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    Citizenkan
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    default La base du régime alimentaire

    le Mer 22 Fév - 11:33




    La base du régime alimentaire

    (Partie 1)



    « Que ton aliment soit ta première médecine. »

    "Primum non nocere" (d'abord, ne pas nuire).

    « Cherchez la cause des causes. » (Hippocrate, 480 av. JC).



    Louange à Allah le Seigneur de l’Univers ! Que les Prières et le Salut d’Allah soient sur notre Prophète Mohammed, ainsi que sur ses proches et tous ses Compagnons !


    Alexis Carrel : « La mort commence dans le côlon. »

    Voir notamment : jâmi’ el ‘ulûm wa el hikam d’ibn Rajab.

    Le ventre est le pire récipient qu’un être humain rempli ; quelques bouchées lui suffisent pour maintenir son corps. S’il doit absolument manger plus, alors qu’il laisse un tiers pour la nourriture, un tiers pour la boisson, et un tiers pour la respiration.[1]

    La mauvaise digestion est à la base de tous les maux.

    El Hârith ibn Kalada, la référence arabe en médecine : « La fièvre est la mère des remèdes, et le ventre plein la mère des maux. »

    « La surabondance de nourritures mal digérées est la cause principale de mortalité des hommes et des fauves dans la nature. »

    Selon un expert médiéval, si on demandait aux occupants des tombes : « Qu’est-ce qui vous a amené ici ? » ; ils répondraient que ce sont les troubles digestifs.

    Réduire la nourriture est salutaire pour la santé du corps et de l’esprit : c’est le bon moyen d’adoucir le cœur, de développer la compréhension, de tendre vers l’humilité, de freiner sa colère et ses pulsions. En revanche, se remplir le ventre engendre tout le contraire.

    El Hasan el Basrî : « Toi, laisse un tiers de ton estomac pour la nourriture, un tiers pour l’eau, et un tiers pour la respiration et la méditation. »

    Après la conquête de Khaïbar, les Compagnons se plaignirent de la fièvre. Ils avaient absorbé des fruits qui garnissaient ses vergers verdoyants. Voici ce que leur préconisa le meilleur des hommes (r) : « La fièvre, par laquelle Allah maintient les hommes en prison sur terre, est issue de l’Enfer, et accompagne la mort sans répits. Pour la soigner, entre les prières du maghreb et du ‘ishâ, aspergez sur vos malades de l’eau que vous aurez refroidi dans une cruche. » Ces recommandations soulagèrent les hommes de l’armée. Dès lors, le Messager expliqua (r) : « Allah n’a pas créé un récipient pire que le ventre une fois qu’il est rempli. Si on doit absolument le faire, alors qu’on laisse un tiers pour la nourriture, un tiers pour la boisson, et un tiers pour l’air. »[2]

    Ce texte, qui est à la base des grands principes de la médecine, subjugua, ibn Mâsawaïh, un grand spécialiste en la matière. Après l’avoir lu, ce dernier déclara avec enthousiasme : « Si les gens appliquaient ces paroles à la lettre, il n’y aurait plus aucune maladie ; les hôpitaux et les pharmacies fermeraient aussitôt. »

    D’après el Marwazî, on demanda à ibn ‘Omar : « Veux-tu que je t’apporte des jawârij (sucrerie ndt.) ?
    Qu’est-ce que c’est ?
    Un aliment qui sert à mieux digérer.
    Je ne me suis pas rassasié depuis quatre mois, non que je n’en sois pas capable, mais parce que j’ai connu une époque où des hommes avaient plus souvent faim qu’ils ne se rassasiaient. »
    Une version précise : « Que ferais-je de ces sucreries, alors que je ne connais pas la satiété un mois durant ? »
    Quelqu’un lui fit la remarque à la fin de sa vie : « Abû ‘Abd e-Rahmân, à ton âge, il est plus difficile de digérer, et ton entourage ne t’honore pas à ta juste valeur ; quand tu rentres chez toi, tu devrais demander à ta famille de te préparer des plats doux.
    Malheur à toi, je ne connais pas la satiété non pas depuis onze ou douze ans, mais depuis au moins quatorze ans ! Devrais-je changer aujourd’hui, moi qui suis aux portes de la mort ? »

    Selon ‘Amr ibn el Aswad el ‘Anasî, ce dernier évitait énormément de se rassasier pour ne pas être contaminé par l’orgueil.

    Ibn Abî e-Duniya rapporte le témoigne édifiant d’ibn ‘Omar : « Je n’ai jamais mangé à ma faim depuis que je me suis converti à l’Islam. »

    D’après el Marwazî, l’Imâm Ahmed encensait la faim et la pauvreté, et je lui demandai un jour : « Est-ce que renoncer aux passions rapporte une récompense ?
    Comment en serait-il autrement, me répondit-il, si l’on sait qu’Abd Allah ibn ‘Omar n’a pas mangé à sa faim quatre mois durant ?
    Est-ce que manger à sa faim adoucit le cœur ?
    Je ne pense pas. »

    En commentaire au hadîth précédemment cité, ce même Ahmed explique que le premier élément de l’énumération, la nourriture, renvoie à la subsistance, la deuxième, la boisson, à la force, et le dernier, l’air, à l’âme.[3]

    D’après ibn Abî e-Duniya, selon Mohammed ibn Wâsi’, manger peu développe l’intelligence, la clarté d’esprit, la lucidité, l’honnêteté et la douceur ; et trop de nourriture entrave bon nombre d’initiatives.

    Abû ‘Ubaïda el Khawwâs : « La satiété conduit à la ruine et la faim conduit au succès ; quand on a le ventre plein on est enclin au sommeil qui nous met à la merci de l’ennemi ; et quand on a le ventre vide on est aux aguets. »

    ‘Amr ibn el Qaïs met en garde : « Attention, trop se remplir le ventre endurcit le cœur ! »

    Salama ibn Sa’îd : « Dans le temps, avoir le gros ventre était aussi condamnable qu’un péché. »

    Un savant disait : « Si tu as un gros ventre (ou un ventre plein ndt.), alors consacre du temps pour le vider (ou pour le dégonfler ndt.). »

    Ibn el A’râbî : « Selon l’adage arabe, dormir le ventre plein entrave toute ambition. »


    Abû Sulaïmân e-Dârânî : « Quand tu entreprends une affaire qui touche à ta vie spirituelle ou profane, garde le ventre vide le temps de l’accomplir, car la nourriture affecte la raison. »



    Mâlik ibn Dînâr : « Le croyant ne doit pas se focaliser sur son ventre ni se laisser dominer par les passions. » Ce dernier rapporte les propos suivants d’el Hasan ibn ‘Abd e-Rahmân : « Votre père Adam fut frappé par le mal de la nourriture dont les méfaits se perpétueront sur les hommes jusqu’à la fin du monde. »



    « Selon l’adage, quand on maitrise son ventre, on maitrise toutes les bonnes actions possibles. »



    « Selon l’adage, la sagesse ne s’installe jamais dans un estomac plein. »



    À suivre…

                         

    Par : Karim Zentici

    http://mizab.over-blog.com/



    [1] Hadîth rapporté par Ahmed, e-Tirmidhî, et e-Nasâî.

    [2] Hadîth rapporté par Abû Nu’aïm dans ma’rifa e-sahaba (13/174) avec une chaine narrative controversée.

    [3] Manâqib el Imâm Ahmed de Yahyâ ibn Manda.
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    default Re: La base du régime alimentaire

    le Jeu 23 Fév - 10:29



    La base du régime alimentaire

    (Partie 2)



    ‘Abd el ‘Azîz ibn Abî Rawâd : « Selon l’adage, manger peu stimule la piété. »



    Qathm el ‘Âbid : « Selon l’adage, manger peu rend le cœur plus sensible, et la larme plus facile. »



    ‘Abd Allah ibn Marzûq : « La faim perpétuelle est le grand remède à l’orgueil.

    Qu’est-ce que la faim perpétuelle à tes yeux, lui souleva Abû ‘Abd e-Rahmân e-Zâhid ?
    C’est ne jamais manger à satiété.
    Comment est-ce possible pour un habitant de ce monde ?
    Il n’y a rien de plus facile, mon cher Abû ‘Abd e-Rahmân, quand Allah nous compte parmi Ses élus, et qu’Il nous ouvre les portes de Son obéissance ! Il suffit de ne jamais manger à sa faim. »


    Un jour, quelqu’un se plaignit à el Hasan el Basrî qui lui avait servi un plat : « J’ai trop mangé, je n’en peux plus !
    Gloire à Allah, un musulman peut-il manger jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus, asséna el Hasan à son invité ? »

    Abû ‘Imrân el Jûnî : « Selon l’adage, il suffit de manger peu pour avoir le cœur illuminé. »

    ‘Uthmân ibn Zâida témoigne : « Sufiân e-Thawrî me fit parvenir un courrier dans lequel il préconise : si tu veux moins dormir et avoir un corps en bonne santé, alors réduis ta nourriture. »

    Bishr ibn el Hârith : « Je n’ai jamais mangé à ma faim depuis cinquante ans. »

    « Il ne convient pas dans une journée de se rassasier de choses licites au risque de basculer vers l’interdit ; que dire de ceux qui se rassasient régulièrement d’infamie ? »

    Ibrâhîm ibn Adham : « Quand on a le contrôle sur son ventre, on a le contrôle sur sa religion, et quand on maitrise sa faim, on maitrise la vertu ; si la faim éloigne du vice, la satiété s’en approche, car elle tue le cœur, et cultive les mauvais penchants : la joie excessive, l’ostentation, et le rire. »

    Mohammed ibn e-Nadhr el Hârithî : « La faim attise la vertu de la même façon que le ventre plein attise l’ostentation. »

    Abû Sulaïmân e-Dârânî : « La faim et la soif rendent le cœur sensible et doux, et boire et manger à satiété le rend aveugle. »

    « La satiété est la clef d’ici-bas, et la faim est la clef de l’au-delà ; la crainte d’Allah est à l’origine de tous les biens tant sur terre que dans l’autre monde. Le Tout-Puissant étend ses largesses à ceux qu’Il aime et à ceux qu’Il n’aime pas, mais Il garde en réserve le trésor de la faim qu’Il accorde uniquement à ceux qu’Il aime. Il m’est préférable de moins manger le soir pour me réserver à la prière du début à la fin de la nuit. »

    El Hasan ibn Yahyâ el Khashanî : « Pour avoir un cœur doux et des larmes à foison, il incombe de ne remplir qu’à moitié son ventre de boisson et de nourriture. »

    En commentaire à ce propos, Ahmed el Hawârî déclare : « J’ai fait part de ce propos à Abû Sulaïmân qui m’a répondu : « Le hadîth parle d’un tiers pour la boisson et d’un tiers pour la nourriture. Je pense qu’après avoir fait leurs comptes, ces gens-là en ont gagné un sixième. »

    L’Imâm Shâfi’î : « Je n’ai pas mangé à ma faim depuis seize ans, sauf une seule fois ; j’ai dû ce jour-là me vider le ventre, car la satiété alourdit le corps, dissipe la perspicacité, pousse à dormir, et rend moins prompt à la dévotion. »

    Le sceau des Prophètes (r) nous recommande de manger peu, comme le formule le hadîth ci-dessus. Ce dernier est également l’auteur des paroles que rapportent el Bukhârî et Muslim, et dont voici les termes : « Le croyant mange dans un seul estomac, contrairement au mécréant qui a besoin de sept estomacs. »[1]

    Autrement dit, le croyant respecte les prescriptions divines, tandis que le mécréant obéit à ses plaisirs, et mange avec avidité et voracité. En outre, la tradition prophétique préconise un moyen de tempérer ses ardeurs culinaires en partageant sa nourriture avec autrui.
     
    Voici ce qu’elle propose en matière d’altruisme et de don de soi : « La nourriture pour un suffit pour deux, la nourriture pour deux suffit pour trois, et celle pour trois suffit pour quatre. »[2]

    Attention donc à ne pas trop manger ni à trop boire, car trop se remplir le ventre d’eau perturbe la digestion et pousse à dormir. Un tiers de liquide suffit pour l’estomac afin de maintenir le corps en bonne santé.

    Sufiân : « Mange la nourriture que tu veux, mais sans n’y ajouter de l’eau qui pousse à dormir. »

    Un ancien disait : « Un jour, quelqu’un s’écria à des pieux israélites à la fleur de l’âge, juste au moment où ces derniers allaient rompre le jeûne : ne mangez pas trop, car vous risquez de boire trop d’eau qui va vous pousser à dormir beaucoup, et donc, à perdre beaucoup. »

    La frugalité prédominait à l’avènement de l’Islam. Le manque de nourritures y aidant, certes, mais le Très-Haut mit son Élu (r) dans les meilleures conditions possibles pour lui faire supporter les difficultés liées à sa mission. Ibn ‘Omar l’avait bien compris, lui qui décida d’imiter les anciens quand l’abondance « sourit » aux musulmans. Il emboitait le pas à son père qui fut, à la première époque, plus d’une fois tiraillé par la faim.
    D’après el Bukhârî et Muslim, selon ‘Âisha, le Prophète (r) n’a jamais offert à sa famille du pain de blé pendant trois jours d’affilé, depuis la période qui couvre ses premiers pas à Médine jusqu’à sa mise en tombe.

    Une version de Muslim, selon la même ‘Âisha, souligne que, jusqu’à sa mort, il ne sait jamais rassasier de pain d’orge pendant deux jours de suite. Abû Huraïra, chez el Bukhârî, parle de trois jours de suite durant lesquels l’Ami d’Allah (r) ne se rassasiait d’aucune nourriture.[3] Ailleurs, il précise qu’il n’a tout simplement jamais mangé de pain d’orge à satiété. Son serviteur Anas ibn Mâlik témoigne que ni pain tendre ni agneau grillé n’ont garni ses repas jusqu’au jour où il rendit l’âme.[4] La fille d’Abû Bakr raconte également qu’il arrivait qu’aucun feu ne soit allumé pendant au moins deux mois au foyer, et que ses membres n’avaient pour seule nourriture que de l’eau et des dattes. En d’autres termes, on ne faisait pas cuir à manger pendant de longues périodes.[5] Parfois, le meilleur des hommes ne trouvait même pas des dattes de mauvaise qualité pour lui soulager la faim si tant est qu’il se tordait de douleur.[6] Il passait plusieurs nuits sans manger.[7] Pour calmer son symptôme, il se serrait le ventre avec une pierre.[8]  En revanche, les jours d’invitation, le Prophète ne se privait pas, et il n’étalait pas avec affectation un ascétisme éhonté.

    Un jour, il lança à un homme qui avait éructé en sa présence : « Épargne-nous ce bruit ! Les plus rassasiés sur terre seront les plus affamés le jour de la résurrection. »[9]

    Il incombe enfin de manger avec modération les aliments qui, à la base, nous sont licites, comme la viande, qui, comme l’aurait signalé le Khalife ‘Omar crée une addiction au même titre que l’alcool.[10] Ibn el Qaïyim rapporte les paroles d’Hippocrate : « Ne faites pas de vos ventres un cimetière pour animaux. »[11]

    Wa Allah a’lam !


                         

    Par : Karim Zentici

    http://mizab.over-blog.com/





    [1] Rapporté par Bukhârî (n° 5078) et Muslim (n° 2060).

    [2] Rapporté par Bukhârî (n° 5077) et Muslim (n° 2059).

    [3] Rapporté par Bukhârî (n° 5432) et Muslim (n° 2970).

    [4] Rapporté par Bukhârî (n° 5385).

    [5] Rapporté par Bukhârî (n° 2567) et Muslim (n° 2972).

    [6] Rapporté par Muslim (n° 2978).

    [7] Rapporté par Tirmidhî dans son recueil (n° 2360) et authentifié par el Albânî dans la recension de ce dernier.

    [8] Rapporté par ibn el A’râbî dans el mu’jam (n° 21) et authentifié par el Albânî dans silsilat el ahâdîth e-sahîha (n° 1615).

    [9] Rapporté par Tirmidhî (n° 2478) avec une chaine narrative jugée faible.

    [10] Rapporté par Mâlik dans el muwatta (n° 1744).

    [11] Zâd el mî’âd (4/384).
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