté pour les ennemis de la liberté ».


    Robespierre, qui a de quoi rendre pâle les zombies de DAESH, le bourreau de la liberté, théorise, au nom des Lumières, le terrorisme, la tyrannie, et la barbarie : « Cette sévérité n’est redoutable que pour les conspirateurs, que pour les ennemis de la liberté. »



    Le mode de raisonnement de l’incorruptible restait le même qu’à l’époque du procès de Louis XVI. Le 28 décembre 1792, Robespierre avait déclaré : « Citoyens, la dernière preuve de dévouement que les représentants doivent à la patrie, c’est d’immoler ces premiers mouvements de la sensibilité naturelle au salut d’un grand peuple et de l’humanité opprimée ! Citoyens, la sensibilité qui sacrifie l’innocence au crime est une sensibilité cruelle, la clémence qui compose avec la tyrannie est barbare. »



    Comme le déclare Danton : « soyons terribles pour dispenser le peuple de l’être ». L’argument est toujours repris par les historiens : la Terreur légale a permis d’encadrer la violence et donc éviter une violence plus grande encore. « Il est temps d’épouvanter tous les conspirateurs » déclare le club des Jacobins dans son adresse à la Convention le 5 septembre 1793.



    Dès l’été 1793, la Terreur occupe une place déterminante dans l’activité gouvernementale, confiée aux deux comités, le Comité de Salut Public et le Comité de Sûreté générale. La loi du 17 septembre donne du suspect une définition des plus vagues[5]…

    La volonté des historiens français d’expliquer (on n’ose plus justifier depuis longtemps), de replacer dans le contexte, d’éviter les anachronismes (avec les totalitarismes du XXe siècle) fait chaud au cœur, mais témoigne de l’embarras…

    Le représentant en mission (membre de la Convention) est le levier de la Terreur en province : il a pleins pouvoirs pour instituer sur place tribunaux ou cours martiales extraordinaires chargés d’accélérer la répression, sans parler d’exécutions collectives : à Lyon, Fouché utilise la mitraille, trouvant la guillotine trop lente ; à Nantes, Carrier pratique les fameuses noyades dans la Loire…



    C’est désormais la « Grande Terreur » alors même que la république a triomphé de ses ennemis extérieurs et intérieurs. « Les têtes tombent comme des ardoises » note Fouquier-Tinville.



    Voir : https://www.contrepoints.org/2015/01/19/194562-quand-le-terrorisme-etait-une-valeur-republicaine



    Au 18ième siècle, L’Église avait renoncé aux conversions forcées par défaut, soit en raison d’une conjoncture défavorable



    Suivant les mots de Gambetta affirmant que « l’anticléricalisme n’est pas un article d’exportation »

    Louis Veuillot, qui fut secrétaire du maréchal Bugeaud, écrivait : « Les Arabes ne seront à la France que lorsqu’ils seront Français, et ils ne seront Français que lorsqu’ils seront chrétiens. »



    George Sale (mort en 1736), qui a écrit dans sa préface à sa traduction du Coran, The Kuran paru en 1734, aux pages iii et iv — voici la version utilisant l'alphabet moderne, tirée de ce site : « Les auteurs de la communion romaine, en particulier, sont si loin d'avoir rendu un quelconque service dans leurs réfutations du mohammedisme, qu'en essayant de défendre leurs idolâtrie et autres superstitions, ils ont en fait contribué à augmenter l'aversion qu'ont les mohammediens en général pour la religion chrétienne, et leur ont donné de grands avantages dans le débat. Les protestants seuls sont capables d'attaquer le Koran avec succès ; et la Providence, je le crois, leur a réservé la gloire du renversement de celui-ci.

    En attendant, si je pouvais m'avancer à établir des règles que ceux qui tentent de convertir les mohammediens devraient observer, ce seraient les mêmes que celles que le savant et méritant évêque Kidder* a prescrites pour la conversion des juifs, et qui peuvent, mutatis mutandis (NDT : c-à-d. : une fois effectués les changements nécessaires), être également appliqués aux premiers, malgré l'opinion méprisable que cet auteur, à défaut de mieux les connaître, entretenait à l'égard de ces gens, les jugeant peu aptes à ce que l'on discute avec eux.

    La première de ces règles est : D'éviter la contrainte ; qui, bien qu'il ne soit pas en notre pouvoir de l'employer actuellement, est une chose dont, je l'espère, nous ne ferons pas usage lorsque cela le sera.

    La deuxième est : D'éviter d'enseigner des doctrines qui s'opposent au sens commun ; les mohammediens n'étant pas assez idiots (quoi que l'on pense d'eux) pour être acquis dans ce cas. Le culte des images, et la doctrine de transsubstantiation [**] sont de grands obstacles pour les mohammediens, et l'église qui les enseigne est très inadaptée pour attirer ces personnes.

    La troisième est : D'éviter les arguments faibles : car les mohammediens ne se convertirons pas avec, ou avec des paroles dures. [...] »



    * (NDT : note de bas de page non reproduite).

    ** NDT : « La transsubstantiation est, littéralement, la conversion d'une substance en une autre. Le terme désigne, pour certains chrétiens (en particulier les catholiques), la conversion du pain et du vin en Corps et Sang du Christ lors de l'Eucharistie. » (Wikipédia)



    Les conversions forcées sont donc toujours d'actualité au 18ième siècle, sauf que la conjoncture n'est plus propice à cela, mais le principe est aussi retenu qu'à l'époque de St Augustin et de St Bernard, avec certes, moins d’enthousiasme, ce qui, somme toute, est compréhensible. George Sale avoue qu'on renonce à ce procédé par défaut, non qu'il soit blâmable en lui-même bien qu'on conçoive qu'il soit répugnant pour un grand nombre, voire pour ses propres partisans, pour des raisons qu'il serait facile d'expliquer.



    Voici le passage qui le confirme : « La première de ces règles est : D'éviter la contrainte ; qui, bien qu'il ne soit pas en notre pouvoir de l'employer actuellement, est une chose dont, je l'espère, nous ne ferons pas usage lorsque cela le sera. »



                         

    Par : Karim Zentici

    http://mizab.over-blog.com/








    [1] Les inquisiteurs ont probablement emprunté à leur ennemi préféré le principe de précaution qui puise sa source dans le propos prophétique : « Dans le doute, renoncez aux peines ! Il vaut mieux pardonner par erreur que de punir par erreur. » La première partie du hadîth est devenue une règle de fiqh, bien que les termes ne remontent pas au Prophète, mais ils viendraient plus probablement des Compagnons. En outre, sa chaine narrative est controversée ; voir : irwâ el ghalîl (n° 2355), et dha’îf el jâmi’ e-saghîr (n° 259) tous deux de Sheïkh el Albânî.

    [2] Ex. : « Le cléricalisme, voilà l'ennemi ! » lance Léon Gambetta à la Chambre, le 4 mai 1877. Jules Ferry souhaite une humanité « sans roi et sans Dieu ». Des instituteurs se donnent pour but de « libérer les consciences de l'emprise de l'Eglise » (Jean Macé, instituteur fondateur de la Ligue de l'enseignement). Cette volonté se traduit dans les manuels.

    [3] Quoi que nos amis ne sont peut-être pas aussi ridicules qu’ils en ont l’air, car ils doivent déjà nous confesser si, à leurs yeux, les Droits de l’homme représentent une progression ou une régression dans l’évolution de l’Humanité ! Nous aimerions sans plus attendre ni taqiya une réponse à cette question pour le moins dérangeante ! Beau dilemme messieurs, où comment éviter un trou pour tomber dans un autre encore plus profond…

    [4] Ibn Taïmiya rapporte l’adage arabe selon lequel l’amour rend sourd et aveugle ! Majmû’ el fatâwâ (9/314).

    [5] Qu’on en juge : « ceux qui par leur conduite, leurs relations, leurs propos ou leurs écrits se sont montrés partisans de la tyrannie, du fédéralisme et ennemis de la liberté ; ceux qui ne pourront justifier de leurs moyens d’existence et de l’acquit de leurs devoirs civiques ; ceux qui n’auront pu obtenir de certificat de civisme ; les ci-devant nobles qui n’ont pas constamment manifesté leur attachement à la Révolution, les émigrés, même s’ils sont rentrés, les prévenus de délits, même acquittés »
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    default Re: Guerre sainte, croisades, et inquisitions à l’assaut de l’Histoire

    le Ven 24 Mar - 16:20
    Salam Aleykoum!
    Bonjour, Débat bien intéressant sur la notion de guerre sainte, et de croisades à travers les âges.
    En ce qui concerne l'Eglise Catholique, le changement s'est produit petit à petit, au temps de Charlemagen(800) Empereur très Chrétien, qui fut l'un de ceux qui fit christianisé les menhirs et détruire nombres de dolmens, monuments de l'Ancienne Religion, bien que nombre d'entre eux furent édifiés antérieurement à l'arrivée des tribus Celtes VIII ème siècle-II ème siècle avt JC ou de l'EC.
    Les premiers bûchers eurent lieu en France au XIème siècle, notamment pour éliminer les "Cathares", (nom donné par l'Eglise catholique) ou "vrais Chrétiens" dont différentes communautés étaient dispersées à travers le pays: Nord de la France et région de Reims . Ces Chrétiens, inspirés par des fragments d'Evangile refusaient les toutes puissance des prêtres et évêques dont l'un des buts étaient de s'enrichir à titre personnel uniquement, en opprimant les gens du peuple.

    Un historien Jean Duvernoy, qui a traduit en premier les registres de l'Inquisition en Occitanie (croisades des Albigeois), a développé la connaissance des croyances des "Bons Hommes" ministres de l'Eglise "Albigeoise":
    https://www.catharisme.eu/Documents/publis/duvernoy/rdc/rdc-13.pdf
    Ces croyances étaient incompatibles avec celles de l'Eglise Catholique.
    Contraindre l'autre dans sa foi, fut en France et en Europe, développé ainsi, bien que l'on puisse dire que les Romains avaient contraint les Chrétiens à adorer "César" sous peine de mort.
    La terreur révolutionnaire fut une autre période durant laquelle le pouvoir Jacobin eut pour but de déchristianiser la France dont le summum fut la guerre de Vendée et ses colonnes infernales qui inaugurèrent avec le massacre des Lucs-sur-Boulogne (28 février 1794), la méthode de tuerie moderne si l'on considère la Révolution Française comme une période de renouvellement de l'Histoire:

    http://christroi.over-blog.com/article-28-fevrier-massacre-des-lucs-sur-boulogne-45789619.html
    Vous pourrez lire la liste des nomes des enfants massacrés et brûlés avec leurs mères, grand-pères et grand-mères dans l'Eglise (les hommes étaient partis donc considérés comme rebelles).
    La terreur est toujours vivante de nos jours, elle n'a jamais cessé.


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    default Re: Guerre sainte, croisades, et inquisitions à l’assaut de l’Histoire

    le Sam 25 Mar - 15:18
    Ortis a écrit:Salam Aleykoum!
    Bonjour, Débat bien intéressant sur la notion de guerre sainte, et de croisades à travers les âges.
    En ce qui concerne l'Eglise Catholique, le changement s'est produit petit à petit, au temps de Charlemagen(800) Empereur très Chrétien, qui fut l'un de ceux qui fit christianisé les menhirs et détruire nombres de dolmens, monuments de l'Ancienne Religion, bien que nombre d'entre eux furent édifiés antérieurement à l'arrivée des tribus Celtes VIII ème siècle-II ème siècle avt JC ou de l'EC.
    Les premiers bûchers eurent lieu en France au XIème siècle, notamment pour éliminer les "Cathares", (nom donné par l'Eglise catholique) ou "vrais Chrétiens" dont différentes communautés étaient dispersées à travers le pays: Nord de la France et région de Reims . Ces Chrétiens, inspirés par des fragments d'Evangile refusaient les toutes puissance des prêtres et évêques dont l'un des buts étaient de s'enrichir à titre personnel uniquement, en opprimant les gens du peuple.

    Un historien Jean Duvernoy, qui a traduit en premier les registres de l'Inquisition en Occitanie (croisades des Albigeois), a développé la connaissance des croyances des "Bons Hommes" ministres de l'Eglise "Albigeoise":
    https://www.catharisme.eu/Documents/publis/duvernoy/rdc/rdc-13.pdf
    Ces croyances étaient incompatibles avec celles de l'Eglise Catholique.
    Contraindre l'autre dans sa foi, fut en France et en Europe, développé ainsi, bien que l'on puisse dire que les Romains avaient contraint les Chrétiens à adorer "César" sous peine de mort.
    La terreur révolutionnaire fut une autre période durant laquelle le pouvoir Jacobin eut pour but de déchristianiser la France dont le summum fut la guerre de Vendée et ses colonnes infernales qui inaugurèrent avec le massacre des Lucs-sur-Boulogne (28 février 1794), la méthode de tuerie moderne si l'on considère la Révolution Française comme une période de renouvellement de l'Histoire:

    http://christroi.over-blog.com/article-28-fevrier-massacre-des-lucs-sur-boulogne-45789619.html
    Vous pourrez lire la liste des nomes des enfants massacrés et brûlés avec leurs mères, grand-pères et grand-mères dans l'Eglise (les hommes étaient partis donc considérés comme rebelles).
    La terreur est toujours vivante de nos jours, elle n'a jamais cessé.



    Wa 'aleïkom salem wa rahmat Allah !

    Très intéressant, et très utile pour mes recherches, je prends note merci.

    N'hésiter à apporter d'autres éléments de votre contribution.

    D'ailleurs, vous pouvez m'aider ; je me penche actuellement sur les études comparatives sérieuses entre l'esclavage musulmane et occidentale, si vous avez des pistes...
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    default Re: Guerre sainte, croisades, et inquisitions à l’assaut de l’Histoire

    le Mer 29 Mar - 13:47
    Salam Aleykoum.
    Bonjour, voici un site où vous pourrez trouver quelques informations, qui correspondent à ce que je connais (un petit peu) de l'Ile de France -actuellement Ile Maurice- dans l'Océan Indien,où des gens ont été emmenés par les colonisateurs Français vers 1715/1810.Il est conforme à ce que j'ai appris sur place , j'ai habité cinq ans là-bas.Ce qui a créé les différentes sortes de population existante:Indiens, majoritaires du fait de la domination Anglaise , après 1810 à la fois Indhous et Musulmans et Créoles du fait de la colonisation française à partir de 1715, et donc de "l'importation" (ou déportation) de toute une population d'esclaves venant d'Afrique et de Madagascar.

    https://www.histoire-image.org/etudes/mozambique-esclave-ile-france

    Ce n'est qu'en 1838, qu'eu lieu l'abolition de l'esclavage sous le Gouvernement Anglais installé après la défaite Française de 1810.
    Alors les Anglais organisèrent la venue des travailleurs Indiens en quelques décennies , qui, travailleurs libres remplacèrent les esclaves libérés, et qui, dit-on ne voulurent plus travailler dans les champs de canne à sucre.

    Quelques autres articles qui pourraient vous intéresser:

    https://www.histoire-image.org/etudes/routes-esclavage-travers-sahara-1791

    http://maria-antonia.justgoo.com/t2222p90-outre-mer-les-iles-a-sucre-lesclavage

    Il est certain que cela a été une histoire terrible pour toute une partie de la population d'Afrique.
    Je pense que cela a fait partie de l'Histoire, mais il me semble bien inconcevable que cela subsite encore de nos jours et que certains s'en réclament au nom de l'Islam! Alors qu'il me semble que le Prophète (Sallallâhu 'alayhi wa sallam) a affranchi ceux qu'il avait.

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    default Re: Guerre sainte, croisades, et inquisitions à l’assaut de l’Histoire

    le Jeu 30 Mar - 16:17
    Ortis a écrit:Salam Aleykoum.
    Bonjour, voici un site où vous pourrez trouver quelques informations, qui correspondent à ce que je connais (un petit peu) de l'Ile de France -actuellement Ile Maurice- dans l'Océan Indien,où des gens ont été emmenés par les colonisateurs Français vers 1715/1810.Il est conforme à ce que j'ai appris sur place , j'ai habité cinq ans là-bas.Ce qui a créé les différentes sortes de population existante:Indiens, majoritaires du fait de la domination Anglaise , après 1810 à la fois Indhous et Musulmans et Créoles du fait de la colonisation française à partir de 1715, et donc de "l'importation" (ou déportation) de toute une population d'esclaves venant d'Afrique et de Madagascar.

    https://www.histoire-image.org/etudes/mozambique-esclave-ile-france

    Ce n'est qu'en 1838, qu'eu lieu l'abolition de l'esclavage sous le Gouvernement Anglais installé après la défaite Française de 1810.
    Alors les Anglais organisèrent la venue des travailleurs Indiens en quelques décennies , qui, travailleurs libres remplacèrent les esclaves libérés, et qui, dit-on ne voulurent plus travailler dans les champs de canne à sucre.

    Quelques autres articles qui pourraient vous intéresser:

    https://www.histoire-image.org/etudes/routes-esclavage-travers-sahara-1791

    http://maria-antonia.justgoo.com/t2222p90-outre-mer-les-iles-a-sucre-lesclavage

    Il est certain que cela a été une histoire terrible pour toute une partie de la population d'Afrique.
    Je pense que cela a fait partie de l'Histoire, mais il me semble bien inconcevable que cela subsite encore de nos jours et que certains s'en réclament au nom de l'Islam! Alors qu'il me semble que le Prophète (Sallallâhu 'alayhi wa sallam) a affranchi ceux qu'il avait.


    Wa 'aleïkom salem wa rahmat Allah !

    Baraka Allah fik pour ces précieuses informations !

    En fait, mon but est de réfuter les révisionnistes européens qui considèrent que l'esclavage musulman était plus sanglant que celui pratiqué par les européens...

    Je ne remets pas en cause les horreurs liés à certaines formes d'esclavage...

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    Ortis
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    default Re: Guerre sainte, croisades, et inquisitions à l’assaut de l’Histoire

    le Jeu 30 Mar - 19:08
    Salam Aleikoum.
    Pour ma part je pense qu'un homme doit être libre, et qu'une religion digne de ce nom doit aider à élever l'être humain, pas l'avilir.L'esclavage est la domination de l'un vis à vis de l'autre quelque soit sa race, sa culture,sa religion.Les nazis ont été les derniers exemples en Europe en enfermant des milliers de gens dans les camps de concentration (Dachau...) et d'extermination (Auschwitz).Mais partout dans le monde, se multiplient les exemples de totalitarisme qui avilie l'autre.La domination économique aussi, des puissances de la finance, du pétrole,etc, qui dominent et exploitent les forêts d'Amazonie, les steppes de Sibérie, les déserts glacés de l'Alaska, sans aucun respect pour les êtres humains qui y vivent, seulement à la recherche d'un profit sans fin, c'est une honte! Et qui, tôt ou tard amèneront la destruction de la planète sans remède.

    L'exploitation des masses laborieuses aussi sans vergogne, sont une suite de l'esclavage.

    Quelle solution à cela?

    As salam alaykoum wa
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